Archive pour juillet 2008

Doux

Jeudi 31 juillet 2008

Plan social chez Doux. L’accord de méthode validé

Les délégués centraux du personnel CFDT, CFTC et FO de l’UES Doux ont validé, hier matin à Chateaulin, l’accord de méthode de la direction portant sur le plan de sauvegarde de l’emploi. Il prévoit 647 suppressions de postes, la fermeture des sites de Locminé et du Châtelet ainsi que l’arrêt de la chaîne d’abattage du canard à Pleucadeuc. Seule la CGT (majoritaire) a refusé d’apposer son seing. « Uniquement restreint aux sites concernés par le PSE, cet accord réduit de fait les possibilités de reclassement immédiat en interne, même si elles semblent minimes », justifie Michel Le Guellaud, délégué central CGT et du site de Locminé. Pour Jean-Marc Lemaître (FO), il convient justement « de ne pas englober les autres sites de SA Doux-Frais. Ma décision de signer a été difficile à prendre mais il y a assez de casse comme ça ». Même observation de Françoise Lavisse (CFTC) qui relève aussi dans cette méthode « l’ouverture de négociations pour un plan social à peu près correct ». Rappelons que la direction générale de Doux a identifié 274 postes de reclassement sur ses sites de frais.
Rendez-vous en septembre
« Il est vrai que beaucoup de salariés de Locminé, du Châtelet ou de Pleucadeuc ne feront pas des centaines de kilomètres, surtout passés les 50 ans », concède Christiane Le Gouesbe (CFDT), rejoignant là le point de vue son homologue de la CGT « mais cet accord de méthode contient des propositions non négligeables. Déjà, il repousse la prochaine réunion du Comité central d’entreprise au 2 septembre au lieu du 11 août. C’est du temps gagné pour préparer au mieux l’échéance. Ensuite, il permet la mise en place d’un espace emploi dès début septembre pour les salariés volontaires au départ ».
Le Telegramme - 31/07/2008

Le logiciel libre est-il communiste ? Peut-être bien…

Mercredi 30 juillet 2008

Traduction d’un article de Terry Hancock issu du Free Software Magazin.

Précisons qu’il fait directement référence à une citation de Bill Gates assimilant certains partisans du logiciel libre (et de la culture libre en général) à un genre de néo-communistes.

Copyright Mark Alan Stamaty
Le logiciel libre est-il communiste ? Peut-être bien…

Quelques personnes en vue ont qualifié le logiciel libre de “communiste” dans l’intention de raviver contre ce mouvement les fantasmes de la Guerre Froide - Une sorte d’arme secrète du FUD. Je me souviens personnellement de la paranoïa qui régnait pendant la Guerre Froide et je pensais à l’époque (je le pense toujours) que c’était “simplement stupide”.

Plutôt que de réagir par un épidermique “C’est pas vrai”, je propose d’accepter l’appellation et de voir où ce point de vue nous mène. Peut-être y a-t-il quelque chose de communiste dans le logiciel libre ? Je pense que nous allons voir d’ailleurs que l’idée sous-jacente du logiciel libre est bien plus radicale : Pas moins “communiste” que “capitaliste”, mais pas plus pour autant.
La rhétorique éculée de la Guerre Froide

Le 6 août est connu comme étant “le jour de la paix”. C’est assez ironique pour le jour qui commémore celui de 1945 où les États-Unis sont devenus le seul pays à utiliser une arme nucléaire sur des êtres humains vivants. On peut dire que cette dernière offensive de la Seconde Guerre mondiale était aussi la première offensive de la Guerre Froide. Nous avions coopéré difficilement avec les Soviétiques pour gagner la guerre, et quand ce fut terminé, notre machine politicienne débuta le “Nouveau Siècle Américain”, avec le contrôle américain des armes nucléaires qui faisait office de bâton pour régir la marche du monde.

Quelques années plus tard, les soviétiques ont dépassé ce handicap; ce fut le début de la “menace rouge”, la chasse aux sorcières anticommunistes du sénateur McCarthy commença, et le mot “communiste” devint plus qu’une classification académique d’une philosophie socio-économique particulière. Il devint une insulte, synonyme de “traître”; et si Bill Gates peut encore l’utiliser comme une raillerie pour décrire le mouvement du logiciel libre, c’est que nous ne sommes apparemment pas encore quittes avec cette paranoïa.

Mais finalement, c’est seulement un mot, une idée qui, bonne ou mauvaise, s’est appliquée à attirer des millions d’êtres humains pendant des décennies. Je crois que l’on peut progresser en introspection en considérant le logiciel libre d’un point de vue “communiste”. Peut-être que sur certains points importants, le logiciel libre mérite le nom “communiste”. Pas l’insulte, pas l’épouvantail de la menace totalitaire du parti communiste, mais le concept derrière le mot, le communisme qui a convaincu des millions de gens que cela pourrait être une bonne idée.

Soviet Propaganda - Wikipedia - Public Domain

Travailler ensemble est une bonne chose, n’est-ce pas ? L’idéal d’un objectif commun est très important dans l’expression des objectifs communistes. Mais peut-être que la seule chose que nous devrions craindre dans cette image est l’arme, le spectre de la contrainte d’État pour atteindre cette unité. Si les hommes travaillent librement ensemble, c’est tout à fait autre chose. (Affiche de propagande issue de Wikipedia Commons et tombée dans le domaine public).

Le communisme était une philosophie politique qui tentait de résoudre certains types de problèmes sociaux de l’occident capitaliste qui étaient (et sont toujours) très franchement de vrais problèmes : pauvreté, division en classes, et injustice sociale. Qu’appliqué à une échelle nationale au vingtième siècle, cela n’ait pas semblé résoudre ces problèmes représente un échec humain, mais pas vraiment l’incarnation du diable. Et vous n’avez pas encore donné à une idée une écoute équitable avant de l’avoir étudiée du point de vue de ses supporters. Les communistes eux-mêmes ne voient pas le contrôle de l’économie par l’État centralisé comme un objectif du communisme mais seulement comme un moyen. Marx soutenait même que l’idée était amenée “se faner”.

Non, l’objectif du communisme, comme les communistes le voient, est de donner corps à l’idéal communiste.

Chacun donne selon ses capacités, chacun reçoit selon ses besoins.

De ce point de vue particulier, le logiciel libre correspond en effet. Car il n’y a souvent aucune rémunération matérielle directe et exclusive pour le travail réalisé. Les principales raisons pour créer des logiciels dans des communautés libres sont les capacités et les désirs des développeurs. Nous avons une “intérêt-ocratie”, comme certains l’ont décrit, ceux qui s’intéressent assez au projet pour faire le travail déterminent la manière de le faire.

De la même manière, la nature immatérielle du logiciel et le coût de réplication du travail résultant proche de zéro mène naturellement à un fonctionnement dans lequel il n’y a aucune raison de ne pas prendre ce qui correspond à nos besoins.

Cette connexion essentielle et immuable entre le “don” de la production et “l’appropriation” de la consommation est cassée naturellement par la nature même du logiciel. Craignant les conséquences économiques de cette réalité dans une société qui se base sur la conservation de la masse et de la quantité (propriété naturelle de la matière, mais pas de l’information ), nos sociétés capitalistes ont construit des systèmes élaborés de contrôle du marché pour forcer le marché de l’information à imiter, contre sa nature, les propriétés du marché matériel.

Nous appelons ces contrôles, collectivement, le “régime de la propriété intellectuelle”. Et ce qui a été un jour une mise en oeuvre simple, limitée à la fois en temps et en portée, est devenu énorme. Quand des enfants de douze ans et des citoyens âgés sont menacés de poursuites judiciaires et d’amendes d’un montant correspondant à ce qu’ils pourraient gagner dans les dix prochaines années pour le crime horrible d’écouter de la musique et la partager avec leurs amis; quand de grandes entreprises utilisent des armées d’avocats pour prendre le contrôle d’idées triviales à travers les brevets logiciels; quand des traités internationaux dépendent de l’application de contrôles de plus en plus stricts sur la dissémination de l’information; quand le simple acte d’écrire un logiciel capable de briser ces cadenas sur la liberté intellectuelle est considéré comme un crime, pouvons-nous réellement prétendre que les lois sur la propriété intellectuelle sont moins répressives que l’”économie contrôlée” des communistes ?

Le logiciel libre élimine ces contrôles artificiels, libérant le marché, et restituant aux produits immatériels leur comportement naturel. Un comportement qui embrasse curieusement les idéaux de la société communiste.
Libre échange communiste

En vérité, la stratégie des licences libres et tout le concept de production communautaire court-circuitent ce spectre politique, détruisant les frontières traditionnelles, car il met en œuvre les idéaux communistes sans les restrictions que les capitalistes leur opposent.

En temps que contrat social, les licences libres comme la GPL dessinent des frontières très différentes de la propriété personnelle sur le plan intellectuel, que celles dessinées par le capitalisme ou le communisme dans le monde matériel. On accorde beaucoup plus d’importance à la paternité qui est le carburant du “jeu des réputations” et qui laisse les excellents créateurs en position de créer. Mais la possibilité de contrôler l’usage et la reproduction du travail est refusée. En effet, grâce au copyleft, ce contrôle artificiel du marché est interdit à quiconque, assurant que le travail est libre pour être utilisé, réutilisé, amélioré et que ce travail amélioré soit partagé. Ce travail est possédé dans ce sens, non par un individu, mais par “la communauté”.

Ainsi on peut le qualifier à la fois de communiste et de “libre échange”, au moins d’un certain point de vue. Nous, occidentaux, avons été conditionnés pour croire que le libre-échange conduit toujours à la compétition, mais dans le cas du logiciel libre, le libre échange conduit à la coopération, ou pour parler plus crûment, au communisme (c’est-à-dire qu’il encourage les gens à agir en communauté et à garder la propriété en commun). On peut participer au logiciel libre avec peu ou pas de capital, donc il n’y a pas de raison de chercher de gros investissements de capital et partant il n’y a aucun besoin du “capitalisme” en tant que tel (contrairement au logiciel propriétaire, vous n’avez pas besoin d’une entreprise pour lancer un projet de logiciel libre).

C’est, bien sûr, l’élément qui ébranle les fondements de l’argumentaire capitaliste quant à l’importance des contrôles sur la propriété intellectuelle pour maintenir la production. Ils prennent pour conclusion certaine que la production est impossible sans investissement de capital et que les droits d’auteur sont le seul moyen d’avoir un retour sur cet investissement. Malgré cela, il est démontré que la production de logiciel libre est si efficace et réduit tant les coûts que l’investissement de capital devient presque sans objet pour tous les projets logiciels sauf une petite minorité. De ce fait, des moyens moins restrictifs de collecter des revenus, comme des contrats de service, des commissions reçues préalablement, et des investissements basés sur la valeur de l’usage personnel, se sont montrés utiles pour subvenir aux modestes besoins de fonds des projets de logiciel libre.

Contrairement aux a priori de notre société, “libre échange” ne veut pas forcément dire “capitalisme”. Le “capitalisme” fait référence à une pratique spécifique d’accumulation de capitaux pour créer des entreprises. Dans le cas du marché matériel, le libre échange semble conduire invariablement au capitalisme, mais on ne peut pas vraiment affirmer qu’il en sera ainsi dans le monde de l’immatériel.

Dans le marché libre de la production basée sur la communauté (CBPP[2]), le travail est spontanément donné pour l’accomplissement du but pour le simple plaisir (ou égoïsme éclairé si vous préférez, ce qui est généralement mon cas ) de participer à l’effort communautaire, basé sur les compétences des contributeurs. Ceci arrive sans aucune intervention de l’État ni contrôle de marché. “Chacun donne selon ses capacités, chacun reçoit selon ses besoins.” arrive sans contrainte d’État d’aucune sorte (c’est-à-dire dans un marché de libre-échange). On peut donc dire que le “CBPP” ou le développement de logiciels libres est un vrai cas de “marché de libre échange communiste” qui fonctionne.

Nous savons déjà que ce système fonctionne. Il a créé GNU. Il a créé Linux. Il a créé X. Il a créé Wikipedia. Ce système a accompli, avec très peu ou pas de capital, des choses qui coûtent à des entreprises des milliards de dollars de capital (comparé à Microsoft Windows, le système d’exploitation d’Apple (avant Darwin/OS X) et l’Encyclopedia Britannica). Et loin d’être des copies inférieures comme notre éducation capitaliste occidentale dit qu’ils doivent être, il semble qu’ils soient au moins aussi bons sinon meilleurs que leurs équivalents propriétaires. Dans certains cas (comme Internet lui-même), il n’y a pas d’équivalent propriétaire.
Une nouvelle révolution

Ce marché libre, cette économie de bazar ne ressemble pas vraiment aux vraies sociétés communistes du vingtième siècle. Mais il pourrait ressembler à la vision que Marx avait en tête d’une société communiste qui fonctionne, qui ne nécessite pas de contrôle du marché ou de répression pour fonctionner. Et ce n’est pas quelque chose que nous devrions être désireux de condamner, n’est-ce pas ?

Je pense que la seule raison pour laquelle les gens ne disent pas cela est qu’ils ont peur d’être étiquetés “communistes” à cause de la paranoïa historique. Mais je ne pense pas que nous devrions réagir de manière aussi superficielle. Nous devrions nous élever au dessus de cela, et réaliser que c’est exactement ce que nous sommes en train de faire avec le mouvement du logiciel libre et avec le bazar. Nous nous élevons au dessus de la conception dépassée qu’avait le vingtième siècle du “communisme” et du “capitalisme”. Nous avons remplacé les deux de la manière dont tout vieux système devrait espérer être remplacé : en construisant quelque chose qui fonctionne encore mieux.

Longue vie à la révolution !

Terry Hancock

Changer la société

Samedi 26 juillet 2008

Débat lancé par David:

La société ?
On est tous a vouloir changer le monde et donc nôtre société.
Mais pour changer celle-ci ne faut-il pas avant tout le courage de changer soi-même ?
Pour que cette vie en devienne une NOUVELLE !

A vos claviers

Compte rendu de la réunion du 22/07/2008

Samedi 26 juillet 2008

Compte rendu de la réunion du 22/07/2008 NPA 56

Présents : Laetitia, Fanch, Franck, Gwen, Florent, Laurent, Samuel, Alain, David.

Absents excusés : Stéphanie, Samuel,Jérome,Monique,

Discussion sur le futur fonctionnement du NPA 56 ;
Il a été décidé qu’il y aurait à l’avenir dans ce groupe deux styles de tâches :

a) tâches courtes.

-Un président de séance, un régulateur, un secrétaire de séance.

Les exécutants des tâches courtes changent à chaque séance.
Le président de séance anime la réunion, et le régulateur veille au bon déroulement de la discussion pour quelle ne se disperse pas, pour que le temps de parole de chacun soit respecté qu’on suive l’ordre du jour.
Le secrétaire prend les notes, pour le compte-rendu.

b) tâches longues.

Elles se font au sein de commissions, comprenant au moins deux personnes.
Les membres de cette commission la gèrent pour une durée limitée (3 mois ?) et sont renouvelés par moitié à la fin de cette période.

Commission :

- Trésorier : (Laurent et  Samuel)
- Site Internet : (Fanch, Frank)  le forum, recherche sur autre site NPA, sur actualité, etc.…
- Communication :(Stéphanie, Philippe) relation avec presse, autre NPA, Syndicats, location    salle,  etc.…
- Matériel :( Florent, David)  organisation matérielle, tracts, banderole, etc.…

Nous avons également évoqué les cotisations, (pour l’instant  chacun donne ce qu’il veut), il faut envoyer un mail : contact@anticapitaliste56.net, nous vous mettrons en contact avec notre trésorier.

Ordre du jour prochaine réunion :
Le Mardi 5 Août 2008 à 20h00 lieu : en attende de confirmation

- Présentation des participants

-Rapport des différentes Commissions

-Discussion sur la mise en place du fonctionnement du groupe à partir des échanges sur le forum NPA 56 et des idées de chacun en séance.

-Pause.

-Discussion sur l’attente de chaque participant par rapport à ce groupe, au capitalisme et à son projet de société.

-Définition de l’ordre du jour de la prochaine réunion.

-Questions diverses.

Conclusions personnelles de membres du NPA

Mardi 22 juillet 2008

Suite à la coordination du 28 29 juin a paris, à laquelle Florent a assisté en tant que délégué:

le probleme posé est le suivant:
avons nous confiance dans la capacité de la lcr de s auto dissoudre dans 1 npa(?)  communiste et libertaire?
est ce que le moment est enfin venu d’ unir nos force et nos objectifs societaux en faisant abstractions de vieilles querelles sclerosantes?
les differents positionnement au sein des comités est une chances majeur  pour le npa

ils doivent permettre de faire émergé des principes forts quand a la democratie interne et a l ‘organisation generale du mouvement
Le principe de delegation par mandat révocable est imperatif
Les remontées des positions communes des collectifs npa  dans le processus constituant l est egalement
On pourrait relever 2 points qui  pourrait ne pas faire  partie du debat
1 la parité est 1 nom sujet, parler de “taux” de personnes nous parait indigeste
2 croire au niveau lcr a l homogénéité totale des positions ideologiques nous semble relever d’1 schema dépassé du militantisme

nous tendons toutes et tous à l’émergence d’un mouvement puissant pour une société humaine libéré du capital (bridée ou nom)
alors faisont confiance à l’ensemble des coordinations des territoires (meme si toutes ne sont pas encore parvenues au méme niveau de travail, du fait de la jeunesse  du mouvement)

La lutte pour detruire cette structure societale tyranisante doit nous guider
Cette lutte doit affirmer la puissance indivduelle et collective , alors la lutte des proletaires est liberation,la lutte des classes devient ce q’u elle n’aurait jamais du cesser d’étre: une lutte libertaire pour le communisme
Alors uniquement,nous seront audibles,visibles et convaincant

politiquement,nous vivrons ou nous mourront ensemble

Florent et Jérome npa 56

Prochaine réunion

Lundi 21 juillet 2008

Mardi 22 juillet à 20h salle F05 - Cité Allende

La “ligne Buffet”

Vendredi 18 juillet 2008

En pleine crise, le Parti communiste tiendra son congrès en décembre prochain. La secrétaire nationale, Marie-George Buffet, compte garder la main.


Dessin Fañch Ar Ruz

Au PCF, personne ne se bouscule pour devenir secrétaire national ou candidat d’un parti en pleine crise. En revanche, l’enjeu des multiples contributions en vue du prochain congrès est de savoir comment sauver le parti et ses 12 000 élus : est-ce encore possible ou nécessaire ? À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a publié une contribution personnelle de treize pages, qui a au moins le mérite de la clarté sur deux points essentiels : le but et la stratégie du parti.

L’ensemble se résume ainsi : « Le principe : battre la droite et gagner une alternative de changement implique nécessairement un rassemblement de la majorité de notre peuple se traduisant par l’élection d’une majorité de gauche […]. Nous devons dire clairement que notre objectif est une présidence de la République, une majorité, un gouvernement qui impulse une politique de gauche porteuse des grandes réformes transformatrices correspondant à notre temps. » Pour cela, « il faut disputer démocratiquement le pouvoir aux forces qui soutiennent le capital ». Et de proposer « une démocratisation des institutions », une « démocratie participative » et une « véritable démocratie sociale », en « donnant à la notion de lutte de classe son contenu contemporain ».

Ce socle étant établi, la secrétaire du PCF propose d’éviter la voie du renoncement au changement, « que ce soit par la participation à un gouvernement porteur d’une politique de renoncement ou par une attitude de repli contestataire ». Elle propose ainsi d’ouvrir partout des débats à la base. Enfin, elle tranche la question du dépassement du parti, en estimant que c’est le PCF « qui peut devenir le parti de cette ambition », à condition d’être « démocrate, efficace et ouvert », mais « sans structuration de courants organisés ».

Ainsi donc, Marie-George Buffet se lance dans la bagarre avec l’objectif de marginaliser les refondateurs qui, comme elle, souhaitent une majorité dans les institutions mais réclament la création d’une force plus large à la gauche de la gauche pour y arriver. On se souvient que certains en avaient fait, à un moment, la candidate unitaire des « antilibéraux ». En revanche, la secrétaire du PCF tend la main à ceux pour qui le maintien du PCF est essentiel, en tout cas pour le moment, que ce soient les partisans de Robert Hue ou les anciens amis de Georges Marchais, mettant les nostalgiques (Pas-de-Calais, Vénissieux…) dans une situation embarrassante.

En fait, le débat dans le PCF ne porte pas sur le fait d’aller au pouvoir par des majorités électorales et dans le cadre des institutions, mais sur le degré d’autonomie par rapport au PS, sur le rôle du mouvement social, et sur le type d’alliances capables de peser sur le PS. Il est d’ailleurs caractéristique que, dans son texte, Marie-George Buffet ne cite quasiment jamais le PS et la LCR en tant que tels, alors qu’ils sont présents dans toutes les têtes. Un débat à suivre qui nous concerne tous.

Alain Krivine

Rouge n° 2261, 17/07/2008

Quand un lecteur rencontre un autre lecteur…

Vendredi 18 juillet 2008

Qu’est-ce qui s’racontent ? des histoires de lecteurs :-)

Alain M. souhaitait répondre au courrier des lecteurs de Rouge (ce courrier-ci: http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=8346):

Salut,

Dans les colonnes « Forum » de « ROUGE »du 10 juillet est parue une lettre de G.D qui nous présente un court résumé de la prise du pouvoir vu par le coté « doxa » de la LCRévolutionnaire, et se demande quand les militants du NPA feront des écrits de Trotsky leur petit livre de chevet rouge .

Je résume le court résume ainsi :

- Qui va prendre le pouvoir et comment ?

- Les ouvriers dans une situation révolutionnaire crée dans le pays par une grève générale

Selon G.D. Léon Trotsky l’a écrit en fondant la IV Internationale. J’ai lu Trotsky et surement quelque chose su la IV Internationale il y a très longtemps et j’aurais besoin de me rafraîchir la mémoire pour faire un vrai dialecticien mais je participe à l’accouchement du NPA et voici mon avis, qui n’est pas dogmatique :

Le concept «  International » est bien sur indispensable – Balayons l’Européanitude -

La grève générale n’est qu’un instrument de la prise du pouvoir, elle n’est pas la prise du pouvoir. Elle serait apte à provoquer, soit, un appel politique à prendre les commandes institutionnelles parce que nous serions en situation d’y répondre, soit, provoquer des élections à la suite desquelles la masse des citoyens grévistes nous mettra au pouvoir - L’occupation des lieux de production serait un moyen de construire une politique, de se défendre contre la réaction qui ne tardera pas à montrer sa violence et son mépris de la démocratie

Pour en revenir au courrier de G.D. :

En effet devant cette « situation révolutionnaire crée par la grève générale » les ouvriers auraient sans doute autre chose à faire que d’ouvrir des livres de comptes (qui sont d’ailleurs déjà dans quelques paradis fiscaux). Autre chose comme par exemple :

préparer leur défense contre les armes du pouvoir institutionnel qui ne manqueront pas de violence, je rappelle que la France n’a plus qu’une armée de métier qui n’a pas hésité à tirer sur les foules Ivoiriennes désarmées puis à balles presque à blanc sur des spectateurs civils de leur petit théâtre, et de plus une police qui n’a de souplesse que dans la gâchette .

Cela ne fait pas du NPA un parti électoraliste mais ce qui est sur, un parti qui doit grandir, construire une crédibilité en participant aux luttes, en critiquant les événements, les faits sociaux, en proposant une construction sociale où l’homme et la terre trouveront une possible harmonie

Alain M.

Non à EDVIGE !

Mardi 15 juillet 2008

La pétition contre Edvige: http://nonaedvige.ras.eu.org/

En catimini, le 1er juillet, abrité derrière la fusion des RG et de la DST, un décret vient de sortir le 1er juillet, mettant en circulation un nouveau fichier, Edvige. Edvige vise, ni plus ni moins, à ficher les mineurs à partir de 13 ans, susceptibles de troubler l’ordre public ainsi que « les personnes ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical, économique ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux ». Evidemment, la parution de ce décret a fait moins de bruit que le début de la présidence française dont les réjouissances vont coûter 1 million d’euros par jour entre juillet et décembre 2008. Mais ce décret est gravement attentatoire aux libertés publiques, aux libertés fondamentales. Il instaure un délit de présomption de culpabilité pour les mineurs et met en fiches ceux ou celles exerçant des responsabilités qui leur sont confiées par le suffrage universel ou l’organisation dont ils/elles sont membres. Le gouvernement de N. Sarkozy vient de franchir une étape supplémentaire dans la discrimination de couches entières de la société et dans la surveillance, l’espionnage généralisés de la population dont le fichier Edwige n’est qu’un élément. La LCR proteste vigoureusement contre l’utilisation du fichier Edvige et condamne la politique gouvernementale de Sarkozy et Fillon destructrice des libertés publiques. La LCR exige le retrait du décret publié dans le J.O. du 1er juillet et la destruction du fichier Edvige.

Communiqué de la Lcr - source: http://lcr-morlaix.over-blog.com

Elle était une fois une belle planète ou le PATRIARCAPITALISME régnait…

Samedi 12 juillet 2008

Notre société occidentale est aujourd’hui dominée par une double influence, imbriquée : Le capitalisme et le patriarcat. L’un vise à donner des règles de société économique : suprématie de l’argent, du protif, de la compétitivité, organisation sociale hiérarchisée selon les revenus, fortes inégalités… , l’autre vise à assurer la domination des hommes sur les femmes.

Le patriarcat, système de domination basé sur la famille, existait bien avant le capitalisme. Mais la famille n’est pas un lieu indépendant des rapports marchands, elle est encadrée par le reste de la société.

La famille permet l’apprentissage des rôles sociaux, normes sexistes de comportement qui justifient la domination, l’exploitation, l’appropriation des femmes par les hommes. L’enfant apprend à différencier les rôles de père et de mère et ainsi à se reconnaître comme une fille ou un garçon. Elle/Il découvre la soumission à l’autorité parentale (surtout celle du père) ce qui engendre une soumission à tout ce qui symbolise de près ou de loin cette autoritéen termes institutionnels (professeur, patron, flic, Etat).

Les femmes sont éduquées dans la contrainte à l’hétérosexualité (obligation de trouver un homme : mythes du prince charmant et de l’homme idéal) et à la maternité qui fondent la reconnaissance sociale des femmes. Ces normes ont été remises en cause par les femmes, notamment les mouvements féministes, et sont quelque peu bousculées par l’évolution actuelle des familles : concubinage, divorce, famille monoparentale.

Toutefois la sphère privée et familiale reste dévolue aux femmes tandis qu’aux hommes, sont réservés les lieux de pouvoir et de gestion, la sphère publique. Même si les femmes participent à la vie des espaces politiques, associatifs, syndicaux, les hommes conservent les postes à responsabilité.

Dans notre société marchande, la reconnaissance sociale passe par le fric. La sphère domestique étant séparée de la sphère marchande, le travail ménager étant gratuit, il n’est pas reconnu comme travail. Depuis les années 70 les hommes ne participent que 10 minutes de plus par semaine aux travaux ménagers. Ceux-ci représentent 40 milliards d’heures de la puissance de travail française.

Aux Etats-Unis le bénévolat féminin rapporte 18 milliards de dollars par an. L’économie des pays industrialisés s’effondrerait si les femmes n’effectuaient plus le travail qu’elles font gratuitement; selon l’économiste Marilyn Waring, dans l’ensemble de l’Occident, il génère entre 25 et 30% du Produit National Brut.

Selon l’institut Humphrey, les femmes représentent 50% de la population mondiale, mais elles effectuent près de 2/3 de la totalité des heures de travail, ne perçoivent qu’1/10 du revenu mondial et ne possèdent qu’1% des biens mondiaux.

En France, 61% des femmes travaillent, leur salaire est inférieur de 30% à celui des hommes pour le même emploi et les mêmes qualifications. La plupart des metiers accessibles aux femmes sont dévalorisés, sous-qualifiés, sous-payés et presque exclusivement féminisés (98% des secrétaires, 96% des assistantes sociales, 95% des caissières…). Elles sont les premières touchées par le chômage et la pauvreté.

Un autre lien entre patriarcat et le capitalisme est la représentation des femmes comme des objets (marchandises) et non comme des sujets.

Cette image est utilisée comme support publicitaire de nombreux produits. Ici le rôle de la femme est limité à celui de la beauté, au plaisir des yeux des hommes.

Ces normes de beauté sont des violences psychologiques et physiques quotidiennes. Elles contraignent les femmes à des comportements autodestructeurs : honte de leur corps, anorexie, boulimie, régime (85% des femmes font ou ont fait un régime), port de vêtements qui déforment le corps, chirurgie esthétique, compétition entre femmes (concours de miss…) avec des hommes comme arbitres. Ceci permet l’ouverture de nombreux marchés économiques : publicité, cosmétique, vêtement, régime, presse féminine… Par exemple l’industrie du régime est le 5em plus gros marché aux Etats-Unis.

Outre les violences causées aux femmes par les normes physiques, les femmes sont victimes de violences masculines, reflétant l’appropriation généralisée des femmes par les hommes.
Ces violences se traduisent au sein de la famille : inceste, viol conjugal, harcèlement, menaces, coups, dévalorisation psychologiques, isolement, exploitation domestique… Sans oublier les violences commises dans la rue : sifflements, interpellations verbales et physiques, agressions, viols… (70 viols sont commis par 24 heures en France).

Les viols et les violences contre les femmes ne sont pas des bavures isolées, occasionnelles d’affreux psychopathes (97% des agresseurs sont considérés comme “normaux” selon la psychiatrie) mais doivent se restituer dans un système global de domination et d’oppression des hommes sur les femmes.

Que ce soit par l’Etat ou par la religion, les institutions en place défendent les intérêts des capitalistes patriarcaux qui ont eux-mêmes défini les normes selon lesquelles nous vivons.

La liberté des femmes ne se légifère pas, elle se prend !

tract ramassé en 1997 a lorient lors de la manif contre la venue du Pape JP2 à St Anne d’Auray.