Politique. Un parti anticapitaliste en gestation

À l’appel de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), une quarantaine de personnes se sont retrouvées, jeudi soir, à la cité Allende, pour poser les bases d’un futur parti anticapitaliste.

« Il y a un espace à gauche de la gauche », estime Stéphanie Chauvin, membre de la LCR et candidate aux législatives 2007, qui animait la réunion, jeudi soir. « Ici, il ne s’agit pas d’un appel aux appareils, aux partis, aux mouvements. Nous voulons que ce parti naisse de la base. Les bons scores d’Olivier Besancenot (Présidentielle, législatives et récemment municipales) montrent que, dans ce pays, il y a une réelle attente politique », explique-t-elle. « Retraite, franchises médicales, droits du travail. Autour de ces thèmes et bien d’autres, nous devons regrouper la gauche de la gauche, celle qui ne se résigne pas. Un mouvement qui doit partir des villes, des quartiers, des lycées. Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) se devra de fédérer la gauche altermondialiste, les collectifs anti-libéraux, le monde associatif, syndicaliste. Autour d’un vrai projet de gauche et un refus du compromis ou d’alliance avec le PS. Ce soir, nous ne sommes pas tous issus de la LCR », ajoutait la candidate aux dernières législatives.

Naissance fin 2008

Laëtitia, qui se dit « sans étiquette », est prête à s’engager : « Dans un grand parti qui respecterait la démocratie, celle de sa base et de ses militants, autour d’un discours clair et sans concession et qui colle aux vraies aspirations de la gauche ». Dans l’attente de la création de ce parti, qui pourrait voir le jour à la fin de l’année, le travail se fait dans les villes, auprès des futurs militants.

Le Telegramme - 05/04/2008

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