Pétition pour défendre l’école publique
14 octobre 2008Pétition: www.uneecole-votreavenir.org

L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !
Appel des 21 organisations
Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !
Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris.
Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education
Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT - AFPEN - AGEEM - AMUF - ANATEEP - APBG - APSES - APKHKSES - ATTAC France - CFDT - CGT - CMR - CNAJEP - CNAL - CSF - EEDF - FFMJC - FNAME - Bureau national FNAREN - FNDDEN - FNFR - FOEVEN - LDH - MRAP - OCCE - PRISME - UDPPC - UFAL - UNSA
Communiqué du NPA du Kreiz Breiz pour soutenir l’école de la Trinité Langonnet
13 octobre 2008Plus d’info sur le blog des parents de l’école: http://lebonheurdanslepreo.over-blog.com/
« Casse des services publics »: le NPA dénonce
Ouest-France 06/10/2008
Réunion NPA
11 octobre 2008La prochaine réunion NPA Morbihan aura lieu à la cité Allende ( salle D01) à Lorient le jeudi 23 octobre à 20h (salle à définir).
Réunion NPA le 10 octobre à 20h
8 octobre 2008La prochaine réunion NPA Morbihan aura lieu le vendredi 10 octobre à 20h à Auray, rue Penher.
Ne fermez pas nos écoles !
8 octobre 2008Lu dans la lettre d’information de la section SNUIPP du Morbihan.
en savoir plus sur la lutte pour la pérennité de l’école publique de l’école de la Trinité Langonnet:
Le blog des parents de l’école: http://lebonheurdanslepreo.over-blog.com/
“La suppression d’un poste d’enseignant engendre inévitablement la mort de l’école et par là même celle du village. En effet, nous ne sommes pas dupes, cette suppression annonce à très court terme la fermeture de l’école, les conditions éducatives et matérielles n’étant plus réunies pour un fonctionnement “normal” de l’école.
Cette école est pourtant le point névralgique du village. Elle a permis de maintenir commerce et artisan, voire l’installation de familles, un lotissement ayant même été créé.
C’est pourquoi nous nous battons pour maintenir les deux postes d’enseignants.”
http://ouiaubreton.com/spip.php?article5504
http://agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=12389
Les semaines se suivent et se ressemblent…
La mobilisation se poursuit à l’école de la Trinité Langonnet. Cependant, la semaine dernière a connu un sérieux dérapage. Les deux collègues de l’école ont été convoquées à la circonscription de Lorient-Nord où
leur IEN leur a demandé de porter plainte contre le maire et les parents… en échange d’une nomination plus confortable .
Devant le refus des collègues de céder à cette nouvelle forme de pression, elles étaient à nouveau convoquées l’après-midi, où on leur a ordonné de signer une demande d’assistance juridique. Elles ont demandé qu’on leur remette un double, ce qui n’a pas été fait.
L’heure suivante, elles étaient auditionnées à la gendarmerie de Lorient. Au même instant, l’Inspecteur d’Académie portait plainte contre le maire et les parents. Ceux-ci étaient convoqués à la gendarmerie du Faouët, vendredi après-midi. Vendredi, la FCPE, le SNUipp et SUD-Education adressaient une lettre commune au ministre, protestant contre le climat de tension entretenu autour de cette école.
Ils interrogent le ministre sur “comment qualifier le fait qu’un supérieur hiérarchique convoque un enseignant afin de lui proposer une affectation plus “confortable” en échange d’un dépôt de plainte contre le maire et les parents d’élèves ?
Cette démarche que nous vous demandons de qualifier au regard du droit reçoit-elle l’aval du ministre ? “.
Nous ne pouvons pas accepter ces dérives.
Les signataires de la lettre au ministre appellent les enseignants et les parents à un rassemblement,
Pour le respect de l’état de droit, de la démocratie, des parents, des enseignants et des élus.
Vendredi 10 octobre, à 17 h 30
devant la circonscription de Lorient-Nord
(Rue Jules Massenet- 56100 LORIENT)
La lettre d’informations de la section
Snuipp du Morbihan.
Lettre n °08 – 08 du 7 octobre 2008
Les futurs statuts du NPA…
5 octobre 2008…sont également en discussion au sein du CAN et des comités.
Les statuts définitifs seront amendés lors du Congrès fondateur de janvier 2009.
En bleu sous le texte, la contribution du Comité NPA Morbihan
Version du 19/09/08
Ebauche de statuts provisoires du nouveau parti anticapitaliste
Voici de premiers éléments à partir essentiellement des premières discussions à l’atelier de l’université d’été et lors du Collectif d’animation nationale du 14 septembre.
Il s’agit d’un document pour lancer la discussion dans les comités, il sera modifié dès la réunion du CAN des 12 et 13 octobre à partir des discussions engagées dans les comités. La réunion nationale de Novembre devra alors dégager un texte qui sera soumis au vote des militants.
Ce document, rappelons le, vise à dégager les axes essentiels d’un fonctionnement commun de la nouvelle force militante que nous sommes en train de construire. Il s’agit de dégager des principes, des règles de « vivre ensemble », des pistes de construction. En fonction de l’expérience, d’un aller et retour entre les principes rédigés et la vie réelle des comités, il s’agira au prochain congrès de discuter de statuts et de les adopter. Les statuts étant pour un parti un peu la loi fondamentale, la « constitution », ils doivent être adoptés avec la majorité la plus large et ne peuvent ensuite être modifiés qu’avec une majorité qualifiée (les deux tiers par exemple). Avant donc d’inscrire dans le marbre des règles de fonctionnement, prenons le temps de les tester, de vérifier derrière les mots, la réalité des principes. En bref, il s’agit d’adopter ici un document qui nous permette de fonctionner jusqu’au prochain congrès.
Les questions posées très largement dans les comités doivent permettre en toute transparence de faire des choix et d’expliquer les modes de fonctionnement par des principes :
un parti militant
un parti démocratique
un parti qui rassemble le plus possible par la discussion mais qui vote afin d’agir
un parti à l’image de notre projet émancipateur
un parti qui analyse, intervient, à l’échelle globale mais qui adapte ses orientations nationales localement
Préambule
Le NPA est un parti qui se bat pour les grands principes définis dans le document programmatique adopté au congrès de fondation. Notre parti est un instrument au service de notre projet, un outil au service des militant-e-s qui adhère à ce projet.
Notre projet commun est de rompre avec un système capitaliste source d’oppressions et d’aliénations qu’elles soient économiques, sociales, idéologiques ou culturelles. L’organisation qui porte un tel projet doit donc, dans ses pratiques mêmes, au quotidien, combattre les effets de l’idéologie dominante dans ses propres rangs. L’objectif est là, même s’il faut être conscient qu’il subsistera une tension entre le but et la réalité.
Nous voulons construire une organisation où chacun, chacune puisse trouver sa place à l’égal de tous les autres. Une formation ou chacun(e) est acteur ou actrice et qui permette « la participation de tous et de toutes aux initiatives décidées en commun, à la critique, à l’élaboration de la stratégie, du projet et des programmes » tel est en effet l’enjeu.
Les formes d’organisation et le fonctionnement ne sont pas neutres. Il n’y a pas de doute que la forme rejoint le fond, et il faut donc que l’organisation interne qui sera la notre donne à voir la sincérité de nos convictions et de notre projet d’émancipation. Les expériences du XXème siècle, en particulier la catastrophique expérience du centralisme bureaucratique, nous imposent de tirer toutes les leçons pour construire une organisation vivante, démocratique ou chacun et chacune puisse trouver sa place à l’égal de tous les autres.
Ce qui fonde, pour nous, le choix d’un fonctionnement centralisé n’est pas d’abord une question d’organisation interne mais le produit d’un choix stratégique. L’enjeu est bien un changement de pouvoir et une rupture avec l’ordre établi, le système existant, face a un ennemi qui dispose lui d’un cadre centralisé d’où s’organise sa domination : l’Etat. Toute l’expérience historique démontre que lorsqu’on refuse de se poser la question du pouvoir, cela revient à laisser le pouvoir au pouvoir, et donc à laisser à ce dernier les moyens de réprimer ou de récupérer les dynamiques alternatives.
Au delà de cette perspective de long terme, le parti que nous voulons construire entend d’emblée intervenir dans tous les domaines de l’activité politique et sociale de ce pays. Il n’est pas une somme de comités atomisés mais un collectif de militantes et militants qui par leurs discussions et leurs décisions entendent faire évoluer les rapports de forces sociaux au profits des plus démuni(e)s. Faire des expériences ensemble, tirer des bilans n’est possible qu’à partir d’activités menées ensemble. Les discussions et les décisions que nous prenons engagent l’ensemble du parti.
1/ Adhésion et comité
Est membre du parti celui ou celle qui partage les principes définis au préambule et adhère à un comité, c’est à dire ‘qui prend sa carte, verse une cotisation et participe
aux activités et aux réunions du parti à la mesure de ses disponibilités.
Les militant-e-s sont membres d’un comité qui est la structure de base du parti. C’est elle qui recueille les nouvelles adhésions et qui peut procéder à une éventuelle radiation, dans des cas exceptionnels à définir et à encadrer (violence, sexisme, racisme…). Lors d’une radiation, chaque militant dispose de recours d’une procédure d’appel locale et nationale.
Un comité est un regroupement de militant-es organisés sur la base d’un territoire, d’une activité professionnelle, ou d’intervention dans la jeunesse.
Le comité gère librement ses activités dans le cadre des mandats nationaux et locaux fixés par les congrès. Il dispose d’une autonomie d’adaptation de ces mandats aux réalités locales.
Le comité est le lieu de débat politique, où se discute et se détermine les initiatives et un lieu de formation. C’est également le comité qui accueille les nouveaux venus et les accompagne.
Lorsqu’un autre courant politique local demande à adhérer à notre parti, un processus de discussion est engagé par la direction locale; un éventuel accord est ratifié par une assemblée générale des membres du parti.
Lorsqu’il s’agit d’un courant national, la même démarche politique est engagée, sous mandat, par l’exécutif national et ratifié par la direction nationale ou par le congrès.
2/ Commissions nationales et locales et secteur jeune
Il existe également des commissions de travail. Elles sont ouvertes à tous et toutes. Leur équipe d’animation nationale est élue. Elles sont coordonnées régionalement et nationalement : commission entreprises privé et public, quartiers populaires, jeunes, écologie, internationale, féminisme et droits des femmes, formation…
Le NPA favorise également les réunions de secteurs professionnels, de secteurs d’activité; tout ce qui permet d’agir ensemble avec plus d’efficacité.
Il existe un secteur jeune qui rassemble l’ensemble des comités jeunes. Il élabore une orientation en direction de la jeunesse (campagnes, matériel, journal…). Une fois par, une conférence nationale jeune est organisée rassemblant des représentants de tous les comités jeunes.
Un secrétariat jeune représentatif est élu pour coordonner, animer l’activité en direction de la jeunesse.
3/ Structuration : intervention nationale et autonomie locale
Cela suppose
- Un principe démocratique : des directions élues, représentatives qui rendent compte
- Un principe de subsidiarité : centraliser l’activité à l’échelle la plus adéquate
L’échelon de regroupement des comités le plus efficient semble être le département. Dans chacun d’entre eux des congrès locaux des membres (annuelle ? tous les deux ans ?) fixent les objectifs d’implantation, coordonnent l’activité et élisent une équipe de responsables mandatés pour représenter le NPA, impulser et coordonner son travail militant, éditer une presse, gérer un site, mettre en place un système de formation, coordonner l’activité des commissions, faire circuler l’information, s’occuper de la trésorerie…. Un principe de rotation peut s’appliquer à ces équipes départementales. Elles sont élues à la parité homme/femme. Elles peuvent être révoquées si une majorité de membres le réclame.
Mais l’échelon départemental n’est pas nécessairement celui qui convient dans tous les domaines, et il n’est pas forcément suffisant :
Le NPA peut également se structurer sur le plan de localités.
Des coordinations régionales composées de représentants départementaux se mettent en place pour s’occuper de la coordination du travail à cette échelle : campagnes régionales, formation et autres…
4/ Le congrès.
Il est souverain en matière de programme, de fonctionnement et d’orientation nationale. Il établit les relations internationales du NPA. Il élit à la parité un conseil politique national représentatif du parti, de ses fédérations comme de ses commissions nationales, et de ses sensibilités politiques. S’il existe des orientations politiques contradictoires soumises au vote du congrès, le CPN est élu à la proportionnelle.
Le CPN est chargé d’appliquer les mandats nationaux entre deux congrès. Elle peut consulter les militants sur toute question qu’elle juge suffisamment importante ou inédite et qui nécessite l’avis de tous. Le CPN se réunit au moins trois fois par an, détermine les choix de campagne nationale, élit les équipes responsables des commissions de travail sur proposition de celles-ci et le comité exécutif dont il contrôle l’activité.
Le comité exécutif est responsable de l’activité nationale : représentation du NPA, animation nationale des campagnes, réaction à l’actualité politique et sociale française et internationale, porte parole…Il peut se doter d’un secrétariat et de permanents. Ce qui implique de mettre en place des règles de rotation des permanents, si possible de privilégier les temps partiels, et d’établir une grille salariale…
Le principe de rotation de l’ensemble des directions est discuté pour être adopté dans les prochains statuts.
Une commission des conflits est mise en place au congrès. Elle vise en l’absence de statuts à tenter de régler les problèmes par la discussion, c’est à dire essentiellement un rôle de médiation.
5/ La formation et les débats
Un haut niveau d’informations, d’accès aux débats, à une formation politique approfondie est une nécessité démocratique, la condition sine qua non d’égalité entre les militants. La force que nous voulons construire doit se vivre comme une intelligence collective du monde que nous voulons révolutionner. Nous devons être nos propres « experts ». Cela implique du matériel, des publications, des conférences sur le site, un institut de formation et des équipes de « formateurs »…Donc un investissement militant de longue durée et une politique volontariste. C’est dans une conception pluraliste de l’accès aux savoirs critiques et aux outils de compréhension du monde que nous nous situons. Dans l’ordre du jour des comités, lors de stages décentralisés(régionaux), à l’université d’été du NPA qui doit prendre la suite de celle de la LCR…, autant de lieux d’une formation qui doit constamment se situer dans une perspective militante.
C’est aussi dans les débats politiques autour d’échéances concrètes que se construit une conscience politique. En ce sens, la qualité des débats du parti et leur accessibilité, au ,moment des congrès comme entre ceux-ci, sont déterminantes.
6/ Presse et site
Le NPA est doté d’un système de presse et d’un site. Celui-ci en dehors de défendre l’orientation du NPA sont au tant de lieux d’échanges, de débats, de conaissances et de contre-expertises au service de notre projet. Ils sont gérés et animés par des instances élues dans le cadre de mandats nationaux pour les outils nationaux, locaux pour les outils régionaux ou départementaux. Ils travaillent en lien avec les directions du parti correspondant à leur diffusion.
7/ Démocratie et pluralisme
La démocratie est une exigence et un atout pour notre parti. La démocratie est au coeur de notre projet. Elle implique la transparence, la circulation des informations, la mise à niveau systématique des éléments d’un débat, la connaissance de la pluralité des choix, elle reconnaît la possibilité de s’organiser pour faire changer l’orientation du parti, c’est à dire le droit de tendance et le droit de fraction.
8/ Un parti à l’image de notre projet
Notre objectif est de permettre à chaque militant de trouver sa place et de pouvoir exercer pleinement sa souveraineté au sein du parti. Les débats à l’intérieur du parti s’efforcer d’être simple, accessible mais pas simpliste : un parti des travailleurs, de tous les travailleurs manuels ou intellectuels (et même des travailleuses ! )
Nous ne voulons pas construire un parti d’adhérents passifs. Mais également nous voulons rompre avec les logiques de parti élitiste au rythme impossible à suivre, où ce sont celles et ceux qui militent le plus qui fixent à la fois le rythme et l’orientation politique. Il s’agit ainsi de veiller à la durée des prises de parole, à l’alternance de celle-ci, à la place de chacun, à la durée des réunions, à la longueur des textes et donc des bulletins de débat.
En retour par leurs cotisations, les militants participent à l’indépendance et à la vie du parti. Le congrès décide la grille de cotisations au prorata des revenus et la répartition de celles ci entre l’échelon national et l’échelon local. Les activités financières sont exercées à chaque niveau par des trésoriers (des co-trésoriers ?) élus qui rendent compte de leur mandat.
L’ égalité homme-femme ; la parité dans les directions et dans la représentation publique, la prise en charge de la garde d’enfants permettant la participation des parents aux réunions sont des préoccupations constantes. De même il s’agit également de veiller à la représentation au sein du parti des populations qui subissent des discriminations particulières dans la société. Dans le même sens la place des jeunes, est une préoccupation constante du parti.
Les élus doivent coordonner leur action, leur intervention dans les institutions doit être maîtrisé à tous les échelons adéquats par les instances du parti. Leur activité, les indemnités éventuelles doivent être discutées également dans les mêmes conditions.
De par la place qu’elle occupe dans la société et l’oppression qu’elle subit dans la société capitaliste, la jeunesse joue un rôle un spécifique dans la lutte des classes. Elle se mobilise plus facilement, elle est plus prompte à se révolter contre le système et elle vient à la politique par des biais différents que le reste des salariés. C’est pourquoi nous sommes pour une autonomie d’intervention des jeunes et des structures jeunes du parti qui permette de saisir ces rythmes spécifiques et qui leur permette de faire leurs propres expériences.
La discussion continue dans notre commission autour des thèmes suivants :
le mandat impératif
la rotation des directions
celles des permanents et la nature de la fonction de ceux-ci
le fédéralisme et la centralisation
les finances locales et nationales.
* ** * ** * ** * ** * *** ** * ** * ** * ** * **
Modifications ou propositions pour les statuts :
Pour l’élection des équipes d’animation des commissions nationales, la procédure n’est pas explicite. Si c’est le CPN qui les élit, il faut préciser que c’est sur proposition des dites équipes.
La question du contrôle du CPN entre 2 congrès se pose. Nous souhaiterions qu’il soit mentionné que des comptes-rendus écrits des réunions soient disponibles pour tous les militants, ainsi que des comptes-rendus oraux. De même, des réunions préparatoires aux débats devraient être organisées pour que les militants se saisissent des débats au préalable afin de donner leur opinion.
Des comptes-rendus des débats et décisions du comité exécutif devraient aussi être transmis.
Au sujet des congrès, nous souhaiterions que la fréquence indicative soit précisée ainsi que les conditions de réunion de congrès extraordinaire (demande majoritaire des comités ? demande d’un certain nombre de membres du CPN ?)
La possibilité de saisine ponctuelle par les comités des décisions du Comité exécutif devrait être envisagée (modalités à préciser).
Pour finir, le comité se prononce en faveur du mandat impératif.
Grève surprise à la CEPRO
5 octobre 2008Le mercredi 3 septembre 2008, suite à un mouvement spontané, 85 des 120 salariés ont décidé de stopper le travail. Des délégués syndicaux ( FO et CGT ) sont venus apporter leur soutien. Grève, non pour des revendications salariales ( qui seraient toutefois amplement justifiées ) mais pour exprimer leur soutien à une salariée prise dans la spirale de la pression des petits chefs et de son déclassement professionnel. En outre, les salariés ressentent également dans leur quotidien une dégradation des relations sociales et une remise en cause de leurs compétences. Après avoir essuyé un refus de la direction pour engager des discussions, les salariés ont décidé d’investir le hall d’accueil. Une réunion a enfin pu se tenir en fin d’après-midi pour évoquer cette dégradation générale du climat social. La direction a semblé tomber des nues (cynisme ou incompétence). Le mouvement s’est arreté le mercredi soir, sans avancée convaincante. A noter que des pressions directes venant de la direction auraient été exercées à l’encontre des salarié(e)s des bureaux afin qu’ils ne participent pas au mouvement. Ce fut peine perdue et les salariés des ateliers et du magasin (en grève à 99 %) ont pu compter sur leur solidarité. Prise de conscience politique, prise de conscience sociale ? Cette solidarité ne peut laisser indifférent et elle donne de réels motifs d’espoir pour les années à venir. M. J.
Le futur programme du NPA en discussion
5 octobre 2008Le CAN (le Comité de pilotage provisoire désigné par les délégués des comités NPA et le Bureau Politique de la Lcr) a commencé a travailler sur le futur programme de notre parti (voir ci-dessous) qui devrait être adopté (ou pas) lors de la réunion nationale de novembre. C’est une première mouture, il a été demandé à tous les comités d’envoyer des contributions afin de l’améliorer, de l’étoffer (ou de le changer), lors de la prochaine réunion du CAN, le 12 octobre prochain.
En bleu sous le texte, la contribution du Comité NPA Morbihan
Version du 19/09/08
Le programme que nous allons adopter au congrès est un texte qui fixe l’essentiel des fondements politiques durables du NPA, même si ceux-ci pourront être complétés dans congrès ultérieurs. Ainsi, il faut se garder d’y mettre des aspects trop conjoncturels qui doivent plutôt figurer dans la motion d’orientation.
Les débats sémantiques n’étant pas les plus simples, nous avons eu du mal à nous mettre d’accord sur un titre. Rien de grave, il faudra en trouver un qui fasse consensus (ou plusieurs à soumettre au vote) dans une étape ultérieure (les navettes de discussion feront apparaître une solution satisfaisante pour le plus grande nombre).
Introduction de cadrage global à rédiger en prenant comme axe de départ, le tournant dans la mondialistation.
1/ Le capitalisme met l’humanité et la planète en danger
« On ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. »
« Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. »
« Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC…) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde. »
Dans cette partie, nous proposons de développer en quoi le système capitaliste mondialisé mène le monde dans le mur, de partir de données sur la pauvreté dans le monde, sur les inégalités et montrer que le cours du capitalisme n’est pas de les réduire mais au contraire de les accroitre.
Développer sur la guerre sans fin, l’impérialisme version 21e siècle, y compris celui qu’exercent les dirigeants de notre pays.
Développer sur le sens de la mondialisation des années 80 qui aggrave l’exploitation, la division internationale du travail, creuse les inégalités de toutes sortes. Développer sur l’exploitation coloniale et semi-coloniale.
Développer sur la crise écologique, ses racines, sa gravité, l’humanité mise en danger par un système qui recherche la rentabilité et la croissance au mépris des dégâts humains et écologiques vitaux que cela occasionne.
Développer sur la crise économique actuelle comme issue logique d’un système qui montre sa faillite… Mettre en lumière la folie – et le cynisme - des décideurs, des bourgeoisies de la finance, des affaires, des multinationales, des banques, les spéculateurs, autant d’adversaires qu’il faut combattre à l’échelle planétaire.
Le capitalisme basé sur la loi de la valeur, l’exploitation, le salariat, la recherche du profit au détriment des besoins sociaux est contradictoire avec toute issue humaniste.
Ce système fonctionne sur la base d’une logique qui invalide toute tentative de l’humaniser qu’elle soit sincère ou hypocrite.
Souligner qu’au cœur de la crise il y a la contradiction fondamentale du capitalisme entre l’appropriation privée et la socialisation, la globalisation de la production, contradiction aujourd’hui exacerbé par la concentration de la propriété, sa forme financière parasitaire et l’internationalisation de la production.
Développer sur le caractère totalement antidémocratique du système où l’essentiel de ce qui fait la vie concrète de l’immense majorité de la population lui échappe.
« Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. »
Illustrer l’ampleur de l’attaque : le partage inégal des richesses dans l’hexagone et les colonies (outre-mer, Corse…), les délocalisations, la destruction et la dégradation des services publics, l’attaque contre la protection sociale, les retraites ; les inégalités entre les hommes et les femmes… :
Cette politique est ici menée par la droite, en Angleterre par la Gauche, en Allemagne par les deux…C’est celle que dicte les classes capitalistes à tous les partis et gouvernements qui s’adaptent et se plis à l’économie de marché.
La Ve République, un système de moins en moins démocratique : dénoncer la volonté d’étouffer la démocratie : des parlementaires coupés de masses, un pouvoir qui musèle les médias, étouffe la culture, criminalise les mouvement sociaux, cherche à diviser les travailleurs, avec ou sans papiers, avec ou sans statuts…
Le gouvernement mène une offensive sécuritaire qui musèle les libertés et criminalise les pauvres.
Développer que l’insécurité est avant tout sociale et mettre en avant nos exigences immédiates sur le terrain de la liberté et de la démocratie.
2/ La modernité du socialisme, avenir de l’humanité
« Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier mais nous avons des objectifs.»
Le socialisme, c’est le fin de l’exploitation, c’est libérer la production et la répartition des richesses de l’appropriation privée capitaliste, c’est utiliser les progrès pour le bien être de toutes et de tous.
Le socialisme suppose une mécanisme de choix collectifs pour produire.
Le socialisme, c’est un niveau de démocratie inédit dans toute l’histoire, qui permette la possibilité pour les exploités, les opprimés de prendre en main leur destin et celui de la société.
Le socialisme que nous voulons n’a rien à voir avec le stalinisme. Il n’a rien à voir non plus avec les politiques menées par la social-démocratie. Il faut le reconstruire, le recrédibiliser, le réactualiser, le réinventer.
Parce qu’il doit permettre des choix économiques démocratiques et rationnels, dans l’intérêt du plus grand nombre, le socialisme est la seule possibilité de stopper la crise écologique et de réconcilier l’être humain et la nature.
Le socialisme doit permettre là chacune et chacun de trouver sa place dans notre société, ce qui passe par le respect des cultures, des langues, des choix philosophiques ou religieux, des orientations sexuelles,…
Pas de socialisme sans libération des femmes et pas de libération des femmes sans socialisme.
3/ L’urgence sociale, démocratique, écologique
« Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes ! »
Développer l’exigence de prendre sur les profits pour augmenter les salaires, les pensions de retraites les minima sociaux, développer les services publics et en créer de nouveau etc…
« Ecologiste »
On approfondit mais sur d’autres angles que les phrases du début, peut etre en terme de choix (énergie renouvelables versus pétrole et nucléaire, on aborde la question des finalités des modes de production - pas de culpabilisation individuelle-, critique de la pub et du « mode de vie » ;)…
« Antiraciste »
On approfondit : la lutte contre les mesures et les politiques discriminatoires qui frappent plus particulèrement les quartiers populaires et les drames humains qu’elle génère, pour la liberté de circulation et d’installation, pour l’égalité des droits entre français et immigrés….
« Féministe »
On approfondit : en finir l’oppression spécifique des femmes dans la sphère publique (travail, vie pol…) que dans la sphère privée, affirmer l’exigence non négociable de l’égalité, garantir de droit à l’avortement et à la contraception libre et gratuits etc..
« Révoltée par toutes les discriminations »
Faire un paragraphe sur les oppressions subies par les LGBT et notre volonté d’y mettre un terme ce qui suppose de garantir les droits égaux pour les homos et les hétéros, de rompre avec les normes hétérosexistes….
Dénoncer l’oppression spécifique de la jeunesse à l’école, dans le cadre de la famille, dans le monde du travail. Les jeunes, notamment les jeunes issus des quartiers populaires et/ou enfant d’immigrés sont dénoncés comme responsables de tous les maux.
Insister sur le fait que l’écologie, le féminisme, l’internationalisme, la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’oppression, ce ne sont pas des postures de seconde importance, mais c’est au coeur de notre projet, le socialisme.
« Internationaliste »
On approfondit : nous nous battons pour une autre Europe, pour la solidarité internationale (les suds, les peuples opprimés…), pour le développement des mobilisations et des luttes à l’échelle internationale. D’autant plus nécessaire que les capitalistes, eux, sont organisés à l’échelle internationale dans toute une série d’institutions qui jouent en rôle croissant contre les intérêts des salariés et des peuples : FMI, BM, OMC, UE, OTAN…Cela nécessite de collaborer avec les forces qui vont dans le même sens (mobilisations altermondialistes, une nouvelle internationale…
Développer sur l’idée que pour changer le cours de l’histoire, il faut que la majorité de la population prenne conscience de sa force : le prolétariat et les secteurs populaires dans leur diversité (différentes catégories de salariés, les précaires, les petits paysans et les artisans, la jeunesse (en rendant compte de ce qui peut les unifier mais aussi des contradictions qui pèsent négativement) et les facteurs de leur unification.
C’est dans le mouvement social que l’on progresse dans la prise de conscience, que l’idée d’un nouveau monde s’élabore, que la satisfaction des exigences populaires pose la question de qui dirige la société… et c’est par le développement et la généralisation des luttes, des grèves que l’on peut bloquer les attaques, imposer des revendications et, quand le rapport de force est suffisant, permettre la rupture pour engager une transformation révolutionnaire de la société.
La convergence de ces exigences pose la question du contrôle des travailleurs et de la population sur la marche des entreprises et de la société, d’un gouvernement et d’un pouvoir qui sert ces intérêts.
En finir avec le système cap, avec l’Etat dont il s’est doté, avec les institutions mondiales aux services des classes dominantes suppose à la fois un bras de fer de longue durée (conquête de l’« hégémonie ») et aussi une rupture centrale.
Creuser la question des institutions : il faut avoir des élus qui seraient les porte voix des classes populaires qu’ils représentent. Mais ces élus refuseront de gérer le système, un sytème fait par et pour les classes possédantes. Un système politique (l’Etat) avec lequel nous voulons rompre (et rompre tout de suite avec les institutions de la Ve), pour favoriser un autre rapport au pouvoir (cumul, révocabilité, rémunération des élus, assemblée constituante, pouvoir de la majorité de la population…).
4/ S’organiser, agir, faire de la politique, un parti pour l’émancipation
« Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne.
Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s. »
Développer sur les « deux gauches », rappeler les expériences gouvernementales passées, ces gouvernements de gauche qui ont tourné le dos aux aspirations populaires, géré les affaires au service de la classe dominante. Décrire l’évolution – et le crise - de la SD, du PC, des Verts. Montrer que les reniements rendent d’autaut plus indispensable qu’une nouvelle force politique indépendante reprenne le flambeau de la lutte pour changer la société en tirant les leçons de ces échecs.
Inscrire notre volonté de nous construire dans le monde du travail, dans les quartiers populaires, au plus près de celles et ceux qui sont exploités, opprimés, qui subissent les attaques.
« Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat anticapitaliste
« Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. »
Nous voulons reprendre le meilleur de la tradition de celles et ceux qui ont affronté le système de puis deux siècles, le meilleur des traditions socialiste, communiste, écologiques, libertaire.
Nous voulons en finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.
Reprendre et développer ce que pourrait être les contours d’une société basée sur la recherche de la satisfaction des besoins sociaux (en évitant les redites) et le respect des équilibres écologiques.
De la même façon que nous construisons en France un nouveau parti pour le renversement du capitalisme, nous travaillons à l’émergence d’une nouvelle Internationale, capable de regrouper les anticapitalistes dans le monde.
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« Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée. »
Si nous le jugeons nécéssaire à l’instant « t », nous pouvons reprendre et développer cet appel à s’élargir en l’actualisant du point de vue de l’état du processus. Sinon on laisse tomber.
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Contribution du Comité NPA 56 envoyée au CAN
Modifications au programme souhaitées :
Ajout, dans la partie 1 « Le capitalisme met l’humanité et la planète en danger »
Dans le développement prévu sur l’impérialisme, ajouter un passage sur la montée des nationalismes, des intolérances religieuses et des logiques communautaires instrumentalisées par les différents impérialismes et qui mettent en concurrence les peuples.
La partie sur la Ve république associée aux politiques de Sarkozy ne nous semble pas très claire et justifiée à cet endroit. Un passage plus clair sur les institutions comme instruments au service du capital serait préférable et il faudrait alors prendre en compte les 3 niveaux : institutions nationales, européenne et mondiales.
Ajout, dans la partie 2 du programme « La modernité du socialisme, avenir de l’humanité »
Le socialisme ne peut être seulement défini négativement comme ce qu’il n’est pas. Nous devons le défendre positivement pour ce qu’il doit être :
Le socialisme incarne l’intérêt de l’écrasante majorité de la population en rupture avec le règne actuel d’une infime minorité qui s’accapare la propriété et le pouvoir sur un ensemble de biens communs.
La socialisation de certaines catégories de biens communs caractérise le socialisme alors que leur privatisation fonde le capitalisme. Par delà les effets de modes, nous oeuvrons pour le maintien ou le retour à la propriété collective de trois types de biens :
les biens communs préexistants correspondant aux enjeux écologiques majeurs : eau, air, patrimoine génétique du vivant…
les biens communs acquis ou construits par l’homme : les infrastructures, la monnaie et le crédit, les réseaux routiers , de chemin de fer, etc … ainsi que les services publics relatifs à l’énergie, la santé, l’éducation, etc…
les grands moyens de production
La définition du socialisme est incomplète sans la mention des moyens pour y parvenir.
L’auto-organisation des citoyens et des travailleurs est la modalité indispensable à l’ouverture de la perspective socialiste. Là encore, par delà les effets de modes, nous oeuvrons à la constitution de coordinations, de comités ou de conseils à même d’incarner l’intérêt du plus grand nombre et de mettre en échec la minorité qui confisque les biens communs.
Nous n’avons pas pu travailler sur le texte d’orientation avant la date du 5 octobre, nous ferons donc parvenir nos remarques ultérieurement. Par contre, sur la forme, l’adjectif « parasitaire » nous semble fortement connoté et nous aimerions qu’il ne soit plus utilisé.







