Archive pour mai 2008

Compte-rendu de la réunion du 20/05/2008

Samedi 31 mai 2008

La réunion commence autour du texte écrit par Serge « Manger ou conduire il faut choisir », sur l’augmentation du gazole (le prix à la pompe augmente de 29 % quand le baril, lui, n’augmente « que » de 2,47 %…). Au-delà du constat, (La main mise des grands groupes capitalistes sur les sources d’énergie, L’Etat percevant plus de 55% de taxes sur un litre de gazole …), la nécessité de proposer des alternatives s’impose très vite au fil de la discussion.

Si aucune proposition concrète n’est pour l’heure particulièrement mise en avant, plusieurs pistes de réflexion sont évoquées:

Anti-productivisme
Un nouveau comportement au niveau des transports semble nécessaire (systèmes de co-voiturage, n’utiliser la bagnole que par nécessité etc…), accompagné d’une critique du productivisme (faut t’-il vraiment produire plus pour consommer et polluer plus… ?)

On devine cependant très vite les limites de cette critique si elle n’est accompagnée d’un changement global et radical du système économique capitaliste car tout le monde n’a pas les moyens de vivre près de son lieu de travail, des écoles, tout le monde ne vit pas en ville, et vu le prix de l’essence il est bien rare de voir des personnes à bas revenu rouler des heures pour le plaisir de se balader…

Mise en place de véritables Services Publics (transports gratuits)
En privilégiant au maximum les transports en commun, quasi inexistants en milieu rural.

Recherche d’autres sources d’énergie pour le carburant
Nous ne sommes pas allé jusqu’au bout de cette discussion. Le nucléaire constituerait t’-elle sérieusement une « alternative » ? Beaucoup en doutent (comment gérer les déchets?). Le Bio-carburant n’est pas non plus la panacée, il pose deux problèmes majeurs:
économique: le Bio carburant (Huile, produit avec le maïs et le Kolza ou l’Ethanol produit avec la canne à sucre) monopolise de très grandes superficies de terres agricoles au détriment des cultures nourricières locales. Ça ne produit pas de richesses pour la population (voire pire, au Brésil les petits paysans se font expulser de leurs terres par les grandes firmes), mais ça génère principalement des profits aux grandes exploitations et à l’Etat qui exporte ce Bio-carburant.
C’est également problématique d’un point de vue écologique: En effet, la monoculture épuise le sol, nécessite beaucoup d’engrais, d’eau et de pesticides ! Sans parler de pollution constituée par le transport.

Il a été proposé, une fois que le texte sera finalisé, de le distribuer devant les stations services.

La discussion a ensuite tourné autour du futur parti, nous avons essayé de définir ensemble la différence entre la construction sous la forme de ‘mouvements’ et la construction sous la forme d’un parti, mais c’est encore assez vague. La majorité des présent-es privilégiait la forme ‘parti’ en la considérant plus efficace qu’un conglomérat de collectifs épars.
Nous reparlons ensemble de ce que doit être ce futur parti, de l’exigence d’une réelle démocratie interne et non pyramidale. La nécessité que ce soit la base qui décide (ce qui n’est pas contradictoire avec l’existence d’une direction). A propos du processus constituant, nous avons également affirmé notre indépendance vis-à-vis du calendrier proposé par la Direction Nationale de la LCR. Tout en ayant conscience de l’urgence sociale, nous pensons que l’enjeu est assez important pour donner à tous les comités le temps de débattre et de s’organiser.

Il a été question aussi éventuellement de création de futures coordinations régionales (ponctuelles ou non), c’est encore en débat.

Une personne était venu à la réunion en pensant qu’il s’agissait d’une réunion de la nouvelle organisation antilibérale, le MAI, nous avons essayé avec lui de préciser les différences de fond entre notre démarche et la leur, sans en trouver aucune de convaincante si ce n’est leur méfiance vis-à-vis de la LCR et la préparation des futures élections européennes posée comme une « priorité ».
Hormis ces deux aspects, nous débattons des mêmes problèmes, cherchons de la même manière des alternatives au capitalisme, beaucoup lors de cette réunion ont trouvé cet éparpillement des énergies désespéremment contre-productif.

Nous en venons ensuite à la réunion des comités à Paris en juin.
Cette réunion de l’ensemble des comités du pays constituera une première rencontre nationale et permettra des échanges portant autant sur la construction même du parti que sur notre futur projet de société.
Nous enverrons sans doute plusieurs délégué-es, et avons commencé à déterminer quels thèmes nous aimerions mettre en avant lors de cette réunion. Il se dégage donc déjà quelques thèmes:

- Le salariat
- Les besoins
- Le processus constituant
- Qu’est-ce qu’un parti ? La démocratie dans le parti

A réfléchir aussi sur des questions organisationnelles: l’existence d’un service d’ordre ? l’existence d’une organisation de jeunesse ? (plusieurs membres du NPA Morbihan se sont positionné contre) etc…

La liste n’est pas exhaustive.

La prochaine réunion aura lieu le mercredi 4 juin à 20h Cité Allende salle C01

Questions diverses:
Pour la énième fois, nous avons parlé d’avoir une caisse pour nos frais, de mettre en place un système de cotisations, nous n’avons pas encore abouti à quelque chose de concret. De même pour la banderole (dont le coût estimé par Laurent serait entre 200 € et 300 €), il faut définir le visuel et le slogan. En attendant et pour être visibles, nous avons la bandrole artisanale confectionnée par Laëtitia.
Avec Serge, nous avons également également évoqué la possibilité de mettre en place des petits groupe de travail autour de sujets précis, mais ça n’a pas soulevé l’enthousiasme, le temps n’étant pas extensible à volonté :)

Communiqué de RESF 56

Mardi 13 mai 2008

Prochaine réunion de RESF 56 :mardi 3 juin à 18h.

Bonjour,

** Campagne **

Lors de la réunion mensuelle tenue à Lorient, le 6 mai 2008, nous avons
décidé de participer à la campagne contre la “Directive de la honte”.
RESF 56 est signataire de l’appel.
Vous pouvez apporter votre soutien individuel en signant en ligne :
http://www.directivedelahonte.org/index.php#
Vous pouvez aussi écrire aux députés européens
pour les motiver à voter contre cette directive.

** Information **

Nous avons poursuivi la réflexion sur les actions de sensibilisation et
d’information possibles, notamment à l’occasion des festivals, ainsi que
dans le cadre d’une prochaine formation IUFM.
L’idée d’un dépliant de présentation a été lancée. Joël se charge de faire
une proposition.
Il a aussi été décidé d’annoncer dans la presse les réunions mensuelles de
RESF 56.

** Formation **

Une journée (ou demi-journée ?) de formation sur les questions, notamment
juridiques, qui nous occupent, est envisagée pour l’automne. Aurélia se
charge des contacts à ce sujet avec le GASProm (Groupement Accueil Service
et Promotion des Travailleurs Immigrés) de Nantes.

** Dossiers **

Plusieurs dossiers du secteur de Vannes ont été évoqués.
Pour le secteur de Lorient, Annie va se charger d’assurer l’articulation
avec le MRAP.

Contacter RESF 56 :

  • téléphone urgence : 06 43 12 14 79
  • adresse mail : contact@resf56.info
  • téléphone : 02 97 65 37 83 (Philippe)
  • adresse postale :
    RESF
    c/o FSU
    2 r Gén Dubail
    56100 LORIENT
  • liste de diffusion : annonces@ml.resf56.info
  • pour s’y abonner : http://ml.resf56.info/wws/subscribe/annonces
  • Réunions : RESF-56 se réunit chaque premier mardi du mois à 18h,
    au local de la FSU, à Lorient


Pour de véritables Service Publics !

Mardi 13 mai 2008

ENSEMBLE, POUR DEFENDRE LA FONCTION PUBLIQUE ET AMELIORER LES SERVICES PUBLICS

Tous en grève, jeudi 15 mai 2008 ! 10h30 - Rassemblements et manifestations
LORIENT : Maison des syndicats - BdCosmao-Dumanoir
VANNES : Poste Place de la République

Illustrations de Fañch Ar Ruz

Pour :
· Un véritable débat démocratique sur la réforme de l’état et de la fonction publique
· Un emploi public statutaire et qualifié
· L’amélioration du statut des fonctionnaires qui garantit une fonction publique neutre, impartiale et indépendante
· Un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et le recours à l’intérim

Rassemblements à l’appel de la CGT, de la FSU, de l’UNSA, SUD et la CFTC

Prochaine réunion NPA Morbihan

Dimanche 11 mai 2008

Réunion ce Mardi 20 Mai à 20H00 Cité Allendé à Lorient (salle à confirmer).

Compte-rendu réunion NPA du 7 Mai

Dimanche 11 mai 2008

11 personnes présentes (dont 4 nouvelles personnes et 3 LCR).

Le point principal de cette réunion portait sur les alternatives au capitalisme.

Le petit nombre de présent a un peu perturbé le déroulement de cette réunion. Le retour du beau temps et la veille d’un long week-end sont sans doute la cause de ces absences. Ne baissons pas la garde, et soyons plus nombreux la prochaine fois.
Après une présentation de qui nous sommes et de ce qu’est précisement ce nouveau parti anticapitaliste ( présentation à l’attention des nouveaux présents ),

Le topo d’introduction a pointé les questions :
- du sens et de l’actualité d’un engagement politique dans la perspective de la construction d’une société alternative.
- du pouvoir : quelle prise du pouvoir, quel exercice du pouvoir et de la démocratie économique et sociale (les institutions, la démocratie directe) ?
-comment organiser une société qui réponde réellement à la satisfaction des besoins sociaux
-l’appropriation sociale des moyens de production, l’autogestion
- du travail
Le débat s’est ciblé sur ce que sont les besoins de l’être humain. On se rend compte que bien que d’apparence évidente, cette question est très compliquée. Tout le monde s’accorde à dire que l’eau, la nourriture, la santé et le logement sont des besoins, mais qu’en est-il de l’information, l’éducation, la culture ? (La culture semble par exemple être un besoin pour ceux qui ont bénéficié du droit à l’ éducation, mais ne l’est pas forcement pour les autres et notamment ceux pour qui ce serait un “luxe”). La société ne nous encourage pas, au contraire, à définir nos besoins mais plutôt à suivre des besoins dictés. Comment inverser cette logique ? Vaste sujet très intéressant, donc.
Une discussion sur le rôle et l’importance de chaque opinion dans ce que serait ce que nous refusons d’appeler une “démocratie participative” pour des raisons évidentes (le dévoiement de cette idée par Ségolène Royal, les expériences locales, comme à Lanester, peu concluantes) a suivi. Comment faire en sorte que les décisions prises “en bas” soient réellement prises en compte “en haut”. Là aussi nous devrions avoir une réfléxion poussée.
Serge nous a proposé un article fort intéressant à propos du prix du carburant en vue d’une diffusion (à la pompe, pourquoi pas ?). Il est en pièce jointe pour amendements, commentaires….
Pour finir, l’éternelle question des propositions est posée. Nous débattons, nous sommes d’accord sur les problèmes, mais qu’apportons nous comme propositions ?

Cette dernière question rejoint celle de la préparation de la réunion nationale de fin juin, quelles propositions porteront nos délégués ?

Nous avons aussi abordé la question de notre présence aux manifestations du 15 mai (fonction publique) et du 22 (retraites). Il faut s’organiser pour savoir qui peut être présent. Florent se proposait de récupérer les tracts qui sont maintenant chez Fanch et Laetitia. La question de la fabrication d’une banderolle est aussi posée : Laurent propose de s’en occuper (quelles dimensions ? coût ? logo ?)

NON à BASE-ELEVES !

Samedi 10 mai 2008

Des parents s’organisent en Collectifs à Baud, à Muzillac … CONTRE le flicage informatique de nos enfants via le système de fichiers Base élèves.

Le Collectif de Muzillac propose un rassemblement le vendredi 6 juin devant l’Office de tourisme de Muzillac
Ce jour là : confection de pancartes et banderoles.

3) Le collectif cherche à entrer en contacts avec d’autres mouvements similaires, dans le département ou ailleurs afin de se sentir moins isolés. pour toutes les personnes qui se sentent concernées, chacun apporte son goûter et ce rassemblement sera l’occasion de faire le point sur les actions du collectif et de préparer une manifestation que nous espérons de grande ampleur auprès de l’inspection académique de Vannes dont nous vous informerons.

Renseignements: http://cpcm56.centerblog.net/contact.html

Plus d’infos sur Base Elèves: http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2087

Il n’y a pas que les parents à combattre ce flicage, les ensignant-es également: http://56.snuipp.fr/spip.php?rubrique34

1968/2008 quels changements pour les femmes ?

Vendredi 9 mai 2008

Nos amis d’attac 56 organisent une soirée débat autour de la projection du documentaire “Debout ! une histoire du mouvement de libération des femmes 1970-1980″ de Carole Roussopoulos.
Aperitif à 19h, suivi de la projection à 20h et du débat à 21h30.
Cité Allende, Lorient

Quelles alternatives pour les agricultures de la planète ?

Mardi 6 mai 2008

Une conférence-débat organisée par Chemins équitables et l’AMAP de l’Evel (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne du pays de Baud) et animée par Véronique Lucas sur ce thème ce mardi 6 mai à 20h30 au Centre social de Baud.

En savoir plus en cliquant ici.

Prochaine réunion NPA Morbihan

Mardi 6 mai 2008

Réunion ce Mercredi 7 Mai à 20H00 Cité Allendé à Lorient (salle F05).

Le sujet: «quelles alternatives au capitalisme ?».

Travailler en Inde pour 320 € mensuels, c’est ce que proposent deux annonces sur le site de l’ANPE

Samedi 3 mai 2008

Deux offres d’emploi, consultables sur le site Internet de l’ANPE depuis le 23 avril, commencent à défrayer la chronique. Et pour cause, les postes ne sont pas à pourvoir en France, mais à l’autre bout du monde.
A Pondichéry, exactement, ville côtière du sud-est de l’Inde située à quelque 9 000 km de Paris ! Bel exemple de mobilité géographique au moment où le gouvernement entend obliger les chômeurs à élargir le périmètre de leurs recherches d’emploi…

Les contrats proposés sont des CDI d’agent de maîtrise dans une entreprise de plus de 5 000 salariés spécialisée dans l’informatique. Est-elle indienne ou française ?

Invoquant la confidentialité, l’ANPE ne veut révéler ni le nom ni la nationalité du recruteur. Titulaires d’un BTS ou d’un DUT en informatique, les candidats peuvent être débutants à condition, toutefois, de parler anglais couramment. Rien que de très classique. Sauf que la rémunération, elle, est très « couleur locale » : entre 10 000 et 20 000 roupies par mois. Soit près de 320 €, soit 3 840 € par an…

Un salaire correct pour l’Inde, mais qui, forcément, est largement inférieur aux 20 000 € annuels auxquels, à qualification égale, un informaticien peut prétendre en France.

Des ingénieurs indiens plutôt sceptiques

« En tant que service public, nous avons l’obligation de publier toutes les offres que nous recevons dès lors qu’elles respectent les obligations légales du pays concerné », se défend-on à l’ANPE, avant d’ajouter que « si un cadre confirmé ne sera pas forcément intéressé par l’annonce, un jeune, lui, pourra être tenté par une expérience à l’étranger ».

Tout juste reconnaît-on que les candidats potentiels bénéficieront d’une couverture sociale « locale » et auront donc tout intérêt à négocier « certains avantages » avec leur futur employeur.

Il n’empêche, ces deux annonces ne laissent pas d’étonner, tant l’Inde, a priori, ne manque pas de main-d’oeuvre. Surtout, dans le secteur informatique dont l’industrie locale, à l’image du géant Infosys, s’est fait une spécialité . C’est pour cette raison que Barane Anandane, ingénieur indien qui partage son temps entre la France et Pondichéry, ne croit pas une seule seconde que cette offre émane d’une entreprise locale.

« Outre le fait qu’il est difficile, pour un étranger, d’obtenir un visa d’une durée de plus de six mois, estime cet Indien de 47 ans qui dirige une entreprise d’informatique, je suis persuadé que ces offres émanent d’un groupe français qui ne veut pas dire son nom. Pour la bonne et simple raison que ce type de profil, ça court les rues en Inde. C’est plutôt dans le hardware ou la programmation appliquée aux métiers des télécoms que le personnel manque. » Alors, qui veut délocaliser des travailleurs français à un prix super-discount ?

source : le Parisien