Archive pour juillet 2008

Compte-rendu des délégués Morbihannais

Vendredi 11 juillet 2008

Les trois délégués présents à la Réunion Nationale des Comités anticapitalistes ont fait leur compte-rendu lors de la réunion locale du 8 juillet dernier

Réunion Nationale des Comités Anticapitalistes - 28-29 juin 2008

Compte rendu de la réunion plénière
En préambule, je tiens à demander l’indulgence des camarades à propos de ce compte rendu…

Le week-end fut très intense, et la prise de note trop exhaustive… Pas facile donc de faire une synthèse de tout ça… Nous nous sommes rencontrés avec Fañch et Florent pour présenter quelque chose de clair, précis, et le plus honnête possible (donc hormis quelques commentaires, aucune idée personnelle ne devrait transparaître là dedans). Nous pourrons parler davantage de nos ressentis respectifs dans le débat qui devrait suivre cet exposé.

Près de 1000 délégués sont présents ce week-end à la Plaine St Denis dont vos trois serviteurs fatigués certains par la route (départ à quatre heure du matin) un autre à cause de ses intestins bretons qui semblent ne pas supporter la nourriture de la capitale…

Quelques « personnalités » politiques présentes tout au long du week-end : Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Alain Krivine, Daniel Bensaïd…
Pour information, nous avons préparé ce compte rendu en commun et de la manière la plus démocratique qui soit (vous aurez l’occasion de comprendre pourquoi cette précision plus tard dans ce compte rendu).

Les organisateurs de cette réunion plénière rappellent donc dans un premier temps le but de ce week end :
Organiser une feuille de route.
Passation de pouvoir : il faut que le NPA se gère maintenant seul (avec la ligue, mais pas animé par la ligue… Nous y reviendrons par la suite).

Un petit rappel est fait sur qui nous sommes :
Le NPA compte aujourd’hui à peu près 300 comités plus une centaine en gestation. La plupart de ces comités sont très jeunes (ils datent d’après les municipales). Il faut noter que si la majorité des comités sont créés sur des critères géographiques (département, ville, arrondissement), il y a aussi des comités jeunes (essentiellement dans les facs), des comités au sein des entreprises (ST Micro à Gardane, Peugeot à Mulhouse, Poste, Santé…), et même un comité femme à Toulouse.

Il est rappelé que tout cela est très motivant et dépasse les espérances les plus ambitieuses. Il est précisé (en exemple) le fait que la Bretagne dispose de plus de 20 comités, et que globalement nous constatons un rapport de 1 à 3 en effectif assidu par rapport à la LCR. Il semblerait que le seul hic de ce NPA tient sur la parité, avec seulement 35% de femmes.
Voilà pour la présentation globale du NPA.

Ensuite viennent les prises de paroles des comités.
Synthèse générale
Sur les 1000 délégués présents, à peu près 80 personnes on pris la parole au cours de cette réunion plénière.
Il est a noté que beaucoup de comités n’étaient pas informés de la possibilité d’apporter une contribution.
Plusieurs intervenants demandent une modification de l’ordre du jour. Beaucoup pensent qu’il est inutile de se disperser et qu’il serai plus opportun de ne faire que deux commissions, à savoir la commission « déclaration commune » et la commission « organisation du processus ». L’importance qu’a pris cette dernière commission, en parallèle avec le besoin de démocratie interne fort demandé laisse entendre que les camarades allant dans ce sens avaient raison.
Certains autres proposent d’ajouter d’autres comissions (Santé, LGBT).

Chaque intervenant fait part des experiences et des préoccupations de son comité. Il en ressort trois préoccupations principales :

- La démocratie interne au NPA (sujet à priori primordial pour chacun), et personne ne semble – et
c’est tant mieux - envisager la possibilité que cette démocratie ne soit pas une base à ce nouveau parti.
C’est réellement le sujet qui revient le plus souvent. Il semblerai (et j’adhère personnellement dans ce
sens) que toute faute, erreur ou maladresse à ce sujet pourrai avoir des effets dramatiques sur les
militants, et tout particulièrement sur les nouveaux militants.
Pour ce sujet précis, il sera bon je pense de débattre après le compte rendu de Fañch et Florent à
propos de la commission « organisation du processus ».

- Le féminisme : Beaucoup d’interventions à ce propos… il est à noter que beaucoup de comités déplorent la faible participation des femmes (à peu près 35%… certainement encore moins chez nous).
A ce propos, plusieurs comités envisagent de proposer un service de garde d’enfant (à voir comment cela
peut concrètement être efficace) afin que les femmes puissent plus facilement venir aux réunions.
Le comité « femmes Toulouse » propose des lieux (de réunions) de non mixité… Ceci dans le but que les
femmes puissent s’exprimer sans contraintes.

- La defense des services publics : c’est encore là une cause qui semble être très importante pour
tous les camarades : l’école, l’hopital… Nous devons lutter pour garder ces services, notamment en
province (la lutte des camarades de Carhaix pour la défense de leur maternité fait office d’exemple pour
beaucoup de collectifs) .

Voilà pour ce qui préoccupe le plus grand nombre.

Points précis significatifs mis en avant par certains comités:

- Certains comités mettent le doigt sur le fait que nous avons un vrai pouvoir par le biais de nos luttes.
- La section du 13em arrondissement de Paris expose leur action pour les sans papiers dans le secteur du
batiment. Après 77 jours de grèves auto financée (vente de T-shirt et autres actions), les camarades ont
obtenu la régularisation de 2/3 des sans papiers grévistes.
- La section du 20em lutte sur le même sujet avec des résultats là aussi.
- Jerome de la section « Gardane ST Micro » nous explique que trois semaines de grèves et de lutte leur
ont permis d’obtenir une augmentation « substantielle » (que je terrai par pudeur – 4,6%-).
Beaucoup de satisfaction de cette section surtout sur le fait que maintenant, une vrai force non syndicale
est là et a se permet de s’occuper de son propre avenir.
Un camarade du comité « Peugeot Mulhouse » parle d’une experience de lutte similaire…
- L’association « la pelle et la pioche » (contre la précarité) parle des réquisitions de logements, de
l’importance de la médiatisation de nos actions, et demande une réflexion sur des formes nouvelles de
revendications.
Pour beaucoup de camarades, il semble très important que le parti soit dans les entreprises. Les syndicats
ne semblant plus à même de défendre les intérêts des salarié-es, il faut nous réapproprier cette lutte.

- Plusieurs remarques aussi sur le fait que la gauche, c’est nous et nous seuls, et qu’il faut arréter de se laisser leurrer par les médias sur le positionnement du PS… (Remarque du Pays Bigouden, de Pessac, de Dijon, de Olivier Besancenot). Le PS est à droite, tout le monde le sait, il est temps que tout le monde l’admette. Et le NPA est la gauche (même si les médias tentent de nous discréditer et de nous qualifier d’extrémistes).
Le camarade de Dijon plein de poésie précise que le PS est un « monstre malade » et qu’un « monstre malade », on ne le soigne pas, on l’abat…(je relève cette intervention juste parce que j’aime bien…).
- Beaucoup de préoccupations écologiques aussi… Notamment sur le sujet du nucléaire (manifestation à Paris ce 12 Juillet)

- Il est rappelé qu’il faut faire attention aussi à ne pas « exclure » (entre guillemets… j’veux bien fermer les guillemets mais pas ma gueule) les membres de la LCR… La LCR ne faisant pas forcement tout ce qu’il faut dans ce sens, et certaines maladresses, fautes ou erreurs peuvent nuire à cette cohésion.

- Certains points précis très intéressants sont exposés : certains camarades ressentent des besoins de formation (politique, expression, communication…). Beaucoup de comités envisagent de faire des réunions thématiques (plus facile à mettre en place dans les comités ou le nombre de militants est conséquent).

- A deux reprises, des camarades de « Lutte ouvrière (étincelle) » nous expliquent qu’un parti anticapitaliste doit être révolutionnaire et doit le dire dans son titre et dans son programme… (je me demande à titre personnel pourquoi ils nous donnent des conseils, et pourquoi ils ne les appliquent pas eux-mêmes).

- Beaucoup de comités sont proches d’associations telles que RESF ou ATTAC… Il semblerait qu’il soit intéressant de rencontrer ce genre d’associations ou leurs membres.

- Quelques interventions de jeunes, tous dans le même sens montre que ces jeunes ne sont pas forcement en phase avec le NPA. En effet, aucun d’eux ne se préoccupe du sujet numéro un à savoir la démocratie interne. Par contre, ils tentent de faire un certain forcing à propos de leur « indépendance », et de la création d’une sorte de JCR nouvelle. Certains témoignages laisseraient entendre que seuls les jeunes souffrent de ce capitalisme… Je ne suis pas certain que cette boboïsation de la lutte soit très efficace…

Commission Internet

J’ai participé le samedi à la commission Internet.
Nous avons tous trois décidé qu’il était bon que je fasse un petit résumé de ce qui s’est passé dans cette commission, ne serai-ce que pour pouvoir rebondir sur notre blog local, l’utilisation qui en est fait et le manque d’investissement à propos de ce média pourtant très pratique.
Cette commission avait donc pour but d’établir une sorte de cahier des charges (plus théorique que technique) afin que le site, les listes de diffusion et le forum du NPA soient indépendants de ceux de la LCR.

Il s’avère pour le moment que les responsables techniques au NPA seront provisoirement ceux de la LCR, ce qui ne garanti bien sur pas d’indépendance. Sur le même registre, les modérateurs du forum anticapitaliste sont ceux du forum LCR (hum…)
Plus techniquement, nous (un camarade d’Orléans et moi même) avons posé un problème éthique : Si nous sommes anticapitaliste, nous devons quand cela est possible refuser d’utiliser des outils directement issus de ce capitalisme. Nous estimons donc que le NPA ne doit pas utiliser des produits tels que ceux de Microsoft, Adobe ou autres…
La réponse à ceci a été plus qu’évasive, et nous sommes passé pour des geeks intégristes… Je pense à titre personnel qu’il serai bon de discuter du problème des droits d’auteurs et des brevets… c’est un problème qui est directement lié au capitalisme et à ses excès….
Un camarade (sic…) a proposé une idée qui a fait l’unanimité… contre elle… Il estimais qu’il serai bon de proposer un service de cotisation en ligne… « Tu paye ta cotise et on t’envoie les coordonnées de ta section locale… ».
Tous les camarades semblent agir à peu près de la même façon vis à vis des nouveaux adhérents, à savoir une rencontre souvent autour d’un verre, mais on ne parle d’argent que bien plus tard…. Personne ne semble vouloir changer ceci, et c’est très bien comme ça.
Il a été précisé que chaque section locale garde une entière liberté sur la ligne éditoriale de ses sites et/ou blogs locaux.
Des sous domaines « anticapitaliste.org » et « npa.org » sont en outre proposés pour tout site ou blog local. Ça peut être interressant pour des actions précises…
Des contacts ont été pris et les compétences de chacun seront peut-être utilisées par la suite (a espérer, toujours dans cet esprit de démocratie..).

Commission du Processus Constituant

Nous avons fait le choix d’y aller à deux, considérant qu’il s’agissait de l’une des commissions (avec la commission sur la déclaration commune) les plus importantes de cette première réunion nationale.

Rappel des tâches dévolues à cette Coordination nationale:

- assurer la circulation et la diffusion de l’information, sous des formes à définir mais accessibles, en mettant en place les outils adéquats (liste internet …)

- animer le processus, par exemple animer des réunions publiques là où des comités demandent des orateurs nationaux, produire du matériel …

Les objets de cette commission:
-   traiter du fonctionnement interne de notre organisation

-  Désigner des délégué-es afin de constituer une Coordination Nationale TEMPORAIRE, ayant pour but principalement de faire passer les infos des différents comités entre eux, de préparer la prochaine réunion Nationale prévue en octobre et d’en préparer les points à aborder en vue du Congrès constituant en janvier.

-  Parler des cotisations pour notre parti.

Le camarade du Bureau Politique de la Lcr, introduit le sujet en donnant les grandes lignes des discussions à venir (afin de lancer le débat, pas de le conclure dès le début…):

1/ L’échéancier – il propose au plus tard fin janvier pour la date du Congrès Constituant afin de pouvoir présenter le NPA aux élections européennes.
Il propose le calendrier suivant:
—> prochain rendez-vous du NPA à l’Université d’été de la Lcr
—> Une deuxième Coordination Nationale en octobre afin de préparer le futur Congrès
—> Maximum fin janvier, le Congrès Constituant.

2/ La reconduite de tout le bureau politique de la Lcr dans la Coordination Nationale temporaire.
Il a rappelé l’importance de la parité hommes/femmes, membres Lcr/non membres Lcr, « provinciaux »/parisiens, et la nécessité de voir représentés des courants proches comme la GR (Gauche Révolutionnaire) ou l’Etincelle (Tendance minoritaire de LO).

3/ De reprendre contact avec les organisations à la « gauche de la gauche » après la première réunion nationale, afin de renforcer les rangs du futur parti anticapitaliste.

4/ les cotisations

Nous allons nous rendre compte à la fin de la cession que, comme par « magie » sa conclusion sera exactement à l’identique de son intro malgré les débats contradictoires qui auront lieu tout le long de ce samedi..

1/ L’échéancier
Beaucoup de délégué-es réclament de nous laisser la possibilité de reporter à plus tard (de quelques mois) le congrès Constituant afin de laisser aux Comités le temps de débattre sérieusement sur le fonctionnement du futur parti et sur son programme. Beaucoup de questionnements autour de la question suivante: une construction, un fonctionnement structurel ascendant ou descendant ? Le Bureau politique de la Ligue semble avoir déjà tranché pour nous alors qu’en séance plénière on a pu constater que le sujet de la démocratie interne prédominait et semblait plutôt tendre vers une création ascendante (de la Base au « sommet »).
Plusieurs délégué-es ont également émis de sérieuses réserves sur l’électoralisme latent derrière un tel empressement (préparation des élections européennes). Si tout le monde a bien conscience de l’urgence sociale du futur parti, l’exigence d’une réelle construction collective était également très présente, et semblait à beaucoup plus importante qu’une éventuelle candidature aux élections européennes.
D’autres délégué-es souhaitaient construire le parti à marche forcée, arguant du fait que tous les comités n’étaient pas au même niveau de construction (ce qui est la réalité), et que si nous devions « attendre » les comités qui viennent à peine de se former il faudrait « des années » avant de pouvoir créer le parti. Ils souhaitent s’appuyer sur les quelques comités déjà bien avancés pour lancer le parti, les autres devront donc suivre.

Sur l’échéancier, aucun consensus puisque deux avis très clairs s’opposent politiquement : entre la nécessité de respecter le rythme de l’ensemble des comités et la volonté de présenter à tout prix le NPA aux prochaines élections.

2/ La désignation des délégué-es de la Coordination nationale temporaire
Il est bien précisé que ce ne sera pas une « Direction politique », son rôle, en théorie, devrait se borner à transmettre les différentes informations aux comités et à préparer la Réunion nationale d’octobre. En amont, les Comités doivent mener une réflexion de fond sur 3 grands axes afin de faire des propositions à cette prochaine réunion, à savoir:

- sur le programme du futur parti et qui sera validé en janvier.

- Sur les statuts (fonctionnement interne)

- Quelles pratiques concrètes (participation aux élections européennes, sur quelles bases etc…)

Pour la désignation des délégué-es, beaucoup en appellent à la parité hommes-femmes, mais la façon dont les personnes ont été désignées ne permettait aucunement de maîtriser ni la parité hommes femmes, ni la parité parisiens/ »provinciaux », et encore moins la représentativité réelle des comités.

Il y a eu ensuite un moment de tension parce que plusieurs délégué-es apprenaient AU COURS DE CETTE COMMISSION, que tout le Bureau politique de la Ligue était d’office reconduit dans la Coordination Nationale. Certaines interventions critiquaient directement le fait qu’une partie, ou que tout le Bureau soit reconduit, d’autres plus nombreuses, tout en comprenant la légitimité de voir le Bureau politique au sein de notre Coordination Nationale, étaient troublés que ça n’ait jamais été débattu collectivement et que ce fait politique nous soit au bout du compte, imposé.
Ça a créé un trouble, d’une part chez les militant-es Lcr ayant l’impression soudainement d’êtres suspectés de malhonnêteté, et qui en appellait à la confiance, d’autre part vis-à-vis des non-membres de la Lcr pouvant avoir l’impression que tout était « plié » d’avance.

La désignation des délégué-es est annoncée pour le dimanche matin avant la seconde séance plénière.
Des membres d’orgas comme « L’étincelle » se présenteront à cette coordination, non pas élus par leurs comités respectifs, mais au nom de de leur orga, à titre « d’observateurs ».

3/ Prise de contact avec d’autres organisations (L.O, Collectifs Unitaires)
pour gonfler les rangs du NPA

Peu de réactions, il y a avait un accord plutot unanime, même si quelques intervenant-es s’inquiètent d’un retour à une construction par en haut entre ‘appareils’.

4/ les cotisations
Il est établi que pour le moment chaque comité gère comme il l’entend, mais sans créer d’association (loi 1901), et en demandant aux différents comités de ne pas prendre d’initiative locale en terme de formalisation juridique. Ça peut poser souci pour les financements du parti une fois constitué.
Jusqu’au congrès, on continue avec un système hybride d’auto financement des comités et de financement de la ligue. Pour celles et ceux qui ont besoin d’êtrecarté-es, il a été proposé de mettre en place une carte de membre fondateur du npa, à cotisation unique d’ici le congrès.

Fin de cession du samedi

La cession se termine en fin de journée dans la chaleur et l’épuisement. Le camarade qui avait introduit la commission affirme qu’ily a eu sur l’ensemble « consensus » (!), et formule sa « synthèse » en reprenant simplement ses propositions du début, à savoir:

-  Le Congrès aura lieu en janvier
- Le calendrier est validé (et passera par l’Université d’été de la Lcr)
- Le BP de la Ligue au grand complet est d’office à la Coordination Nationale
- Le NPA se présentera aux élections européennes

Le lendemain matin (pas en fin d’après-midi où tout le monde était crevé pressé d’en finir…), des intervenants reviennent sur l’organisation de cette première réunion nationale de façon très critique; un camarade de Montreuil résume bien un sentiment partagé par plusieurs délégué-es: « Je suis venu en confiance, sans a priori, parce que localement ça fonctionne très bien avec les camarades de la Ligue mais je sors de cette commission, avec plus de doutes et de méfiance, parce que nous apprenons seulement aujourd’hui que:

-   Nous pouvions envoyer une contribution collective…

-  le BP est dans la Coordination Nationale sans aucune espèce de débat

- qu’il fallait désigner là tout de suite, des délégué-es sans avoir le temps d’en rendre compte à notre Comité

- On nous avait dit qu’il n’y avait pas d’ »enjeu » à cette réunion nationale et qu’il s’agissait plutôt de permettre aux comités de se connecter et d’échanger leurs expériences”.

Au sortir de cette réunion, les avis étaient mitigés, mais l’aspect positif semble être les échanges et les contacts pris ici ou là entre comités. L’ensemble des délégué-es souhaitent créer des structures régionales intermédiares afin d’alimenter les débats et d’être plus efficaces dans l’action. Nous avons pour notre part pris contact avec les autres comités bretons (pays nantais compris, evel just :-), avec dans l’idée de réfléchir à une coordination régionale intermédiaire.

Le dimanche matin, il s’agissait de la désignation des délégué-es pour la Coordination Nationale.

Pour info, la composition actuelle de la coordination (temporaire):

Le BP de la Ligue (21 membres= 10 femmes et 11 hommes), auxquels on ajoute deux personnes, 1 camarade (femme) des Bouches du Rhône dans le cadre d’une délégation importante, sachant que c’est le souhait des Bouches du Rhône et 1 camarade de Clermont (homme) également présenté par sa délégation.

les représentants des comités jeunes au nombre de 6 (4f, 2h), 3 non jcr-lcr, 3 jcr-lcr

En ce qui concerne les représentant-es des comités, la délégation n’est pas encore entièrement finalisée. Il y a déjà 25 personnes sûres, 10 femmes et 14 hommes, 4 des Bouches du Rhône (2 f, 2 h), 2 de Bretagne (2 f), 2 du Vaucluse (2 h), 1 de Paris 13 (1 h), 1 de l’Hérault (1 f), 2 du Haut Rhin (2 h), 1 de Toulouse (1 h), 1 de Paris 20 (1 h), 1 de Paris 14 (1h), 1 du Limousin (1 f), 1 de Seine et Marne (1 f), 1 du 92S (1 h), 1 d’Auvergne (1 h), 3 de Gironde (1 f, 2 h), 2 du comité précaires Paris (1 f, 1 h). D’autres comités n’ayant pas encore eu le temps d’en discuter ont indiqué qu’ils souhaitaient disposer d’une semaine pour ce faire, entre autres Montreuil, le Lot et Garonne, le Gard, les Hautes Alpes, le Rhône, l’Essonne, la Dordogne, le 10, le 12, le 89, Loire Atlantique, les Hautes Alpes, d’autres comités parisiens.

L’idée est que si ces comités souhaitent envoyer un délégué ils suscitent des candidatures plutôt de femmes, et, en tout état de cause, non membres de la LCR.
On peut donc envisager encore une dizaine de candidatures, qui pour la plupart devront être des femmes si on veut atteindre la parité.

Compte-rendu de la réunion locale du 08/07/08

Vendredi 11 juillet 2008

Prochaine réunion à Lorient (Cité Allende) le Mardi 22 Juillet 20H00.

Réunion du comité NPA 56 - Mardi 8 Juillet 08 à Lorient -

Nombre de participants 17 dont 2 membres du POI

C’est la première réunion du comité après la coordination nationale du 28/28 Juin, les délégués du comité : Franck, Florent ainsi que Fañch nous en font les commentaires ; Vous trouverez exposé sur le blog un cpte rendu détaillé ici.

Fañch propose aussi pour les camarades n’ayant pas accès à internet quelques photocopies de ce cpte rendu et contributions d’autres comités. Ces quelques points ouvrent aux commentaires des participants :

- Importante empreinte LCR dans les organes constituants du N.P.A

- Soutien des comités aux échéances politiques fixés par la D.N. LCR jusqu’aux élections européennes de 2009

- Échéancier des réunions constituantes du NPA

- Volonté de parité homme/femme, volonté de rapprochement avec d’autres organisations (Attack, Comités Unitaires, syndicats, coordinations, etc..)

A mi-séance les 2 adhérents du Parti Ouvrier Indépendant prennent la parole : Ce parti a eu son congrès fondateur à la mi-Juin 08 après un an de préparation, ils partagent avec nous l’appréciation de la difficulté de la fondation d’un nouveau groupe politique.

- En nous présentant une pétition pour un référendum contre le traité de Lisbonne, ils nous proposent un rapprochement possible dans des actions partagées.

- Le POI semble-t-il construit un projet politique de type révolutionnaire ayant pour point d’orgue une grève générale, pour la suite, allez voir leur site : www.conventionouvrièreetsocialiste.com

Nous reprenons nos débats NPA :Devant l’”agacement” de la Coordination nationale du nombre des comités Bretons nous proposons une prise de contact avec nos camarades de la région, au travers des mails d’abord, et si possibilité une réunion générale des camarades de Bretagne.

Ce projet reste dans le flou, cependant les sujets à préparer pour la prochaine réunion du mardi 22 à Lorient nous permettront d’y voir plus clair :

- Structure du parti (inclus la structure régionale utile ou non) Un-e LCR nous exposera celle de la Ligue

- Démocratie interne (Représentant etc..)

- Conduite des réunions du Comité (prise de parole, médiateur…)

La Coordination nationale attend des comités leurs apports quant à ces sujets, c’est donc du sérieux

Autre sujets exposés :
- Poursuite des réunions durant l’été mais fermeture de la maison des assoc. à Lorient au mois d’Août
C’est sans doute le moment de trouver un lieu de réunion mieux centré géographiquement (Auray?)

- La trésorerie : La LCR propose une gestion par comité et met en garde contre toute construction gestionnaire institutionnelle (Assoc 1901 etc.) conduisant droit aux délices Kafkaïens

Nous n’avons pas encore partagé les dépenses d’achat de papier, de la banderole, du voyage des délégués, Laurent collectera les cotisations à partir de la prochaine réunion. Leur montant n’est pas fixe, des idées : 1% de son salaire mensuel, ou type LCR : 5 euros pour revenus inférieur au SMIC, puis 10

Alain M.

Fermeture de DOUX à Locminé

Vendredi 11 juillet 2008

C’est tombé comme un couperet hier en fin de matinée. Le site de découpe de dindes du groupe Doux à Locminé est rayé de la carte. Plus de 450 salariés sont licenciés. Une catastrophe économique pour le territoire.

Pendant qu’un comité central se déroulait à Châteaulin, une réunion de comité d’entreprise avait lieu à Locminé hier matin. C’est là que le directeur du site, Emmanuel Chopard, a fait part aux quatre représentants syndicaux CGT et au représentant CFDT de la fermeture prochaine du site. L’abattoir de dinde va totalement disparaître du groupe tout comme deux autres sites en France. Au total, ce sont 657 suppressions d’emplois dont plus de 450 à Locminé. Les salariés ont à leur tour appris la nouvelle à la fin de leur service vers 13 h 30. Aucun n’est resté sur place. Les lieux étaient quasi déserts aux environs de 15 h. Seuls quelques ouvriers, une vingtaine, étaient présents pour leur service de l’après-midi. C’est donc ce matin que les salariés, aux côtés des représentants syndicaux,

vont décider des actions qu’ils vont mettre en place « car on va se battre » commentaient-ils, encore groggy par cette annonce.

Ecœurés, dégoûtés abasourdis…

« On sait bien que la filière est en crise, depuis un an, l’usine tourne à 30 % de ses capacités c’est certain, déjà en 2006, on a eu la grippe aviaire, en 2007 l’augmentation du prix des céréales, et les GMS qui tirent toujours plus sur les marges, mais de là à fermer… », expliquait Michel Talmon de la CFDT. Tout aussi abasourdi à son retour du Finistère en fin d’après-midi hier, Michel Le Guelleau, délégué central CGT se disait « écœuré », « et c’est le sentiment de tout le monde. On nous prend pour des billes. On est à l’origine de la fortune de Charles Doux, et voilà quelle reconnaissance on a ». Pour lui « c’est 25 % de la branche frais du groupe qui disparaît et ce n’est qu’un début » estimant que l’implantation du groupe au Brésil est l’une des principales raisons de cette fermeture. « On fait les frais d’une mauvaise gestion du groupe. Durant de nombreuses années, il a vécu sur ses acquis, sans investissements, sans innovation, pendant que les concurrents le faisaient. Quand il s’est réveillé, c’était trop tard ». Désormais, les salariés comptent « solliciter tout le monde, les pouvoirs publics et politiques, pour les aider ; il faut que tout le monde se mobilise dans une situation aussi critique ». Une reprise d’activité, non, il n’y croit pas vraiment, mais au moins « un reclassement décent pour les salariés licenciés ». « On n’est pas du genre à se laisser faire, à se ranger comme dans un cortège d’enterrement, on va leur montrer qu’on a du sang dans les veines », commentait Michel Le Guelleau.

« Une opération chirurgicale »

Pour Sylvie Le Sant, 38 ans, déléguée CGT « c’est inadmissible de faire ça à des gens qui travaillent là depuis plus de 30 ans pour certains. Depuis des années, on est habitués, c’est sûr que le groupe nous a fait des vacheries, mais là c’est trop, nous annoncer ça comme ça, alors que ce n’était même pas à l’ordre du jour de cette réunion, non vraiment c’est inadmissible. Je suis dégoûtée et en colère ». Elle ajoute « on nous explique que c’est comme une opération chirurgicale, qu’il faut en amputer certains pour que d’autres survivent, du n’importe quoi. En attendant, combien de salariés sur le carreau et ils s’en foutent ».
Le Telegramme - 11/07/08

Valérie Le Moigne

Fermeture du CIO Hennebont

Mercredi 9 juillet 2008

Fermeture définitive du CIO Depuis le 4 juillet dernier, le Centre d’information et d’orientation d’Hennebont a fermé ses portes. Ouvert en 1985, il desservait pas loin de 5.500 élèves en provenance des collèges et lycées d’Hennebont, Port-Louis, Riantec et Plouay qui vont désormais devoir s’adresser à Lorient. La directrice du centre, Odile Crespin, qui prend sa retraite, ne quitte pas le navire sans amertume. « C’est effarant, un service public de proximité ferme et voilà, pas un mot, pas de réaction… ». Deux conseillers et un agent administratif vont être mutés sur Lorient.

Source : le Télégramme

La ploutocratie, nouvelle classe dirigeante du capitalisme sénile

Mercredi 9 juillet 2008

Par Samir Amin, économiste et président du World Forum for Alternatives.

Dans les pays capitalistes, la «bourgeoisie» telle qu’on la connaissait a disparu : désormais, l’ordre social veut que la puissance financière et économique soit prépondérante.

La ploutocratie, nouvelle classe dirigeante du capitalisme sénile
La logique de l’accumulation est celle de la concentration et de la centralisation croissantes du capital. La concurrence, dont l’idéologie du système vante les vertus réelles mais tout également imaginaires, opère toujours ; mais elle n’est plus que la concurrence entre un nombre de plus en plus restreint d’oligopoles. Elle n’est ni la concurrence «parfaite», ni la «transparence» qui n’ont jamais existé et dont le capitalisme réellement existant s’éloigne toujours davantage au fur et à mesure de son développement. Or nous sommes parvenus à un niveau de centralisation des pouvoirs de domination du capital tel que les formes d’existence et d’organisation de la bourgeoisie telles qu’on les a connues jusqu’ici sont abolies.

Les capitalistes, nouvelle classe dirigeante
La bourgeoisie était constituée de familles bourgeoises stables. D’une génération à l’autre les héritiers perpétuaient une certaine spécialisation dans les activités de leurs entreprises. La bourgeoisie construisait et se construisait dans la longue durée. Cette stabilité favorisait la confiance dans les «valeurs bourgeoises», leur rayonnement dans la société toute entière. Dans une très large mesure, la bourgeoisie, classe dominante, était acceptée comme telle. Pour les services qu’elle rendait, elle paraissait mériter son accès aux privilèges de l’aisance ou de la richesse. Elle paraissait aussi largement nationale, sensible aux intérêts de la nation, quels qu’aient été les ambiguïtés et les limites de ce concept manipulable et manipulé.
La nouvelle classe dirigeante, celle du capitalisme contemporain tel qu’il paraît émerger de l’évolution des trente dernières années, sort brutalement de cette tradition. Le scandale d’Enron et quelques autres du même type ont sans doute contribué à révéler la nature de la transformation. Non que la fraude ait été une pratique sans précédant, bien sûr. Ce qui est beaucoup plus grave – et nouveau – c’est que la logique dominante des options de gestion du «nouveau» capitalisme produit nécessairement la recherche maximale de l’opacité, de la tromperie, voire de la falsification systématique des informations. Les uns qualifient les transformations en question de financiarisation, les autres de déploiement d’un actionnariat actif rétablissant pleinement les droits de la propriété (voire d’un actionnariat populaire). Ces qualifications laudatives, qui d’une certaine manière légitiment le changement, omettent de rappeler comme il le faudrait que l’aspect majeur de la transformation concerne le degré de concentration du capital et de centralisation du pouvoir qui lui est attaché.

«Self made men»
Sans doute la grande concentration du capital n’est-elle pas chose nouvelle. Dès la fin du XIXe siècle ce que Hilferding, Hobson et Lénine qualifieront de capitalisme des monopoles est une réalité. Sans doute cette concentration a-t-elle été – depuis – toujours en avance aux États-Unis sur les autres pays du capitalisme central. La formation de la très grande firme, devenant transnationale, est amorcée aux États-Unis avant la seconde guerre mondiale et se déploie triomphalement après ; l’Europe suit. Sans doute également l’idéologie étatsunienne du «self made man» (les Rockefeller, Ford et autres) tranche-t-elle avec le conservatisme familial dominant en Europe. Comme également le culte de la concurrence «vraie», quand bien même n’existerait-elle pas ; ce qui explique les lois «anti-trusts» précoces – dès 1890 ! Mais par delà ces différences réelles dans les cultures politiques concernées, la même transformation dans la forme d’existence de la nouvelle classe dirigeante du capitalisme caractérise aussi bien l’Europe que les États-Unis.

Source : http://www.marianne2.fr

2e EPR en France : une décision stupide qui disqualifie Nicolas Sarkozy sur les dossiers énergétiques et climatiques

Vendredi 4 juillet 2008

Paris, France — Greenpeace condamne l’annonce faite aujourd’hui par le président de la République qui, en visite au Creusot, a annoncé la construction d’un deuxième réacteur nucléaire EPR sur le territoire français. « Cette décision est aberrante et stupide. Il s’agit d’une faute lourde sur le plan énergétique, économique, industriel et environnemental, déclare Yannick Jadot, responsable des campagnes de Greenpeace France. La France est une “république nucléaire”, comme d’autres sont des républiques bananières. La présidence française de l’Europe commence à peine, le lobby nucléaire est de nouveau aux manettes et le Président français, totalement disqualifié. »

Un réacteur totalement inutile. Le réacteur EPR en construction à Flamanville ne se justifiait déjà pas en termes de besoins énergétiques, la France étant en forte surcapacité nucléaire. Pour justifier ce premier EPR, l’industrie et les autorités n’ont cessé de dire qu’il fallait un prototype à tester d’ici à 2015, avant de décider d’un éventuel remplacement du parc existant à partir de 2020. C’est encore la position défendue par EDF aujourd’hui, qui répète ne pas voir l’utilité de construire de nouvelles tranches nucléaires avant 2020. « Cette décision de construire un 2e EPR tombe du ciel sans la moindre justification énergétique », déclare Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie à Greenpeace France.

Un réacteur dangereux. L’EPR est le plus puissant des réacteurs au monde (1 600 MW), il concentrera plus de radioactivité que ces prédécesseurs. De plus, l’utilisation d’un combustible spécifique à base de plutonium (le Mox), renforcera la radioactivité et la toxicité des rejets éventuels. Et concernant les déchets, ils seront certes un peu moins nombreux, mais plus radioactifs.

Un réacteur trop cher, qu’on ne sait pas construire. Les deux seuls EPR qu’Areva tente actuellement de construire rencontrent de grosses difficultés. Le chantier finlandais, entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d’euros (pour un prix initial de 3,3 milliards) et ne sera terminé qu’avec deux ans de retard au moins (2011 et non 2009). Quant à l’EPR de Flamanville (Manche), il a déjà pris du retard, les travaux ayant été stoppés pendant plus d’un mois sur ordre de l’Autorité de sûreté nucléaire, suite à de nombreuses anomalies et malfaçons.

Il existe une bien meilleure solution : l’efficacité énergétique. Pourquoi investir dans le nucléaire, alors qu’il existe des solutions plus efficaces, plus économiques, plus sûres et plus rapides ? Isoler les logements, limiter les consommations des voitures, favoriser l’achat de produits efficaces, etc. : de telles mesures permettant de maîtriser la consommation répondent à la fois aux enjeux des changements climatiques, de la sécurité énergétique et du pouvoir d’achat des Français. Juste un exemple simple, que le gouvernement refuse de mettre en place – alors qu’il s’agit de l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement : l’interdiction des ampoules à incandescence d’ici à 2010. Une telle mesure permettrait à la France d’économiser une quantité d’électricité équivalente à ce que devrait produire le réacteur EPR.

« Face à l’envolée des prix de l’énergie liée au pétrole et dans un contexte de crise budgétaire, comment accepter que le président de la République fasse un cadeau de plus de 3 milliards d’euros à Areva au lieu d’investir au service des Français, s’interroge Yannick Jadot. On ne sait même pas combien coûte un EPR, vendu pour plus de 3 milliards d’euros mais dont le prix est en train de doubler en Finlande. En revanche, on sait qu’un euro investi dans l’efficacité permet d’économiser sept fois plus d’énergie qu’un euro investi dans le nucléaire n’en produit. »

Source : http://www.greenpeace.org/france/news/2e-epr-en-france-une-decisio

Nouvelle vidéo Coordination Nationale NPA

Mercredi 2 juillet 2008

Réunion Nationale NPA - 28 & 29 juin 2008
envoyé par NPA-RP

Prochaine réunion du Comité Morbihan

Mardi 1 juillet 2008

Le mardi 8 juillet prochain à 20h, Salle S05, à la Cité Allende.

A l’ordre du jour: le compte rendu de la réunion nationale des Comités anticapitalistes du week end dernier.

Dandy. Deux mois de sursis pour les salariés

Mardi 1 juillet 2008

Après la colère et le désarroi, l’espoir renaît du côté des salariés de Dandy à Pontivy. Le tribunal de commerce de Lorient a accordé un sursis de deux mois à l’usine de découpe de dinde.
Le jugement du tribunal de commerce de Lorient a été accueilli hier matin par des cris de joie et des applaudissements nourris des salariés. En plaçant l’usine Dandy en redressement judiciaire avec une période d’observation de deux mois renouvelable, la juridiction a suivi la demande du personnel soutenu par la CGT et rejeté celle d’Unicopa. Le groupe, propriétaire de l’usine de découpe et conditionnement de dinde, avait réclamé jeudi dernier une liquidation judiciaire immédiate.

« Victoire psychologique »
Si le tribunal reconnaît une situation difficile, due essentiellement à la crise dans la filière dinde, il refuse pour l’heure d’envisager la fermeture du site. « Il ressort incontestablement que le redressement de la société Dandy s’avère délicat puisque les pertes mensuelles avoisinent les 500.000 €, ce qui ne saurait perdurer. Néanmoins, il n’apparaît pas établi qu’il faille, dès à présent, prononcer la liquidation judiciaire de cette entreprise dès lors qu’il peut y avoir, éventuellement, des solutions de reprises non encore explorées.
Certes, l’avenir des 238 salariés de Dandy demeure incertain. Mais ils veulent s’accrocher à ce sursis. « Le Pdg d’Unicopa a perdu. C’est une victoire psychologique pour le personnel. Les salariés vont pouvoir rentrer chez eux la tête haute », se félicite le secrétaire de l’union départementale CGT. « Durant cette période, les salaires ne seront plus à la charge de l’entreprise mais du régime de garantie. Nous avons bon espoir de relancer le site », ajoute le représentant de la CGT. Mais avec quelle production ? L’activité de Dandy, qui traitait 300.000 dindes par semaine, a été transférée ailleurs.

« L’outil est prêt »
Ce sera le premier chantier de l’administrateur judiciaire désigné par le tribunal de commerce qui s’est fixé dix jours pour reprendre l’activité. « L’outil est prêt. Il a été entretenu durant toute l’occupation du site par les salariés », affirment les délégués.

Passer le cap de l’été
Mais cette détermination ne suffira pas à remplir les carnets de commande et passer le cap de l’été. « Mon rôle est de trouver une solution dans un contexte difficile. Il faudra ouvrir toutes les portes », rappelle Sophie Gautier. Elle assurera seule l’administration de l’entreprise et… les tours de table pour négocier une éventuelle reprise ou un autre sursis auprès du tribunal de commerce qui rouvrira le dossier le 4 septembre prochain.