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Les futurs statuts du NPA…

Dimanche 5 octobre 2008

…sont également en discussion au sein du CAN et des comités.
Les statuts définitifs seront amendés lors du Congrès fondateur de janvier 2009.

En bleu sous le texte, la contribution du Comité NPA Morbihan

Version du 19/09/08
Ebauche de statuts provisoires du nouveau parti anticapitaliste

Voici de premiers éléments à partir essentiellement des premières discussions à l’atelier de l’université d’été et lors du Collectif d’animation nationale du 14 septembre.
Il s’agit d’un document pour lancer la discussion dans les comités, il sera modifié dès la réunion du CAN des 12 et 13 octobre à partir des discussions engagées dans les comités. La réunion nationale de Novembre devra alors dégager un texte qui sera soumis au vote des militants.
Ce document, rappelons le, vise à dégager les axes essentiels d’un fonctionnement commun de la nouvelle force militante que nous sommes en train de construire. Il s’agit de dégager des principes, des règles de « vivre ensemble », des pistes de construction. En fonction de l’expérience, d’un aller et retour entre les principes rédigés et la vie réelle des comités, il s’agira au prochain congrès de discuter de statuts et de les adopter. Les statuts étant pour un parti un peu la loi fondamentale, la « constitution », ils doivent être adoptés avec la majorité la plus large et ne peuvent ensuite être modifiés qu’avec une majorité qualifiée (les deux tiers par exemple). Avant donc d’inscrire dans le marbre des règles de fonctionnement, prenons le temps de les tester, de vérifier derrière les mots, la réalité des principes. En bref, il s’agit d’adopter ici un document qui nous permette de fonctionner jusqu’au prochain congrès.

Les questions posées très largement dans les comités doivent permettre en toute transparence de faire des choix et d’expliquer les modes de fonctionnement par des principes :
un parti militant
un parti démocratique
un parti qui rassemble le plus possible par la discussion mais qui vote afin d’agir
un parti à l’image de notre projet émancipateur
un parti qui analyse, intervient, à l’échelle globale mais qui adapte ses orientations nationales localement

Préambule
Le NPA est un parti qui se bat pour les grands principes définis dans le document programmatique adopté au congrès de fondation. Notre parti est un instrument au service de notre projet, un outil au service des militant-e-s qui adhère à ce projet.
Notre projet commun est de rompre avec un système capitaliste source d’oppressions et d’aliénations qu’elles soient économiques, sociales, idéologiques ou culturelles. L’organisation qui porte un tel projet doit donc, dans ses pratiques mêmes, au quotidien, combattre les effets de l’idéologie dominante dans ses propres rangs. L’objectif est là, même s’il faut être conscient qu’il subsistera une tension entre le but et la réalité.
Nous voulons construire une organisation où chacun, chacune puisse trouver sa place à l’égal de tous les autres. Une formation ou chacun(e) est acteur ou actrice et qui permette « la participation de tous et de toutes aux initiatives décidées en commun, à la critique, à l’élaboration de la stratégie, du projet et des programmes » tel est en effet l’enjeu.
Les formes d’organisation et le fonctionnement ne sont pas neutres. Il n’y a pas de doute que la forme rejoint le fond, et il faut donc que l’organisation interne qui sera la notre donne à voir la sincérité de nos convictions et de notre projet d’émancipation. Les expériences du XXème siècle, en particulier la catastrophique expérience du centralisme bureaucratique, nous imposent de tirer toutes les leçons pour construire une organisation vivante, démocratique ou chacun et chacune puisse trouver sa place à l’égal de tous les autres.
Ce qui fonde, pour nous, le choix d’un fonctionnement centralisé n’est pas d’abord une question d’organisation interne mais le produit d’un choix stratégique. L’enjeu est bien un changement de pouvoir et une rupture avec l’ordre établi, le système existant, face a un ennemi qui dispose lui d’un cadre centralisé d’où s’organise sa domination : l’Etat. Toute l’expérience historique démontre que lorsqu’on refuse de se poser la question du pouvoir, cela revient à laisser le pouvoir au pouvoir, et donc à laisser à ce dernier les moyens de réprimer ou de récupérer les dynamiques alternatives.
Au delà de cette perspective de long terme, le parti que nous voulons construire entend d’emblée intervenir dans tous les domaines de l’activité politique et sociale de ce pays. Il n’est pas une somme de comités atomisés mais un collectif de militantes et militants qui par leurs discussions et leurs décisions entendent faire évoluer les rapports de forces sociaux au profits des plus démuni(e)s. Faire des expériences ensemble, tirer des bilans n’est possible qu’à partir d’activités menées ensemble. Les discussions et les décisions que nous prenons engagent l’ensemble du parti.

1/ Adhésion et comité
Est membre du parti celui ou celle qui partage les principes définis au préambule et adhère à un comité, c’est à dire ‘qui prend sa carte, verse une cotisation et participe
aux activités et aux réunions du parti à la mesure de ses disponibilités.
Les militant-e-s sont membres d’un comité qui est la structure de base du parti. C’est elle qui recueille les nouvelles adhésions et qui peut procéder à une éventuelle radiation, dans des cas exceptionnels à définir et à encadrer (violence, sexisme, racisme…). Lors d’une radiation, chaque militant dispose de recours d’une procédure d’appel locale et nationale.
Un comité est un regroupement de militant-es organisés sur la base d’un territoire, d’une activité professionnelle, ou d’intervention dans la jeunesse.
Le comité gère librement ses activités dans le cadre des mandats nationaux et locaux fixés par les congrès. Il dispose d’une autonomie d’adaptation de ces mandats aux réalités locales.
Le comité est le lieu de débat politique, où se discute et se détermine les initiatives et un lieu de formation. C’est également le comité qui accueille les nouveaux venus et les accompagne.
Lorsqu’un autre courant politique local demande à adhérer à notre parti, un processus de discussion est engagé par la direction locale; un éventuel accord est ratifié par une assemblée générale des membres du parti.
Lorsqu’il s’agit d’un courant national, la même démarche politique est engagée, sous mandat, par l’exécutif national et ratifié par la direction nationale ou par le congrès.

2/ Commissions nationales et locales et secteur jeune
Il existe également des commissions de travail. Elles sont ouvertes à tous et toutes. Leur équipe d’animation nationale est élue. Elles sont coordonnées régionalement et nationalement : commission entreprises privé et public, quartiers populaires, jeunes, écologie, internationale, féminisme et droits des femmes, formation…
Le NPA favorise également les réunions de secteurs professionnels, de secteurs d’activité; tout ce qui permet d’agir ensemble avec plus d’efficacité.

Il existe un secteur jeune qui rassemble l’ensemble des comités jeunes. Il élabore une orientation en direction de la jeunesse (campagnes, matériel, journal…). Une fois par, une conférence nationale jeune est organisée rassemblant des représentants de tous les comités jeunes.
Un secrétariat jeune représentatif est élu pour coordonner, animer l’activité en direction de la jeunesse.

3/ Structuration : intervention nationale et autonomie locale
Cela suppose
- Un principe démocratique : des directions élues, représentatives qui rendent compte
- Un principe de subsidiarité : centraliser l’activité à l’échelle la plus adéquate

L’échelon de regroupement des comités le plus efficient semble être le département. Dans chacun d’entre eux des congrès locaux des membres (annuelle ? tous les deux ans ?) fixent les objectifs d’implantation, coordonnent l’activité et élisent une équipe de responsables mandatés pour représenter le NPA, impulser et coordonner son travail militant, éditer une presse, gérer un site, mettre en place un système de formation, coordonner l’activité des commissions, faire circuler l’information, s’occuper de la trésorerie…. Un principe de rotation peut s’appliquer à ces équipes départementales. Elles sont élues à la parité homme/femme. Elles peuvent être révoquées si une majorité de membres le réclame.
Mais l’échelon départemental n’est pas nécessairement celui qui convient dans tous les domaines, et il n’est pas forcément suffisant :
Le NPA peut également se structurer sur le plan de localités.
Des coordinations régionales composées de représentants départementaux se mettent en place pour s’occuper de la coordination du travail à cette échelle : campagnes régionales, formation et autres…

4/ Le congrès.
Il est souverain en matière de programme, de fonctionnement et d’orientation nationale. Il établit les relations internationales du NPA. Il élit à la parité un conseil politique national représentatif du parti, de ses fédérations comme de ses commissions nationales, et de ses sensibilités politiques. S’il existe des orientations politiques contradictoires soumises au vote du congrès, le CPN est élu à la proportionnelle.
Le CPN est chargé d’appliquer les mandats nationaux entre deux congrès. Elle peut consulter les militants sur toute question qu’elle juge suffisamment importante ou inédite et qui nécessite l’avis de tous. Le CPN se réunit au moins trois fois par an, détermine les choix de campagne nationale, élit les équipes responsables des commissions de travail sur proposition de celles-ci et le comité exécutif dont il contrôle l’activité.
Le comité exécutif est responsable de l’activité nationale : représentation du NPA, animation nationale des campagnes, réaction à l’actualité politique et sociale française et internationale, porte parole…Il peut se doter d’un secrétariat et de permanents. Ce qui implique de mettre en place des règles de rotation des permanents, si possible de privilégier les temps partiels, et d’établir une grille salariale…
Le principe de rotation de l’ensemble des directions est discuté pour être adopté dans les prochains statuts.
Une commission des conflits est mise en place au congrès. Elle vise en l’absence de statuts à tenter de régler les problèmes par la discussion, c’est à dire essentiellement un rôle de médiation.

5/ La formation et les débats
Un haut niveau d’informations, d’accès aux débats, à une formation politique approfondie est une nécessité démocratique, la condition sine qua non d’égalité entre les militants. La force que nous voulons construire doit se vivre comme une intelligence collective du monde que nous voulons révolutionner. Nous devons être nos propres « experts ». Cela implique du matériel, des publications, des conférences sur le site, un institut de formation et des équipes de « formateurs »…Donc un investissement militant de longue durée et une politique volontariste. C’est dans une conception pluraliste de l’accès aux savoirs critiques et aux outils de compréhension du monde que nous nous situons. Dans l’ordre du jour des comités, lors de stages décentralisés(régionaux), à l’université d’été du NPA qui doit prendre la suite de celle de la LCR…, autant de lieux d’une formation qui doit constamment se situer dans une perspective militante.
C’est aussi dans les débats politiques autour d’échéances concrètes que se construit une conscience politique. En ce sens, la qualité des débats du parti et leur accessibilité, au ,moment des congrès comme entre ceux-ci, sont déterminantes.

6/ Presse et site
Le NPA est doté d’un système de presse et d’un site. Celui-ci en dehors de défendre l’orientation du NPA sont au tant de lieux d’échanges, de débats, de conaissances et de contre-expertises au service de notre projet. Ils sont gérés et animés par des instances élues dans le cadre de mandats nationaux pour les outils nationaux, locaux pour les outils régionaux ou départementaux. Ils travaillent en lien avec les directions du parti correspondant à leur diffusion.

7/ Démocratie et pluralisme
La démocratie est une exigence et un atout pour notre parti. La démocratie est au coeur de notre projet. Elle implique la transparence, la circulation des informations, la mise à niveau systématique des éléments d’un débat, la connaissance de la pluralité des choix, elle reconnaît la possibilité de s’organiser pour faire changer l’orientation du parti, c’est à dire le droit de tendance et le droit de fraction.

8/ Un parti à l’image de notre projet
Notre objectif est de permettre à chaque militant de trouver sa place et de pouvoir exercer pleinement sa souveraineté au sein du parti. Les débats à l’intérieur du parti s’efforcer d’être simple, accessible mais pas simpliste : un parti des travailleurs, de tous les travailleurs manuels ou intellectuels (et même des travailleuses ! )
Nous ne voulons pas construire un parti d’adhérents passifs. Mais également nous voulons rompre avec les logiques de parti élitiste au rythme impossible à suivre, où ce sont celles et ceux qui militent le plus qui fixent à la fois le rythme et l’orientation politique. Il s’agit ainsi de veiller à la durée des prises de parole, à l’alternance de celle-ci, à la place de chacun, à la durée des réunions, à la longueur des textes et donc des bulletins de débat.
En retour par leurs cotisations, les militants participent à l’indépendance et à la vie du parti. Le congrès décide la grille de cotisations au prorata des revenus et la répartition de celles ci entre l’échelon national et l’échelon local. Les activités financières sont exercées à chaque niveau par des trésoriers (des co-trésoriers ?) élus qui rendent compte de leur mandat.

L’ égalité homme-femme ; la parité dans les directions et dans la représentation publique, la prise en charge de la garde d’enfants permettant la participation des parents aux réunions sont des préoccupations constantes. De même il s’agit également de veiller à la représentation au sein du parti des populations qui subissent des discriminations particulières dans la société. Dans le même sens la place des jeunes, est une préoccupation constante du parti.

Les élus doivent coordonner leur action, leur intervention dans les institutions doit être maîtrisé à tous les échelons adéquats par les instances du parti. Leur activité, les indemnités éventuelles doivent être discutées également dans les mêmes conditions.

De par la place qu’elle occupe dans la société et l’oppression qu’elle subit dans la société capitaliste, la jeunesse joue un rôle un spécifique dans la lutte des classes. Elle se mobilise plus facilement, elle est plus prompte à se révolter contre le système et elle vient à la politique par des biais différents que le reste des salariés. C’est pourquoi nous sommes pour une autonomie d’intervention des jeunes et des structures jeunes du parti qui permette de saisir ces rythmes spécifiques et qui leur permette de faire leurs propres expériences.

La discussion continue dans notre commission autour des thèmes suivants :
le mandat impératif
la rotation des directions
celles des permanents et la nature de la fonction de ceux-ci
le fédéralisme et la centralisation
les finances locales et nationales.

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Modifications ou propositions pour les statuts :
Pour l’élection des équipes d’animation des commissions nationales, la procédure n’est pas explicite. Si c’est le CPN qui les élit, il faut préciser que c’est sur proposition des dites équipes.

La question du contrôle du CPN entre 2 congrès se pose. Nous souhaiterions qu’il soit mentionné que des comptes-rendus écrits des réunions soient disponibles pour tous les militants, ainsi que des comptes-rendus oraux. De même, des réunions préparatoires aux débats devraient être organisées pour que les militants se saisissent des débats au préalable afin de donner leur opinion.
Des comptes-rendus des débats et décisions du comité exécutif devraient aussi être transmis.

Au sujet des congrès, nous souhaiterions que la fréquence indicative soit précisée ainsi que les conditions de réunion de congrès extraordinaire (demande majoritaire des comités ? demande d’un certain nombre de membres du CPN ?)

La possibilité de saisine ponctuelle par les comités des décisions du Comité exécutif devrait être envisagée (modalités à préciser).

Pour finir, le comité se prononce en faveur du mandat impératif.

Le futur programme du NPA en discussion

Dimanche 5 octobre 2008

Le CAN (le Comité de pilotage provisoire désigné par les délégués des comités NPA et le Bureau Politique de la Lcr) a commencé a travailler sur le futur programme de notre parti (voir ci-dessous) qui devrait être adopté (ou pas) lors de la réunion nationale de novembre. C’est une première mouture, il a été demandé à tous les comités d’envoyer des contributions afin de l’améliorer, de l’étoffer (ou de le changer), lors de la prochaine réunion du CAN, le 12 octobre prochain.

En bleu sous le texte, la contribution du Comité NPA Morbihan

Version du 19/09/08

Le programme que nous allons adopter au congrès est un texte qui fixe l’essentiel des fondements politiques durables du NPA, même si ceux-ci pourront être complétés dans congrès ultérieurs. Ainsi, il faut se garder d’y mettre des aspects trop conjoncturels qui doivent plutôt figurer dans la motion d’orientation.

Les débats sémantiques n’étant pas les plus simples, nous avons eu du mal à nous mettre d’accord sur un titre. Rien de grave, il faudra en trouver un qui fasse consensus (ou plusieurs à soumettre au vote) dans une étape ultérieure (les navettes de discussion feront apparaître une solution satisfaisante pour le plus grande nombre).
Introduction de cadrage global à rédiger en prenant comme axe de départ, le tournant dans la mondialistation.

1/ Le capitalisme met l’humanité et la planète en danger
« On ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. »
« Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. »
« Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC…) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde. »

Dans cette partie, nous proposons de développer en quoi le système capitaliste mondialisé mène le monde dans le mur, de partir de données sur la pauvreté dans le monde, sur les inégalités et montrer que le cours du capitalisme n’est pas de les réduire mais au contraire de les accroitre.
Développer sur la guerre sans fin, l’impérialisme version 21e siècle, y compris celui qu’exercent les dirigeants de notre pays.
Développer sur le sens de la mondialisation des années 80 qui aggrave l’exploitation, la division internationale du travail, creuse les inégalités de toutes sortes. Développer sur l’exploitation coloniale et semi-coloniale.
Développer sur la crise écologique, ses racines, sa gravité, l’humanité mise en danger par un système qui recherche la rentabilité et la croissance au mépris des dégâts humains et écologiques vitaux que cela occasionne.
Développer sur la crise économique actuelle comme issue logique d’un système qui montre sa faillite… Mettre en lumière la folie – et le cynisme - des décideurs, des bourgeoisies de la finance, des affaires, des multinationales, des banques, les spéculateurs, autant d’adversaires qu’il faut combattre à l’échelle planétaire.

Le capitalisme basé sur la loi de la valeur, l’exploitation, le salariat, la recherche du profit au détriment des besoins sociaux est contradictoire avec toute issue humaniste.
Ce système fonctionne sur la base d’une logique qui invalide toute tentative de l’humaniser qu’elle soit sincère ou hypocrite.
Souligner qu’au cœur de la crise il y a la contradiction fondamentale du capitalisme entre l’appropriation privée et la socialisation, la globalisation de la production, contradiction aujourd’hui exacerbé par la concentration de la propriété, sa forme financière parasitaire et l’internationalisation de la production.

Développer sur le caractère totalement antidémocratique du système où l’essentiel de ce qui fait la vie concrète de l’immense majorité de la population lui échappe.

« Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. »

Illustrer l’ampleur de l’attaque : le partage inégal des richesses dans l’hexagone et les colonies (outre-mer, Corse…), les délocalisations, la destruction et la dégradation des services publics, l’attaque contre la protection sociale, les retraites ; les inégalités entre les hommes et les femmes… :
Cette politique est ici menée par la droite, en Angleterre par la Gauche, en Allemagne par les deux…C’est celle que dicte les classes capitalistes à tous les partis et gouvernements qui s’adaptent et se plis à l’économie de marché.

La Ve République, un système de moins en moins démocratique : dénoncer la volonté d’étouffer la démocratie : des parlementaires coupés de masses, un pouvoir qui musèle les médias, étouffe la culture, criminalise les mouvement sociaux, cherche à diviser les travailleurs, avec ou sans papiers, avec ou sans statuts…

Le gouvernement mène une offensive sécuritaire qui musèle les libertés et criminalise les pauvres.

Développer que l’insécurité est avant tout sociale et mettre en avant nos exigences immédiates sur le terrain de la liberté et de la démocratie.

2/ La modernité du socialisme, avenir de l’humanité
« Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier mais nous avons des objectifs.»

Le socialisme, c’est le fin de l’exploitation, c’est libérer la production et la répartition des richesses de l’appropriation privée capitaliste, c’est utiliser les progrès pour le bien être de toutes et de tous.

Le socialisme suppose une mécanisme de choix collectifs pour produire.
Le socialisme, c’est un niveau de démocratie inédit dans toute l’histoire, qui permette la possibilité pour les exploités, les opprimés de prendre en main leur destin et celui de la société.
Le socialisme que nous voulons n’a rien à voir avec le stalinisme. Il n’a rien à voir non plus avec les politiques menées par la social-démocratie. Il faut le reconstruire, le recrédibiliser, le réactualiser, le réinventer.
Parce qu’il doit permettre des choix économiques démocratiques et rationnels, dans l’intérêt du plus grand nombre, le socialisme est la seule possibilité de stopper la crise écologique et de réconcilier l’être humain et la nature.
Le socialisme doit permettre là chacune et chacun de trouver sa place dans notre société, ce qui passe par le respect des cultures, des langues, des choix philosophiques ou religieux, des orientations sexuelles,…
Pas de socialisme sans libération des femmes et pas de libération des femmes sans socialisme.

3/ L’urgence sociale, démocratique, écologique
« Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes ! »

Développer l’exigence de prendre sur les profits pour augmenter les salaires, les pensions de retraites les minima sociaux, développer les services publics et en créer de nouveau etc…

« Ecologiste »
On approfondit mais sur d’autres angles que les phrases du début, peut etre en terme de choix (énergie renouvelables versus pétrole et nucléaire, on aborde la question des finalités des modes de production - pas de culpabilisation individuelle-, critique de la pub et du « mode de vie » ;)…

« Antiraciste »
On approfondit : la lutte contre les mesures et les politiques discriminatoires qui frappent plus particulèrement les quartiers populaires et les drames humains qu’elle génère, pour la liberté de circulation et d’installation, pour l’égalité des droits entre français et immigrés….

« Féministe »
On approfondit : en finir l’oppression spécifique des femmes dans la sphère publique (travail, vie pol…) que dans la sphère privée, affirmer l’exigence non négociable de l’égalité, garantir de droit à l’avortement et à la contraception libre et gratuits etc..

« Révoltée par toutes les discriminations »
Faire un paragraphe sur les oppressions subies par les LGBT et notre volonté d’y mettre un terme ce qui suppose de garantir les droits égaux pour les homos et les hétéros, de rompre avec les normes hétérosexistes….

Dénoncer l’oppression spécifique de la jeunesse à l’école, dans le cadre de la famille, dans le monde du travail. Les jeunes, notamment les jeunes issus des quartiers populaires et/ou enfant d’immigrés sont dénoncés comme responsables de tous les maux.
Insister sur le fait que l’écologie, le féminisme, l’internationalisme, la lutte contre toutes les formes de discrimination et d’oppression, ce ne sont pas des postures de seconde importance, mais c’est au coeur de notre projet, le socialisme.

« Internationaliste »
On approfondit : nous nous battons pour une autre Europe, pour la solidarité internationale (les suds, les peuples opprimés…), pour le développement des mobilisations et des luttes à l’échelle internationale. D’autant plus nécessaire que les capitalistes, eux, sont organisés à l’échelle internationale dans toute une série d’institutions qui jouent en rôle croissant contre les intérêts des salariés et des peuples : FMI, BM, OMC, UE, OTAN…Cela nécessite de collaborer avec les forces qui vont dans le même sens (mobilisations altermondialistes, une nouvelle internationale…

Développer sur l’idée que pour changer le cours de l’histoire, il faut que la majorité de la population prenne conscience de sa force : le prolétariat et les secteurs populaires dans leur diversité (différentes catégories de salariés, les précaires, les petits paysans et les artisans, la jeunesse (en rendant compte de ce qui peut les unifier mais aussi des contradictions qui pèsent négativement) et les facteurs de leur unification.

C’est dans le mouvement social que l’on progresse dans la prise de conscience, que l’idée d’un nouveau monde s’élabore, que la satisfaction des exigences populaires pose la question de qui dirige la société… et c’est par le développement et la généralisation des luttes, des grèves que l’on peut bloquer les attaques, imposer des revendications et, quand le rapport de force est suffisant, permettre la rupture pour engager une transformation révolutionnaire de la société.
La convergence de ces exigences pose la question du contrôle des travailleurs et de la population sur la marche des entreprises et de la société, d’un gouvernement et d’un pouvoir qui sert ces intérêts.

En finir avec le système cap, avec l’Etat dont il s’est doté, avec les institutions mondiales aux services des classes dominantes suppose à la fois un bras de fer de longue durée (conquête de l’« hégémonie ») et aussi une rupture centrale.

Creuser la question des institutions : il faut avoir des élus qui seraient les porte voix des classes populaires qu’ils représentent. Mais ces élus refuseront de gérer le système, un sytème fait par et pour les classes possédantes. Un système politique (l’Etat) avec lequel nous voulons rompre (et rompre tout de suite avec les institutions de la Ve), pour favoriser un autre rapport au pouvoir (cumul, révocabilité, rémunération des élus, assemblée constituante, pouvoir de la majorité de la population…).

4/ S’organiser, agir, faire de la politique, un parti pour l’émancipation
« Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne.
Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s. »

Développer sur les « deux gauches », rappeler les expériences gouvernementales passées, ces gouvernements de gauche qui ont tourné le dos aux aspirations populaires, géré les affaires au service de la classe dominante. Décrire l’évolution – et le crise - de la SD, du PC, des Verts. Montrer que les reniements rendent d’autaut plus indispensable qu’une nouvelle force politique indépendante reprenne le flambeau de la lutte pour changer la société en tirant les leçons de ces échecs.

Inscrire notre volonté de nous construire dans le monde du travail, dans les quartiers populaires, au plus près de celles et ceux qui sont exploités, opprimés, qui subissent les attaques.

« Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat  anticapitaliste
« Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. »

Nous voulons reprendre le meilleur de la tradition de celles et ceux qui ont affronté le système de puis deux siècles, le meilleur des traditions socialiste, communiste, écologiques, libertaire.

Nous voulons en finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.
Reprendre et développer ce que pourrait être les contours d’une société basée sur la recherche de la satisfaction des besoins sociaux (en évitant les redites) et le respect des équilibres écologiques.

De la même façon que nous construisons en France un nouveau parti pour le renversement du capitalisme, nous travaillons à l’émergence d’une nouvelle Internationale, capable de regrouper les anticapitalistes dans le monde.

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« Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée. »
Si nous le jugeons nécéssaire à l’instant « t », nous pouvons reprendre et développer cet appel à s’élargir en l’actualisant du point de vue de l’état du processus. Sinon on laisse tomber.

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Contribution du Comité NPA 56 envoyée au CAN

Modifications au programme souhaitées :

Ajout, dans la partie 1 « Le capitalisme met l’humanité et la planète en danger »
Dans le développement prévu sur l’impérialisme, ajouter un passage sur la montée des nationalismes, des intolérances religieuses et des logiques communautaires instrumentalisées par les différents impérialismes et qui mettent en concurrence les peuples.

La partie sur la Ve république associée aux politiques de Sarkozy ne nous semble pas très claire et justifiée à cet endroit. Un passage plus clair sur les institutions comme instruments au service du capital serait préférable et il faudrait alors prendre en compte les 3 niveaux : institutions nationales, européenne et mondiales.

Ajout, dans la partie 2 du programme « La modernité du socialisme, avenir de l’humanité »

Le socialisme ne peut être seulement défini négativement comme ce qu’il n’est pas. Nous devons le défendre positivement pour ce qu’il doit être :
Le socialisme incarne l’intérêt de l’écrasante majorité de la population en rupture avec le règne actuel d’une infime minorité qui s’accapare la propriété et le pouvoir sur un ensemble de biens communs.
La socialisation de certaines catégories de biens communs caractérise le socialisme alors que leur privatisation fonde le capitalisme. Par delà les effets de modes, nous oeuvrons pour le maintien ou le retour à la propriété collective de trois types de biens :
les biens communs préexistants  correspondant aux enjeux écologiques majeurs : eau, air, patrimoine génétique du vivant…
les biens communs acquis ou construits par l’homme : les infrastructures, la monnaie et le crédit, les réseaux routiers , de chemin de fer, etc … ainsi que les services publics relatifs à l’énergie, la santé, l’éducation, etc…
les grands moyens de production

La définition du socialisme est incomplète sans la mention des moyens pour y parvenir.
L’auto-organisation des citoyens et des travailleurs est la modalité indispensable à l’ouverture de la perspective socialiste. Là encore, par delà les effets de modes, nous oeuvrons à la constitution de coordinations, de comités ou de conseils à même d’incarner l’intérêt du plus grand nombre et de mettre en échec la minorité qui confisque les biens communs.

Nous n’avons pas pu travailler sur le texte d’orientation avant la date du 5 octobre, nous ferons donc parvenir nos remarques ultérieurement. Par contre, sur la forme, l’adjectif « parasitaire » nous semble fortement connoté et nous aimerions qu’il ne soit plus utilisé.

Point de vue libertaire

Vendredi 3 octobre 2008

ENGAGEMENT : MILITANT ET DOMINANT ?

De fait, il existe une uniformité dans le milieu révolutionnaire, composé plutôt d’individus masculins, blancs et hétéros hormis peut être dans les groupes qui luttent spécifiquement contre le sexisme ,le racisme, ou un problème particulier relatif a un groupe discriminé.
Les raisons peuvent être historiques, a l’instar du mouvement écologiste états , dont les pionniers étaient essentiellement des hommes blancs prospères classistes, racistes et sexistes
Ces racines expliquent que ce mouvement est encore composé de façon prédominante par des personnes blanches de classes moyennes ou superieures.

De façons plus prosaïque, les femmes sont moins disponibles pour des activités militantes quand elles effectuent déjà la majorités des taches ménagères ( couples avec enfants:Hommes 2h13; Femmes 4h36 ) des soins aux enfants et personnes agées,ect…
Et les personnes les plus opprimées, lorsqu’elles s’engagent dans un processus militant, seront plus dans les luttes immédiatement « vitales » pour elles ( papier logement…)
Enfin l’ image renvoyée par les groupes libertaires et autres peut souvent être perçue de l’extérieur comme identitaire. Le code vestimentaire de mise et le virilisme ambiant dans les cortéges en manifs par exemple peuvent etre tout a fait rebutant.
Ce sont quelques élements de réponses , mais il est finalement difficile d’expliquer précisément le pourquoi de cette composition homogéne dans les groupes revolutionnaires
On peut cependant ajouter que les groupes quels qu’ils soient sont rarement tres hétèrogènes, ce n’est pas un problème spécifique

ETRE VIGILANT SUR NOS PRATIQUES

Nous n’avons souvent pas concience de cette homogénéité. De meme nous n’avons pas plus concience dela discriminations sexiste au sein des groupes.
En effet, quand il y a une certaine mixité, les rapports de domination, notamment sexiste ou autre,
ressortent trop souvent
Il suffit de penser aux prises de paroles, en réunion, AG ou debat, qui sont plus rares, plus courtes et plus techniques ou pragmatiques chez les femmes.
Elles se font plus souvent couper la parole, et leurs positions ont généralement moins de poids que celles les hommes
La répartition des taches est elle aussi révélatrice:la prise de notes , la cuisine si c’est une réunion ou l’on mange ensemble , qui s’en charge?
Les femmes sont celles qui accordent en général le plus d’attention à la convivialité dans les lieux de vie -c’est ce qu’on leur a appris!- et pendant ce temps, ces messieurs font de la politique!
Nous devons accorder une attention constante a ces problèmes.
Ce n’est pas parce que nous nous proclamons antisexiste antiraricte antiautoritaire ect…, que nos comportements le deviennent automatiquement .
Ce constat peut étre déprimant, mais l’inverse serait en méme temps fort étonnant: d’une société partriarcale, raciste, agiste… ne naissent pas spontannement des ilots d’egalité;
A nous de les construire !
Toutefois nous ne devons pas tomber dans le travers qui consiste à passer son temps à essayer de résoudre les problèmes internes et du coup a ne plus faire de politique vers l’extérieur
La particularité des demarches libertaires étant de dire qu’on souhaite que nos groupes soient le plus près possible de la société dans laquelle on souhaite vivre, tout en sachant que ce n’est pas en fonctionnant de maniere idéale que la société évoluera pour autant
Un des outils possibles est le fonctionnement en non mixité, de façon occasionnelle ou permanente, en parallèle ou dans des groupes séparés.
Il peut y avoir des groupes non mixtes de femmes, mais aussi d’hommes, d’enfants…
Ainsi nous ne perdons pas ces problemes de vue, et pouvons etre plus aptes à les dépasser.
Par exemple la non mixité femmes apporte la possibilité d’une traduction politique de problémes personnels ou collectifs et peut permettre la mise en place de solutions.
Elle donne une vraie capacité à questionner le groupe
être mouvementiste et pour l’autonomie des groupes est également important .
En effet en laissant les groupes, les personnes gérer elles mêmes leurs luttes et en essayant de ne pas
les diriger, on a plus de chance de ne pas être dans la position du dominant . L’important est aussi
de voir dans quelle direction nous allons dans nos groupes, vers un mieux ou un moins bien, c’est
pourquoi ces questions doivent toujours être pointées du doigt dans nos activités et pas niées .

ANITA - Courant Alternatif -

Florent.

Humanisme abstrait ?

Vendredi 3 octobre 2008

GEORGES KENNAN ,dirigeant de l’equipe chargée de la planification politique au departement d’etat des USA, déclarait en 1948 :”avec seulement 6,3 de la population mondiale nous representons près de 50 pour cent de la richesse mondiale…
Dans cette situation , il est impossible que nous n’eveillions l’ envie et le ressentiment.
Notre tache principale , dans les années a venir , est de mettre en place un systeme de relations internationale qui nous permette de maintenir ce desequilibre…”

Nous ne devons pas nous leurrer en imaginant que nous pouvons , aujourd’hui, nous payer le luxe de l’altruisme et de la charité
Nous devrions cesser d’evoquer des principes aussi flous et irrealistes que les droits de l’homme,l amelioration du niveau de vie et la democratisation.

Le jour n est pas loin ou nous allons devoir nous positionner en terme de rapport de force pur
Et moins nous serons bridés par des slogan idéalistes, mieux nous nous trouverons

source:extrait du livre de noam chomsky:de la guerre comme politique etangere des etats unis Edition argone

Florent.

Rencontre NPA Finistère Morbihan à Chateaulin

Lundi 22 septembre 2008

Compte rendu de la rencontre NPA Bretagne sud

le NPA du Morbihan (représenté par Fréderique, Serge, Denis, Alain, Florent et Franck) a été accueillis très chaleureusement par les camarades du Finistère, un grand merci à eux (sections NPA du Finistère) pour tout. Cette rencontre a été super bien organisée. Je tiens aussi à demander de l’indulgence à propos de ce compte rendu, mais la soirée de samedi ayant étée assez joviale (j’ai pas trouvé mieux comme mot pour dire que le Morbihan, bien que peu représenté n’a comme d’habitude laissé personne indifférent…), la relecture de mes notes est parfois surprenante.

Les débats  engagés au cours de cette rencontre tournaient autour de quatres thèmes : santé, libertés individuelles, écologie et précarité.
Mes comptes rendus ne concernent que les débats sur l’écologie et sur les libertés individuelles, du fait que je n’ai participé qu’à ces deux débats. Merci à Janine de Quimper pour son compte rendu du débat sur la précarité ( les plus subtils d’entre vous remarquerons une différence de style dans la rédaction ).

Débat “écologie” :

Trois thèmes essentiels sont mis en avant dans ce débat : l’eau, l’air et la nourriture.
il est rappelé que le peuple de France (et de Bretagne, donc) s’est fait bien avoir avec la privatisation de l’eau (Veolia, Suez…) et qu’il est évident que nos dirigeants capitalistes (et leurs copains qui dirigent des multinationales) envisagent de privatiser l’air… ça semble con, comme ça, mais c’est tellement évident… on commence par polluer, et ensuite, on facture le traitement qui permet de nettoyer… Le truc basique, en fait.
Il semble (c’est même plus que sur) que l’écologie ne peut-être qu’anticapitaliste. à ce propos, je peux diffuser le reportage sur les écolos-tartufes, qui est très intéressant… en clair, quand le capitalisme sera vaincu, il sera plus évident de résoudre les problèmes écologiques. Il est précisé que non content de n’être pas capable de lutter contre toute forme de pollution, le capitalisme productiviste en est la cause…
Beaucoup d’insistance aussi sur la régionalisation des luttes dans ce domaine : en effet, une région comme la nôtre a des spécificités fortes, souvenons nous du refus catégorique du nucléaire ( et de Plogoff ), nous avons no propres problèmes de qualité de l’eau, nous avons aussi nos pécheurs, nous devons aujourd’hui nous battre contre la volonté de privatisation des voies expresse, les bretons les moins riches sont chassés des bords de mer par les promoteurs… Bref, personne d’autre que nous n’est apte à défendre nos causes. Mais si les luttes doivent être régionales, les réponses doivent être internationales.
Il faut aussi remarquer que depuis peu, depuis que l’écologie est le dernier truc à la mode, on assiste à une culpabilisation systématique du citoyen… c’est inacceptable. ça l’est d’autant plus que seul 4% des déchets sont produits pas les gens, le reste étant à mettre au compte des industriels et des agriculteurs (source : le canard enchaîné du 17 septembre 2008).
Alors arrêtons de dire qu’il n’y a pas de solutions. Il y en a plein de solutions. Commençons par relocaliser nos productions… c’est honteux de trouver sur les étales de nos super marchés des oignons venus de Nouvelle Zélande ou de l’ail d’Israel. Révolutionnons le monde du travail (les 3/8, les 5/8 et tout ce genre de trucs, non content de tuer à petit feu les ouvriers a un impact direct sur la pollution… Quoi qu’on produise, la façon de le produire doit être écologiquement correcte.
La question, c’est quoi mettre dans notre programme :soyons une force de proposition. Et n’ayons pas peur de montrer du doigt tous ces usurpateurs, ces écolos bobos, qui on fait le Paris Dakar en 4×4, qui sont incapable de prendre une photo s’il n’ont pas d’hélicoptère, et qui nous donnent des leçons…
La réunion sur l’écologie se termine sur une petite touche d’humour : l’homme doit être une sorte de filtre de la pollution : il doit en absorber plus qu’il n’en rejette… en gros, l’homme doit devenir une moule (et oui…)
Voila pour l’écologie.


Debat “libertés individuelles” :

Vincent ouvre ce débat en lisant l’éditorial de Michel Onfray paru dans Siné Hebdo du 17 septembre 2008. Dans cet édito, Onfray nous rappelle que Edvige n’est qu’un leurre. En effet, ce n’est pas la première loi liberticide que nous subissons. On en dénombre au moins 14 nouvelles depuis 2000. Sans compter la possibilité pour la police (entre autre) d’utiliser à votre insu votre téléphone mobile comme enregistreur… sans compter aussi les 4 millions de demande de mise sur écoute rien que pour l’année 2007… Sans compter les puces RFID qui commencent à arriver sur nos bambins.
Il faut absolument savoir dire NON, et quand on dit non, on gagne. Vincent estime qu’il faut agir, et tant pis si ça se termine en garde à vue. Il est en effet assez facile d’être beaucoup plus nombreux que les forces de l’ordre lors de nos manifs. Nous ne sommes pas violent, mais nous devons répondre à la violence étatique. Leur système ne survit que parce qu’il est violent. Mais il a peur… pour lui, les jeunes sont potentiellement dangereux, c’est pourquoi les projets “base élève” et “edvige” (et sans doute d’autres à venir).
En outre, nous ne pouvons pas accepter que des jeunes se retrouvent en tôle (Jean Marc Rouillant a apporté une contribution très intéressante dans ce sens). Mais ne nous leurrons pas : nous ne nous battons pas contre Sarkozy, mais contre EUX en général… Et nous avons le pouvoir (la lutte de nos camarades de Carhaix nous le prouve).
A propos des fichiers de l’état nous concernant, une vrai question se pose, et les accointances de l’état et du patronat peuvent nous poser la question : les patrons ne vont-ils pas avoir accès à ces fichiers, pour pouvoir par exemple discriminer encore plus facilement à l’embauche ? Ne va-t-on pas finir par se faire virer de nos boites parce qu’on est homosexuel, musulman, ou même (si si, il y en a) d’ “extrême” gauche ?
Alors il faut lutter, mais il faut aussi et surtout de la pédagogie. Il faut que nous soyons capable d’expliquer aux gens ce qui se passe. A ce propos, quelqu’un a noté qu’il n’existe plus de réelles affiches politiques dans notre pays. Ce serai une bonne chose de s’approprier ces moyens de communication.

La guerre aux pauvres est ouverte, et la pensée unique nous empeche de dire ce que nous pensons : impossible d’employer le mot “juif” sans se faire taxer d’antisemitisme, affaire Siné, affaire des caricatures… Il faut que ça cesse… Et nous gagnerons (comme le dit Keny Arkana, “ils ont le chiffre, on a le nombre…”) .

Débat “précarité” (merci à Janine de Quimper pour ce CR) :

Etaient présents 34 membres issus des 9 comités NPA de : BREST, LORIENT, QUIMPER, CARHAIX, NANTES, QUIMPERLE, CHATEAULIN, MORLAIX et CROZON

Nous avons engagé le débat par une mise au point sémantique qui curieusement n’est pas évidente pour la majorité gouvernante, sous la relative élégance pudique du mot précarité, se cachent : la pauvreté, l’exclusion et pour un temps encore limité, la marginalité.

Un rapide historique des « systèmes de réinsertion » mis en place depuis les années 80 par les pouvoirs successifs : quand Sécurité Sociale était synonyme de Solidarité Sociale et que le patronat dans les années 70 a commencé à perdre des profits face à la hausse des salaires, il a été mis en place une politique de cloisonnement social. En parallèle à l’hémorragie massive des licenciements économiques qui commençait, les gouvernements ont développé toute une palette de « mesures sociales » de compensation – parmi celles-ci, fin des années 80, en 1988, Michel Rocard crée le R.M.I.

Son financement par l’impôt entraîne fatalement un cloisonnement au sein des travailleurs et porte un coup fatal à la solidarité sociale du monde du travail. Désormais on se positionne en travailleur respectable ou Rmiste assisté.

Il existe d’autres mesures, plus ou moins insidieuses à l’origine du fractionnement de la solidarité salariale, notamment les différentes manipulations du SMIC (du SMIC horaire au SMIC mensuel) ; dans les années 2000, le choix était proposé aux entreprises entre l’application de pas moins de 7 SMIC, toujours compensé de toute façon par l’allègement des charges patronales. Les dérives de l’application de la loi des 35 heures et les manipulations du calcul du SMIC ont davantage accentué les cloisonnements sociaux : le chômeur, celui qui vient du travail et espère y retourner est devenu Rmiste, celui qui n’a jamais travaillé ou si peu ; on est vraiment dans le clivage organisé, destructeur. Tout comme smicard horaire ou smicard mensuel, chez Renault ou chez l’artisan, à Paris en banlieue ou en province il est de plus en plus difficile de s’y retrouver.

Comment ne pas reconnaître, alors que la France maintient son rang de 5ème de puissance économique dans le monde, que la politique capitaliste de nos gouvernants associés au patronat, vise à la construction volontaire d’une société en situation de survie ?

Le coût du travail baisse et pour calmer la grogne sociale, on met en place des statuts de salariés de différentes zones ; les repères sont flous, les rouages compliqués et entraînent un désarroi général souvent accentué par une pression à tous les niveaux : il faut sans cesse justifier de ses droits, fournir des documents sous prétexte de directives de contrôle, sans explication des services demandeurs. Le but est vite atteint dans ces conditions, forcément à un moment, l’assisté, le marginal, le chômeur… est coupable de ne pas mériter ce qui lui a été attribué !! Ces pressions sont insupportables quand la réalité du quotidien est comment payer le loyer, le gaz, l’eau, l’électricité, la cantine, le carburant pour aller travailler ou chercher du travail. Elles sont insupportables pour les familles, terrifiantes et anxiogènes pour les plus fragiles, les femmes et les hommes seuls, les malades, les personnes isolées, les jeunes avec ou sans formation. Nous ne sommes pas des spectateurs, au sein du NPA, ces situations sont évoquées par des personnes qui les vivent.

Pour comble et ce n’est sûrement pas la fin des mesures gouvernementales, nous arrive le RSA, mesurette quant à son impact sur l’insertion dans le monde du travail des Rmistes et autres laissés pour compte, mais destructrice par rapport à l’ancien mode de calcul et d’attribution d’un complément de salaire ; de plus, ce projet de loi est accompagné d’un décret visant à contrôler systématiquement le train de vie des allocataires de minima sociaux, ceux-ci étant bien entendu considérés comme des fraudeurs potentiels.

En clair, ce décret autorise la CAF ou tout autre service de la Sécurité Sociale, à faire des contrôles de votre « train de vie » avec ou sans votre accord, afin de justifier ou de supprimer n’importe quelle prestation sociale dont vous êtes bénéficiaire.

Au temps jadis, les travailleurs sociaux montaient des dossiers en recherche d’un maximum de droits et d’allocations en rapport avec la situation des usagers dont ils avaient la charge ; aujourd’hui, on leur demande, à l’aide d’enquêtes ou de questionnaires pernicieux, de traquer le « fraudeur » ; le maître-mot est économie coûte que coûte. La problématique est identique et sera même amplifiée par les nouveaux schémas de compétences de l’ANPE ; à ce jour, les conseillers ANPE font de la « prescription » : « vous prendrez dans un premier temps un petit C.A.E. (contrat accompagnement Emploi), suivi du CES (contrat emploi solidarité), pourquoi pas un stage peu ou pas rémunéré mais tellement formateur… et après ? Cherchez la case minima sociale dans laquelle vous pouvez entrer et bonne chance… !! Ce sont les ordres, les nouvelles directives, fortement impulsées par les demandes du MEDEF qui vise à une refondation sociale : d’un côté les employables, en face les non-employables, les uns comme les autres, unis dans cette notion du moindre coût.

Il faut avoir à l’esprit qu’un employable d’aujourd’hui risque à tout moment de devenir inemployable, la précarité n’est plus et sera de moins en moins un phénomène marginal.

Nous sommes tous concernés, le temps est venu du réveil des consciences, le temps est venu de la fédération générale autour d’un parti politique qui osera les actions visant à la déconstruction systématique des propositions scélérates du gouvernement. La réflexion et l’action dans l’union doivent nous amener à porter un message d’espoir et de résistance.

Changer la société

Samedi 26 juillet 2008

Débat lancé par David:

La société ?
On est tous a vouloir changer le monde et donc nôtre société.
Mais pour changer celle-ci ne faut-il pas avant tout le courage de changer soi-même ?
Pour que cette vie en devienne une NOUVELLE !

A vos claviers

Conclusions personnelles de membres du NPA

Mardi 22 juillet 2008

Suite à la coordination du 28 29 juin a paris, à laquelle Florent a assisté en tant que délégué:

le probleme posé est le suivant:
avons nous confiance dans la capacité de la lcr de s auto dissoudre dans 1 npa(?)  communiste et libertaire?
est ce que le moment est enfin venu d’ unir nos force et nos objectifs societaux en faisant abstractions de vieilles querelles sclerosantes?
les differents positionnement au sein des comités est une chances majeur  pour le npa

ils doivent permettre de faire émergé des principes forts quand a la democratie interne et a l ‘organisation generale du mouvement
Le principe de delegation par mandat révocable est imperatif
Les remontées des positions communes des collectifs npa  dans le processus constituant l est egalement
On pourrait relever 2 points qui  pourrait ne pas faire  partie du debat
1 la parité est 1 nom sujet, parler de “taux” de personnes nous parait indigeste
2 croire au niveau lcr a l homogénéité totale des positions ideologiques nous semble relever d’1 schema dépassé du militantisme

nous tendons toutes et tous à l’émergence d’un mouvement puissant pour une société humaine libéré du capital (bridée ou nom)
alors faisont confiance à l’ensemble des coordinations des territoires (meme si toutes ne sont pas encore parvenues au méme niveau de travail, du fait de la jeunesse  du mouvement)

La lutte pour detruire cette structure societale tyranisante doit nous guider
Cette lutte doit affirmer la puissance indivduelle et collective , alors la lutte des proletaires est liberation,la lutte des classes devient ce q’u elle n’aurait jamais du cesser d’étre: une lutte libertaire pour le communisme
Alors uniquement,nous seront audibles,visibles et convaincant

politiquement,nous vivrons ou nous mourront ensemble

Florent et Jérome npa 56