Tous ensemble le 1er mai !
Vendredi 25 avril 2008Des membres du NPA Morbihan seront présents au rassemblement du 1er mai à 10h30, place de la mairie à Hennebont !

Crédit: Photothèque Rouge/CM
Des membres du NPA Morbihan seront présents au rassemblement du 1er mai à 10h30, place de la mairie à Hennebont !

Crédit: Photothèque Rouge/CM
Où en est le peuple de France dans son cheminement de recherche d’une alternative aux exploitations et aliénations qu’impose la domination du capitalisme à toute la société comme à chaque individu qui la compose ?
UN MOUVEMENT DANS LA LONGUE DUREE
Pour nous en tenir aux dernières décennies , c’est certainement en 1992 , lors du référendum sur le traité de Maastricht , qu’il rompt pour la première fois nettement avec la « pédagogie du renoncement » que le florentin Mitterrand lui avait quelque peu machiavéliquement instillée dès 1983 , et reprend l’offensive en s’inscrivant dans le prolongement d’un mai 1968 laissé jusque là dans les jachères de son inachèvement…
Les années 70 sont celles du « programme commun » , de la montée consécutive des aspirations et des illusions , qui aboutissent , après bien des aléas , à l’élection de François Mitterrand en 1981 . Il n’avait pas « mégoté » pour donner une crédibilité à la « rupture avec le capitalisme » qu’il préconisait haut et fort .
Las , très vite , il apparaît , aux dépens des illusions engendrées , que ce n’est pas le mouvement de 1968 qui va enfin trouver son expression finale . Au contraire , avec le « tournant » de 1983 , ce sont les premières mesures de débridement des marchés financiers , l’instauration de la libre circulation des marchandises et des capitaux qui allait accélérer et consacrer une double évolution du capitalisme dans sa mondialisation et sa financiarisation au détriment des peuples .
En France , ainsi , ce sont les gouvernements dits de « gauche » qui mettent en place les fondements de la « Révolution conservatrice » et contribuent à donner à la construction européenne des instruments étatiques nouveaux , notamment monétaires avec l’euro , la BCE et un ensemble de dispositions financières visant à enlever aux peuples des éléments essentiels de leur souveraineté , avec des effets et des conséquences dont le caractère néfaste apparaît maintenant clairement avec la nouvelle crise financière et l’impossibilité d’y apporter des remèdes salvateurs .
LE PEUPLE S’INSURGE !
Mais déjà en est-ce trop puisque le peuple français s’insurge une première fois : au référendum de 1992 , le OUI au Traité de Maastricht l’emporte d’extrème justesse et ce sera l’avertissement majeur qui annonce les mouvements de 1995 , puis la victoire de la « gauche plurielle » en 1997…et la sanction impitoyable de son bilan et de son gouvernement en 2002 !
Le peuple comprend qu’il ne peut compter sur les gouvernements de « gauche » , de « droite », sinon de « cohabition » . Ce sera dans les luttes sociales qu’il cherchera à affirmer sa souveraineté dans une conscience toujours plus claire que , derrière la « gauche » et la « droite » au pouvoir , c’est bien le capitalisme et les formes institutionnelles qu’il s’est donné qui sont l’ennemi qu’il doit combattre .
Ainsi , en 2004 , aux élections au Parlement européen , le peuple confirme et amplifie son rejet de l’évolution vers un Etat européen castrateur en s’abstenant au niveau de 57% , abstention qui monte à plus de 80% dans certains pays de l’Est récemment « admis » dans l’«Union» , avertis qu’ils étaient par l’expérience supranationale dont ils venaient de s’extraire !
Nouvelle insurrection populaire , le rejet est confirmé en 2005 contre l’avis de la quasi-totalité des forces politiques et des médias lors du référendum relatif au Traité constitutionnel . Parallèlement , une étude d’opinion confirme et amplifie ce résultat en mettant en évidence que 61% des Français considèrent le capitalisme comme négatif , pourcentage qui est dépassé jusqu’à plus de 70% chez les jeunes , voire à plus de 80% quand il s’agit du MEDEF , jeunesse qui ne tardera pas à s’affirmer dans des luttes et manifestations remarquables par leur niveau politique et leur responsabilité .
2007 , UNE RUPTURE ?
L’élection présidentielle de 2007 s’inscrit-elle en rupture dans ce mouvement qui se construit et s’affirme dans la longue durée ?
A l’évidence non ! Cette élection est plutôt la négation , la caricature , tant les contrefaçons ont dénaturé , perverti jusqu’à la farce tragique les aspirations démocratiques et sociales du peuple français ! Elle condamne devant l’histoire tous ceux et celles qui ont pris la responsabilité d’apporter leur contribution à cette mystification .
Une candidature inspirée par les grands médias capitalistes s’impose finalement au Parti socialiste et aux différents prétendants à la candidature . Elle en affronte une autre , également émanation des forces du capital et de la finance , tandis qu’à « la gauche de la gauche » une comédie tragique ne trouve que de mauvais acteurs pour laisser délibérément et honteusement le champ libre à l’affrontement préfabriqué !
Ne sommes-nous pas là dans les summums de la contrefaçon , de la caricature , de la mystification , de la tromperie collective , de l’imitation burlesque ou de la parodie démocratique ?
CE N’EST PAS LE POUVOIR DU PEUPLE MAIS L’INVERSE !
Ou bien dans les abords de la contre-démocratie chère à Pierre Rosanvallon ?
Ou encore faut-il dire avec Jacques Rancière que la « présidentielle n’est pas l’incarnation du pouvoir du peuple mais l’inverse ! » tandis que d’autres , comme Alex Lantier , considèrent que « les élections locales françaises révèlent le discrédit de l’établissement politique ! » .
Pour sa part , Anicet Le Pors interroge : « Pacte républicain ou dérive bonapartiste? » tandis que pour Paul Allies il s’agit de l’enlisement de la démocratie locale avec la disparition tendancielle de l’élu local .
Matthieu Baumier , lui , veut penser la modernité post-démocratique , une démocratie virtuelle aidée par une propagande politique et médiatique toute puissante rejoignant de fait Jacques Juillard s’interrogeant aussi sur l’ère post-démocratique :«Fin de siècle ou fin de cycle ? Démocrates , encore un effort !»
LES FINS D’UN SYSTEME .
Oui , nous sommes sans doute dans les fins du système et , par delà les constats , il conviendrait de définir les causes profondes de ces évolutions profondément négatives .
Oui , il y a des évolutions qui ont été , et sont toujours plus encore funestes pour le pouvoir du peuple , du citoyen que l’on amuse avec des démocraties dites participatives sans compétences et moyens financiers , qui souvent ne sont plus dupes de ces comédies auxquelles on veut les soumettre en les faisant participer à ces parodies .
Nous avons déjà noté le rôle de la « gauche » dans le dérèglement , la dérèglementation des mouvements de capitaux , des marchandises et des marchés financiers qui , ainsi , ont été émancipés de toute maîtrise publique . On se souvient du fameux « Oui à l’économie de marché » de Lionel Jospin et de l’impuissance politique à laquelle il se condamnait ainsi , impuissance qu’il reconnaissait lui-même quand il avouait ne pouvoir rien faire face à un patron comme Michelin décidé à licencier , à fermer un site industriel !
LA DICTATURE DES MARCHES FINANCIERS
En réalité , la « gauche » et la « droite » dans leurs successions aux affaires , ou dans la cohabitation , ont troqué le pouvoir du peuple à un autre pouvoir , celui que donne la propriété des grands moyens de production et d’échanges , des banques et établissements financiers à une classe , la classe capitaliste , et à un système , le système capitaliste qui , aujourd’hui , non seulement veut mettre à bas les acquis démocratiques et sociaux , mais pousse plus loin encore ses ambitions , tandis que l’on voit surgir dans les conséquences des politiques mises en oeuvre des crises profondes de différents aspects fondamentaux de la vie de nos sociétés .
En fait , le système tout entier s’est installé dans la dictature des marchés financiers devant laquelle nul n’est en mesure de prendre quelque initiative que ce soit qui ait l’aptitude d’enrayer les dysfonctionnements du système . Et encore faudrait-il que cette volonté existe !
LA CRISE FINANCIERE
La crise de la démocratie n’est en effet pas la seule manifestation de cette impuissance voulue et assumée .
Il en est aussi ainsi de la crise financière dont personne ne semble savoir comment elle peut évoluer et jusqu’où , tant les marchés les marchés financiers et leurs fournisseurs capitalistes ont pu , peuvent encore , galoper librement sans aucun licol , comme jadis les hordes sauvages déferlaient sur les peuples paisibles . « Ils sont devenus fous ! » , clamait il y a encore peu , un Claude Bébéar décelant , avec quelques autres grands patrons , le gouffre béant qui allait s’ouvrir devant eux , et devant toute la société , les principales victimes devant être toujours les mêmes , les travailleurs chargés d’éponger les notes , de réparer les pots cassés .
LA CRISE ENERGETIQUE…
Il en est ainsi de la crise énergétique dont peu , très peu , osent encore avouer la gravité tant elle met en cause leur responsabilité . Le productivisme capitaliste , s’il exploitait et aliénait les travailleurs , pillait également et tout aussi allègrement les ressources naturelles , non sans graves désagréments pour les milieux naturels eux-mêmes . Directement représentées dans les organes du pouvoir , souvent au plus haut niveau , les compagnies pétrolières ont initié des politiques publiques désastreuses fondées sur l’utilisation d’un pétrole abondant et bon marché . Tout un mode de vie en a été conditionné , ne laissant nulle place à une quelconque énergie alternative énergétique . Et aujourd’hui le « pic de production » du pétrole est annoncé , sinon atteint ou dépassé , des masses de nouveaux consommateurs augmentent la demande et la production a du mal à suivre . Mais une certaine mondialisation a vu le jour fondée sur le développement sans limite et sans contrôle des échanges internationaux , de même qu’un aménagement du territoire irresponsable au regard des gaspillages énergétiques qu’il occasionne , et une agriculture et une industrie où le pétrole est sollicité sous différentes formes , y compris sous forme d’engrais , de pesticides , de plastiques…
…ET DE L’ALIMENTATION…
Une crise énergétique donc qui semble conjuguer , sinon provoquer , une crise de l’alimentation pour des centaines de millions d’êtres humains qui connaissent déjà les affres de la faim et de la misère . Engagés dans la production irresponsable de biocarburants de première génération , les stocks de céréales se sont vite épuisés , les prix se sont élevés et le coût de certains aliments traditionnels font qu’ils devenus inabordables pour ceux dont ils constituent le principal de l’alimentation .
…ET DES RELATIONS INTERNATIONALES…
Une crise énergétique qui exacerbe les relations internationales et pousse les principaux pays impérialistes à imposer , au besoin par la guerre , de nouvelles formes de domination au risque , selon les projets les plus insensés , de déclenchement d’une nouvelle catastrophe dont on ne sait quel caractère elle pourrait prendre tant les stocks d’armes nucléaires sont pléthoriques et les doctrines d’utilisation évoluant de la dissuasion vers des stratégies de l’emploi .
…ET DU CLIMAT…
Une crise énergétique qui conditionne pour une grande part une crise climatique sans que ne soient prises les dispositions pour limiter de façon conséquente les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et des phénomènes et catastrophes naturelles qui lui sont liées .
UN CAPITALISME INSATIABLE
Et l’on pourrait évoquer les crises domestiques qui sont déjà à l’oeuvre , les pillages systématiques des finances publiques par les subventions et les exonérations aux grandes sociétés qui vident les caisses de l’Etat au détriment des principaux besoins de la société en salaires , en emploi , en logements , en écoles et en Universités , en recherches , en transport public , en santé et en hôpitaux….
Le capitalisme financier est insatiable , il lui en faut toujours plus pour alimenter les marchés financiers et les exportations de capitaux , les capitalistes français se situant au plus haut niveau dans ce parasitisme social qui se fait au détriment de ceux qui produisent et créent les richesses par leur travail et dont ils sont dépossédés .
Peut-on penser que quelques taxations des mouvements des capitaux et des revenus financiers seraient en mesure de limiter ce pillage des fonds publics et cette appropriation privée des richesses produites ? A la marge certainement , mais les causes principales subsisteraient , elles sont dans la nature même du système .
UN IMMENSE ET URGENT BESOIN DE COMMUNISME
En conséquence il convient de changer de système : oui , il y a un immense et urgent besoin de communisme dans ce pays où il est né et où il s’est affirmé comme un courant politique dans le temps long de l’histoire .
Mais n’est-ce pas ce qu’ont voulu dire les électeurs à l’occasion des dernières élections , notamment au scrutin cantonal où se présentaient des candidats sous l’étiquette PCF dans presque tous les cantons . Ceux-là même qui avaient sévèrement , et à juste titre , sanctionné la candidature de Marie-George Buffet lors des présidentielle , se sont repris et , à 9% , ont voté pour ces candidats communistes alors même que nombre de « dirigeants » du PCF , à tous les niveaux de l’organisation , avaient publiquement fait état de leurs motivations visant à faire disparaître toute force communiste organisée au profit d’une « gauche de la gauche » dont on voit mal en quoi elle se distingue des forces qui ont conduit ces dernières décennies cette mutation mortifère du capitalisme et dont on vient de voir dans l’Italie proche l’estime dont cette « gauche » a bénéficié .
En fait , il semblerait qu’à l’occasion de ces dernières élections , ce peuple qui cherche sa voie dans la longue durée ait amorcé une nouvelle étape , d’une part en sanctionnant sévèrement le gouvernement actuel et sa politique , d’autre part en affirmant le besoin ressenti d’une force communiste déterminée pour l’aider à construire une alternative à la domination du capitalisme qui s’avère plus que jamais néfaste et certainement hors d’état de pouvoir sortir la société des crises qu’il a lui-même provoquées . Et ce besoin de communisme , il l’a affirmé face à des « dirigeants » liquidateurs dont manifestement il n’a que faire .
Cette manifestation d’un déjà fort besoin de communisme rejoint l’initiative d’un certain nombre de communistes girondins qui ont initié dès juin 2007 un Appel pour des Assises du communisme ayant vocation à déterminer les grandes lignes d’un communisme du 21eme siècle dans la réunification de la force communiste et dans un projet de changement de société , sinon de civilisation , issu d’une co-élaboration avec toute la société et d’abord avec les 92% de salariés que compte la population active .
Cet Appel , aujourd’hui élargi à nombre de communistes d’autres départements , a en conséquence acquis une dimension nationale pour être mieux encore au service de ce peuple qui a besoin de son entière souveraineté , et d’abord là où se produisent les richesses , dans le temple d’un capitalisme qui apparaît avoir fait son temps et suffisamment nui .
Michel Peyret ( aricle provenant de http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65033 )
Sarkozy, le gouvernement et le Parlement font lentement glisser (mais sûrement) notre pays et notre société vers les théories de l’eugénisme. Souvenons-nous : “J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là” dixit Sarko pendant sa campagne.
L’inné va rapidement détrôner l’acquis. Sarkozy doit être heureux d’avoir le gène du Président pour pouvoir faire légiférer toutes ces conneries (conneries que la scientologie défend par ailleurs…).
Une petite dernière pour le plaisir : “Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense”
Au revoir, cher pays des Droits de l’Homme (que le président interprète comme “d’abord les droits des victimes” …).
http://www.lautrecampagne.org/retention,surete,justice.php#ch1
Ce site propose un film très intéressant concernant la mise en place de la rétention de sûreté, et plus largement, il aborde l’évolution législative concernant les actes condamnables.
“Huit intervenants, praticiens, militants et chercheurs prennent ici la parole pour déconstruire méticuleusement ce populisme pénal prôné par le chef de l’Etat, qui a dicté l’adoption de la loi sur la Rétention de sûreté, et le populisme constitutionnel qui veut l’appliquer par-delà les principes supérieurs de notre droit. “

Dessin: Fañch Ar Ruz
—> Prochaine réunion lundi 21 avril 2008 à 20h
à la Cité Allende salle F05

Lorient > Morbihan (56)
Réunion NPA
Le Mercredi 16 Avril 2008,
à 20h30 (Cité Allende F05)
19 personnes
secrétaire de séance : Quentin
Rappel. Pourquoi le NPA ?
Fañch propose que les membres de la LCR rappellent au début de la réunion (et éventuellement dans d’autres réunions où de nouvelles personnes nous rejoignent) les objectifs de la LCR dans cette nouvelle initiative – notamment sur quels constats elle se base. Stéphanie répond donc en déclarant qu’une place est clairement laissée à gauche par un PS centripète. La LCR a fait le constat, à travers les scores aux élections, qu’il y avait une attente politique, mais qu’un écart demeurait entre le nombre d’électeurs et le nombre de militants. L’intérêt ne semblait plus d’exhorter les gens à rejoindre le parti mais bien qu’ils construisent leur outil de convergence des luttes afin qu’ils s’y reconnaissent.
Comment fédérer ?
Les querelles et rancœurs des CUAL et comités Bové lors de la réunion publique montrent combien il est difficile de passer outre les problèmes du passé, et combien il est difficile de fédérer une extrême gauche qui pourtant vise un même objectif. [A ce sujet, Hannah ARENDT, philosophe du totalitarisme notamment, a développé l'idée que le pardon (la capacité à recommencer à nouveau, c'est-à-dire à passer outre les conflits du passé) est une des conditions de l'action (sous-entendue, politique).] Par ailleurs, les questions suivantes ont été posées : comment toucher les jeunes ? Comment s’adresser aux gens qui n’ont jamais « pris parti » ? Comment, en somme, montrer que la politique touche tous les individus, et comment ces derniers sont nécessaires à la politique ? Comment faire face à cette désaffection ?
Nouveau vocabulaire.
Un des participants à la réunion publique soutient une fois encore qu’il va falloir penser à un nouveau vocabulaire. Il est important selon lui que chaque mot soit calculé, que le langage soit très choisi (comme c’est déjà le cas aujourd’hui et surtout depuis le début de la Ve République). Un débat tourne alors autour du mot « communiste », jugé galvaudé, perverti et porteur d’une mauvaise histoire d’une part, important, véhicule d’idées et de valeurs d’autre part. Par quoi le remplacer ? Le terme « humaniste » est proposé mais on en convient qu’il est trop général.
Dans cette perspective, faut-il partir du programme et des idées de la LCR (autour de quoi le projet semble de toute façon tourner) pour construire celui du NPA (en voyant ce que l’on garde ou pas, ce que l’on modifie, etc.) ou faut-il ne partir de rien ?
En attendant de composer sur le fond, il paraît nécessaire à tous d’apparaître dans les mouvements de lutte, les rassemblements, les mobilisations, les manifestations et les grèves. Comment apparaître alors le 1er MAI ? Stéphanie fera suivre le matériel que la LCR a créé pour le NPA (autocollants et autres). La rédaction d’un tract est décidée. La prochaine réunion, organisée le Lundi 21 AVRIL 2008 à 20h sera le moment de discuter ce tract, de l’amender ou de le modifier.
Structure du NPA
A l’issue de la réunion publique, il avait été décidé de discuter d’abord de la forme du NPA. La personne qui avait accepté d’introduire cette question n’étant pas là, le thème est partiellement abordé. Stéphanie expose deux types de fonctionnement : celui de la LCR et celui des CUAL (collectifs unitaires). La LCR travaille avec une direction nationale élue (mandat de 2 ans renouvelable une fois), des représentants des sections sont élus pour les congrès. Le défait est que ça fige les représentants. L’avantage est que ça permet une certaine stabilité. Quant aux CUAL, ils travaillent comme une organisation fédérale.
L’important est de conserver une diversité dans le débat et une unité dans l’action. A ce titre, la LCR autorise que certains de ses adhérents soient « en tendance » ou comme « fraction publique ».
Par ailleurs, il est difficile d’envisager une organisation fédérale étant donné que le pays est très centralisé. Il paraît tout aussi difficile de fonctionner sans direction stable. Il faudra donc que les adhérents puissent faire face à toute monopolisation du pouvoir.
Qu’est-ce qu’être anticapitaliste ?
Question récurrente. Comment écarter l’influence du capitalisme sur les masses populaires ? Comment décliner l’anticapitalisme en contestations mais aussi en propositions ? Quelle position claire adopter par rapport au système économique ? Il est nécessaire de faire et de la résistance, et de l’offensive.
Le thème de la prochaine réunion est le capitalisme.
Comité pour un nouveau parti anticapitaliste Morbihan
A Brest, la LCR s’est engagée aux municipales dans la liste « la gauche debout ! » qui a réalisé 8,99%, ratant de peu les 10% permettant de se maintenir (PT 2,29 et LO 1,65), la candidature LCR aux cantonales sur Brest Bellevue a atteint 8,03%. Forts de ces bons résultats, la section brestoise a organisé le 9 avril une réunion débat avec Alain Krivine sur 2 thèmes : Mai 68 et le NPA. Partant des leçons à retenir de mai 68, le lien a été rapidement fait avec la situation politique d’aujourd’hui : plus de chômeurs, plus de précarité, plus d’atteintes à l’environnement au nom du profit, plus de raisons de se révolter et la nécessité de se doter enfin d’un outil à la hauteur des exigences : un parti anticapitaliste, démocratique, féministe, écologiste, internationaliste.
110 personnes ont participé à cette réunion, dont une bonne partie des candidat-e-s de « la gauche debout », des syndicalistes de Jabil, des responsables de la CGT, de Solidaires, du Planning familial, de Brest Education sans frontière, … et pas mal de jeunes.
Sans surprise, le débat n’a pas porté sur Mai 68 mais sur le NPA : après 2 interventions sceptiques, les autres ont illustré les questionnements : « comment cela va-til se passer, à quel rythme », « en acceptant demain de vous retrouver minoritaire dans ce nouveau parti, vous allez vous dissoudre et perdre votre caratère révolutionnaire », d’autres au contraire craignent qu’on n’ait pas une vision assez large. Un « adhérent de LO » regrette la division de l’extrême gauche : « Merde ! avec 3 listes, on fait 13% à Brest, qu’est-ce qu’on attend pour se rassembler ! ». Au fond de la salle, Jean Rosmorduc prend la parole, et se présente : ancien secrétaire fédéral du PCF, il a découvert sous un nouveau jour ceux que le PC appelait les « gauchistes » lors des Comité Juquin auxquels il a participé. Aujourd’hui il se reconnaît dans le discours d’Olivier Besancenot et souhaite pleine réussite au NPA. Un syndicaliste de Jabil (ex-Alcatel) qui vient de mener 6 mois de luttes contre un plan de licenciements, explique qu’entre les période de lutte, il manque une représentation politique pour donner un prolongement à la lutte syndicale. Plusieurs personnes se disent interressée par le NPA, tout en restant prudentes sur un engagement définitif : « on veut voir ce que ça va donner », il n’y a effectivement pas de modèle clé en main. Hubert, ancienne tête de liste de Baga (Brest à gauche autrement) en 2001 s’interroge : « le NPA ne pourra pas éviter de se poser la question du rapport aux institutions. Si le NPA monte à 15%, pourra t-il ignorer la question des alliances pour battre la droite ? ». Pour un camarade de France Telecom, le NPA doit avant tout être un parti pour les luttes.
Bref, un débat qui ne fait que commencer, à la sortie, 42 personnes laisseront leurs coordonnées pour le NPA. Un Comité d’Initiative ne devrait donc pas tarder à être mise en place à Brest.
Une conférence sur le thème “Pesticides et santé : tous concernés”, organisée par le Syndicat du Bassin du Scorff avec la Mutualité Sociale Agricole du Morbihan :
Vendredi 11 avril 2008 - Salle de réception de Manéhouarne
à Plouay - 20 heures (entrée libre)
Malgré 10 années d’un programme “Bretagne Eau Pure” qui a vu l’ensemble des acteurs locaux (profession agricole, collectivités,…) du bassin versant du Scorff se mobiliser en adoptant des pratiques moins polluantes, les résultats de qualité de l’eau font apparaître des contaminations récurrentes par certains pesticides, tels que le fameux Glyphosate, herbicide le plus vendu au monde. A plusieurs reprises ces deux dernières années, le Scorff a même été pollué par de véritables cocktails de molécules dont la Simazine en 2006, un produit pourtant interdit depuis dix ans.
Parallèlement, les études épidémiologiques, toxicologiques et écotoxicologiques se multiplient et nous éclairent sur la nécessité d’encadrer au mieux l’usage de ces pesticides de synthèse, voire même de le réduire (cf. conclusions du « Grenelle de l’Environnement»).
Afin de rappeler à tous la nécessité de redoubler de vigilance vis-à-vis de ces produits dont l’emploi n’est jamais anodin, le Syndicat du Bassin du Scorff s’associe à nouveau à la Mutualité Sociale Agricole pour proposer une seconde soirée “grand public” (après Lorient, vendredi 28 mars dernier) lors de laquelle seront abordées les différentes facettes de la problématique : toxicité, usages, réglementation, alternatives…
Pour toute information complémentaire concernant les deux soirées, merci de contacter Sylvain Sabatier au Syndicat du Bassin du Scorff :
Adresse : 2, rue du Palud - BP 28 - 56620 Pont-Scorff
Téléphone : 02 97 32 50 34
Fax : 02 97 32 50 35
courriel : sylvain.sabatier@syndicat-scorff.fr
Cette réunion appelée largement par voie de tracts et sur invitations destinées à des militants politiques, syndicaux et associatifs, a réuni environ 35 personnes à Lorient.
Elle a débuté par une introduction sur les raisons de l’appel à la création d’un nouveau parti anticapitaliste du point de vue de la LCR et le sens de cette démarche pour des personnes sans passé politique partie prenante de cette initiative.
Les questions soulevées dans le débat ont porté sur des sujets comme celui des porte-parole de ce nouveau parti (leur rôle, leur nombre). La nécessité s’est exprimée de prendre en considération la question écologique de manière transversale pour définir un projet anticapitaliste qui se positionne clairement contre le productivisme. Dans la même optique la lutte contre toutes les oppressions et discriminations, la dimension féministe en particulier, doit être aussi centrale.
Le débat a surtout tourné autour des intentions de la LCR dans ce processus. Des militants du Collectif Unitaire ont fait part de leur réticence (voire de leur refus) à participer à cette initiative du fait des désaccords exprimés lors de la préparation des élections présidentielles et qui ont abouti à la présentation de plusieurs candidatures. Les militants des ex-comités Bové présents à cette réunion ont exprimé leur intérêt tout en demandant de solides garanties sur le plan démocratique et en précisant qu’ils construisaient de leur côté un mouvement politique pour rassembler les altermondialistes.
La possibilité de modifier le calendrier du processus constituant proposé par la LCR (conférence nationale en juin et congrès constitutif fin 2008) suivant l’évolution de la construction des comités a été évoquée.
La question du programme a aussi été posée : que signifie être anticapitaliste ? Autour de quelles idées voulons-nous rassembler ? Comment se définir et avec quels mots ? Faut-il reprendre ou, au contraire, rejeter les termes de : communisme, révolutionnaire, luttes des classes ? .
Pour finir, la question de la structuration immédiate a été soulevée : faut-il se réunir séparément et constituer de petits groupes de discussion ou faut-il prolonger les réunions uniques rassemblant toutes les personnes intéressées ? C’est la deuxième option qui a été retenue.
La prochaine réunion aura lieu le mercredi 16 avril à 20h30 à Lorient à la Cité Allende (salle à réserver). La question du fonctionnement et de la structuration de cette nouvelle organisation politique en sera le thème principal.
NPA Morbihan - 06/04/2008
Pétition en ligne: www.appelcontrelafranchise.org
Plus d’infos: www.grevedesoins.fr
Avec Bruno-Pascal Chevalier, en grève des soins et le Collectif National Contre les Franchises.
> Parce qu’elles sont immorales : demander aux malades de payer pour les autres malades, c’est leur infliger la double peine» : coupables d’être malades!
> Parce qu’elles sont dangereuses : ajoutées aux précédentes franchises (forfait de 1€, forfait hospitalier, sur les transports etc..) ainsi qu’aux déremboursements de médicaments, de plus en plus nombreux, et aux dépassements d’honoraires qui se systématisent, elles retardent ou empêchent l’accès aux soins.
> Parce qu’elles sont un non-sens économique : toutes les analyses prouvent que le retard à l’accès aux soins coûte beaucoup plus cher, et que. au contraire, la prévention et un suivi régulier sont facteurs de meilleure santé ET d’économies pour l’assurance maladie.
> Parce qu’elles sont la porte ouverte à la privatisation de la sécurité sociale : par une manipulation perverse visant à nous persuader que la solidarité, c’est de la charité, pour ceux qui refusent de “se lever le matin pour travailler plus “
Parce que l’objectif cache de Sarkozy, derrière l’argument compassionnel « d’aider les malades d’Alzheimer », est de remplacer le principe d’un système de santé solidaire financé par tous, permettant à tous de se soigner, par celui du « chacun pour soi “: comme aux Etats-Unis, où les dépenses de santé sont les plus élevées du monde, et augmentent le plue. Et où 18 000 personnes meurent, chaque année, elles n’ont pas pu se soigner.
> Parce que, après les franchises, Sarkozy veut aller encore plus loin et propose : ” de distinguer pour les maladies de longue durée, ce qui relève de la solidarité et ce qui relève de l’assurance privée“.
Samedi 12 avril à 14h00
Venez déposer vos boîtes de médicaments vides
devant la SOUS-PREFECTURE à LORIENT
à l’invitation du Collectif 56 contre les franchises médiacles
Mobilisés à l’appel de la CGT autour de la revendication des augmentations de salaire, les salariés de la SBFM à Caudan ont obtenu satisfaction après 24 heures d’occupation de l’usine. La direction avait commencé par refuser toute hausse supérieure à 1,8% pour finalement accepter (dans le local du syndicat situé à l’extérieur de l’usine occupée…) les 4,5% exigés par les ouvriers. Cela représente 60 à 65 euros de plus par mois, ce qui n’est pas négligeable. La mobilisation a été massive, y compris chez les intérimaires.
De quoi regonfler le moral des troupes dans cette usine où les conditions de travail se dégradent et dont l’avenir est toujours en question faute d’une bonne gestion du groupe propriétaire.