Réunion publique du jeudi 3 avril
Lors de son dernier congrès, la Ligue communiste révolutionnaire a appelé de ses vœux la création d’un nouveau parti politique « anticapitaliste ». Des militants de cette organisation ainsi que des personnes intéressées par ce projet organisent une réunion publique à Lorient, jeudi. Dans un communiqué, ils expliquent leur démarche : « Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le Medef. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ? La gauche gouvernementale a renoncé à combattre le capitalisme et sa logique du profit. (…) Il y a urgence à reprendre l’offensive. (…) Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force (…). Nous voulons regrouper des militants politiques, associatifs, syndicalistes. Mais nous souhaitons aussi nous adresser à celles et ceux qui jusque-là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager… ».
Blog : www.anticapitaliste56.net
Le Télégramme 26/03/08







27 mars 2008 à 10:37
Un nouveau parti vraiment à gauche, bravo. Anti-capitaliste ? Pourquoi ne pas être pour quelque chose, c’est plus positif.
Anti-capitaliste, est-ce l’interdiction pour un citoyen de créer un commerce, une entreprise ? Car c’est cela le capitalisme, la “propriété privée des moyens de productions”. Alors, on revient aux régimes communistes qui ont tous fait faillite, il reste Cuba, je crois.
Depuis Marx, aucun philosophe n’a découvert une autre possibilité entre le capitalisme et le communisme, personne d’autre non plus, d’ailleurs.
Le système capitaliste est néfaste car la classe ouvrière ne bénéficie pas des fruits de son travail. Ceci dit, il faut reconnaître que le pouvoir d’achat des ouvriers a toujours été plus important dans les pays capitalistes que dans les pays communistes. Quant aux libertés individuelles et la démocratie, elles étaient inexistantes dans les pays communistes.
Si le nouveau parti propose de revenir à l’idéologie communiste, il ne rassemblera pas grand monde.
Et si nous apportions des idées nouvelles pour révolutionner ce régime capitaliste ?
On pourrait imaginer des propositions du genre :
Une Charte éthique pour les patrons qui prévoirait :
1. Une grille de salaire patronal.
2. Scolarisation des représentants du personnel dans les grandes écoles, aux frais du patronat, pour étudier les sciences économiques. Ces représentants des ouvriers entreraient à leur retour, dans les conseils d’administrations des entreprises et participeraient aux décisions.
3. Distribution des bénéfices, après déduction des sommes nécessaires à l’investissement.
Etc…
Dans LCR, il y a « communiste », vouloir changer de nom, c’est reconnaître que ce mot ne rassemble plus ? Si on veut supprimer ce mot, on ne peut pas en même temps être partisan de cette idéologie !
Le débat est ouvert.
Jean.