Archive pour la catégorie ‘NPA’

Nouvelle vidéo Coordination Nationale NPA

Mercredi 2 juillet 2008

Réunion Nationale NPA - 28 & 29 juin 2008
envoyé par NPA-RP

Vidéo de la première Coordination des comités NPA

Lundi 30 juin 2008

Première réunion de coordination des comités du NPA
envoyé par E_varlin

Appel de la Coordination Nationale du NPA

Lundi 30 juin 2008

L’Appel résultant de la première Coordination Nationale des Comités pour un nouveau Parti Anticapitaliste:

Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !

Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce. Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC…) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.

Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !

Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.

Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations. Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.

Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.

En avant !

St Denis, le dimanche 29 juin 2008.

Pourquoi la forme ‘parti’ ?

Lundi 9 juin 2008

PROCESSUS CONSTITUANT

Rouge n° 2255, 05/06/2008

Un parti ? Quel parti ?

Il est rare que, dans les débats constitutifs des comités pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA), la question « Pourquoi un parti ? » ne surgisse pas. Se mêlent alors la mise en cause générale de « la forme parti » (souvent au profit de « réseaux ») et le bilan négatif des expériences vécues au sein de partis réellement existants.

Les « réseaux » ont un avantage, tant qu’ils sauvegardent effectivement les capacités de contrôle et d’initiative locales. Il en est ainsi si, l’objectif politique général étant fixé, la discussion porte surtout sur la mise en œuvre. Mais cet avantage est perdu, voire se retourne en son contraire, quand les choix politiques apparaissent délicats. Alors, en l’absence de procédures publiques et réglées permettant de trancher, c’est le règne de l’arbitraire, des petits chefs, des coteries. L’aspect libertaire se transforme en un anarchisme bureaucratique, anarchiste dans la forme, mais bureaucratique dans la réalité.

Il ne s’agit pas ici d’un simple problème de fonctionnement mais, avant tout, d’un problème d’ampleur stratégique. La justification fondamentale de la « forme parti » tient dans le choix de faire converger les résistances vers un changement de pouvoir, et dans la compréhension que l’ennemi dispose, lui, d’un cadre centralisé d’où s’organise sa domination, un État. Si l’on estime que la question du pouvoir ne doit pas se poser, pas besoin de convergence stratégique. La combinaison des luttes et pratiques alternatives suffit. Mais toute l’expérience historique démontre qu’en fin de compte, cela revient à laisser le pouvoir au pouvoir, et donc, pour ce dernier, les moyens de réprimer ou de récupérer les dynamiques alternatives. On peut aussi défendre que cette convergence est nécessaire, mais s’effectuerait par la fusion de tous les fronts de lutte. Mais, outre que le pouvoir dominant agit en permanence contre une telle « fusion », le surgissement d’un point de vue globalement opposé à ce pouvoir, celui d’une autre hégémonie idéologique, culturelle, pratique, politique, ne peut venir que d’une construction consciente. Celle qui s’appuie sur les bilans de l’histoire (et donc qui tient le coup dans les périodes de recul), sur la mise en liaison d’expériences diverses – sociales, nationales, générationnelles – sur l’élaboration constante d’un projet global.

La fonction du parti est d’abord celle-là. Mais sa « forme » elle, centralisée, tient profondément à l’existence de l’État. Et, inévitablement, ce parti aura tendance à hériter des défauts de cet État (et de la société bourgeoise en général) : hiérarchisation, bureaucratie, domination des hommes, de la nationalité majoritaire. On ne peut pas prendre l’un (le parti) sans l’autre (les dangers antidémocratiques). C’est cette certitude qui rebute tant de camarades. La seule issue est dans la conscience de cette situation, et donc dans la lutte opiniâtre pour limiter la portée des dérives inévitables.

Il faut ainsi considérer que les divergences sont légitimes, utiles. Il est normal qu’elles aient aussi une expression publique. Le débat doit permettre de faire la part de ce qui relève de situations et d’expériences différentes, mais aussi de sérieux désaccords politiques. Si ces derniers existent, le droit de s’organiser en tendances (internes, voire externes) pour convaincre le parti doit être impérativement garanti. La centralisation de l’action, quand il s’agit de questions engageant tout le parti, est évidemment une condition de l’efficacité. En même temps, elle est une condition de la vérification de la portée des divergences possibles, et donc une condition de la démocratie. Mais cette centralisation n’a pas de raison de s’étendre, par principe, à des décisions qui n’ont pas de portée générale. Un principe fédéraliste doit la contrebalancer, permettre une autonomie à définir, soit par thème, soit par zones géographiques. Enfin, le fonctionnement démocratique tient aussi à l’établissement de conditions de débat les plus égales pour tous : moyens intellectuels, avec l’insistance sur la formation, rythmes militants accessibles, attachement à ne pas reproduire la place subordonnée des femmes, etc. Sur tous ces thèmes, il faut aborder l’expérience du passé avec un œil critique, produire du nouveau si possible. Dans « nouveau parti », il y a « parti », et c’est un choix indispensable. Et il y a « nouveau »…

Samy Johsua

Paroles de militant-e-s NPA

Dimanche 1 juin 2008

Paroles de militant-e-s dans le Vaucluse
envoyé par listar
Source: http://www.anticapitaliste.org/

Coup d’envoi du NPA à Brest…

Jeudi 17 avril 2008

A Brest, la LCR s’est engagée aux municipales dans la liste « la gauche debout ! » qui a réalisé 8,99%, ratant de peu les 10% permettant de se maintenir (PT 2,29 et LO 1,65), la candidature LCR aux cantonales sur Brest Bellevue a atteint 8,03%. Forts de ces bons résultats, la section brestoise a organisé le 9 avril une réunion débat avec Alain Krivine sur 2 thèmes : Mai 68 et le NPA. Partant des leçons à retenir de mai 68, le lien a été rapidement fait avec la situation politique d’aujourd’hui : plus de chômeurs, plus de précarité, plus d’atteintes à l’environnement au nom du profit, plus de raisons de se révolter et la nécessité de se doter enfin d’un outil à la hauteur des exigences : un parti anticapitaliste, démocratique, féministe, écologiste, internationaliste.

110 personnes ont participé à cette réunion, dont une bonne partie des candidat-e-s de « la gauche debout », des syndicalistes de Jabil, des responsables de la CGT, de Solidaires, du Planning familial, de Brest Education sans frontière, … et pas mal de jeunes.

Sans surprise, le débat n’a pas porté sur Mai 68 mais sur le NPA : après 2 interventions sceptiques, les autres ont illustré les questionnements : « comment cela va-til se passer, à quel rythme », « en acceptant demain de vous retrouver minoritaire dans ce nouveau parti, vous allez vous dissoudre et perdre votre caratère révolutionnaire », d’autres au contraire craignent qu’on n’ait pas une vision assez large. Un « adhérent de LO » regrette la division de l’extrême gauche : « Merde ! avec 3 listes, on fait 13% à Brest, qu’est-ce qu’on attend pour se rassembler ! ». Au fond de la salle, Jean Rosmorduc prend la parole, et se présente : ancien secrétaire fédéral du PCF, il a découvert sous un nouveau jour ceux que le PC appelait les « gauchistes » lors des Comité Juquin auxquels il a participé. Aujourd’hui il se reconnaît dans le discours d’Olivier Besancenot et souhaite pleine réussite au NPA. Un syndicaliste de Jabil (ex-Alcatel) qui vient de mener 6 mois de luttes contre un plan de licenciements, explique qu’entre les période de lutte, il manque une représentation politique pour donner un prolongement à la lutte syndicale. Plusieurs personnes se disent interressée par le NPA, tout en restant prudentes sur un engagement définitif : « on veut voir ce que ça va donner », il n’y a effectivement pas de modèle clé en main. Hubert, ancienne tête de liste de Baga (Brest à gauche autrement) en 2001 s’interroge : « le NPA ne pourra pas éviter de se poser la question du rapport aux institutions. Si le NPA monte à 15%, pourra t-il ignorer la question des alliances pour battre la droite ? ». Pour un camarade de France Telecom, le NPA doit avant tout être un parti pour les luttes.

Bref, un débat qui ne fait que commencer, à la sortie, 42 personnes laisseront leurs coordonnées pour le NPA. Un Comité d’Initiative ne devrait donc pas tarder à être mise en place à Brest.

 http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1469