Pour un nouveau parti anticapitaliste

Pourquoi un nouveau parti ?
Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ?

La gauche gouvernementale a renoncé à combattre le capitalisme et sa logique du profit. Elle s’est résignée à subir la mondialisation libérale et à cogérer le système. Nous n’avons plus rien à attendre d’elle.

Et pourtant…comment supporter cette société où la moitié des salariés gagne moins de 1400 euros pas mois ? En 25 ans la part des salaires dans les richesses créées a baissé de 10 %, cela représente près de 170 milliards qui sont passés tous les ans des poches des salariés à celles des patrons !

Il y a urgence à reprendre l’offensive. Ces dernières années, s’expriment le mécontentement, la révolte, une nouvelle volonté de résister. L’espoir vient des grandes mobilisations, luttes des salarié-es, de la jeunesse scolarisée ou des quartiers populaires, luttes des “ sans ” .

Mais elles restent trop souvent infructueuses, quand un syndicalisme d’accompagnement prend le pas sur un syndicalisme lutte de classe et de transformation sociale.
Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force.
L’espoir a aussi besoin d’imaginer qu’un autre monde est possible.

Quel nouveau parti ?

Nous voulons un parti qui s’approprie l’expérience des luttes d’hier et d’aujourd’hui, ouvrières, altermondialistes, internationalistes, écologistes, féministes, antiracistes. Un parti luttant contre l’exploitation, contre toutes les oppressions, les discriminations et pour l’émancipation humaine, individuelle et collective

Un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante. Un parti démocratique dont le projet permette à la population elle-même de diriger ses mobilisations pour demain être en mesure de diriger la marche de la société et de l’économie.

Comment le construire ? Avec qui ?

Réunis autour de l’appel proposé par la LCR, nous sommes convaincus que ce parti doit se construire à la base. Nous voulons regrouper des militants politiques, associatifs, syndicalistes. Mais nous souhaitons aussi nous adresser à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager…

Notre démarche est ouverte : ce parti appartiendra à toutes celles et ceux qui s’y engageront.

C’est maintenant à celles et ceux qui veulent « prendre parti » de décider ensemble, de construire ensemble !

Pour en débattre, nous vous proposons de venir participer à une réunion, le jeudi 3 Avril, à 20h30, à la cité Allende à Lorient.

Comité pour un nouveau parti anticapitaliste Morbihan.

15 commentaires pour “Pour un nouveau parti anticapitaliste”

  1. Cyril dit :

    Bon courage pour votre initiative. En esperant que des blogs comme celui fleurissent partout en France

    Fraternellement

    Cyril

  2. Cyril dit :

    Rebonjour, je suis loin de vous (Paris) mais comme pour l’instant il n’y a pas trop de réunions “anticapitalistes” dans mon coin, je voudrais contribuer au débat avec un point de vue sur le fonctionnement dont pourrait se doter un parti voulant lutter contre le capitalisme et pour l’émancipation humaine.
    C’est ici:
    http://www.portail-communiste.org/spip.php?article43

    Fraternellement

    Cyril

  3. yannalan dit :

    Bon, le vieux va râler un peu.
    “anticapitaliste” est un terme qui m’horripile particulièrement. Un anticapitaliste conséquent ça s’appelle un révolutionnaire et ça ne doit pas, ça ne devrait pas être un gros mot. Il y a sûrement des gens qui pensent qu’on peut être anticapitaliste sans révolution faut croire…. mais si il faut se taper des discuss foireuses avec eux dans le nouveau parti, je les ai aussi bien en-dehors déjà !
    Le blog est une très bonne idée pour discute par contre.

  4. Franck dit :

    J’suis d’accord avec toi, yannalan, je suis moi même communiste et je suis certain que pour changer les choses, il faut à coup sur une révolution… Mais on fait peur, en disant ça. C’est pourquoi je préfère expliquer pourquoi l’anticapitalisme ( http://www.anticapitaliste56.net/?page_id=6 ), et il faut que les gens se rendent compte que nous ne somment pas des gros méchants sanguinaires…
    Je suis communiste, mais je préfère parler de “partage des richesses”, ça fait moins peur.
    Mais oui, ce blog est là pour discuter…

  5. Fanch dit :

    Grands mercis de venir contribuer à notre réflexion collective, vous êtes les bienvenus !

    Pour Yannalan: Salut au “vieux” camarade :-)
    Je te rejoindrais assez sur le côté cache-sexe du terme ‘anti-capitaliste’; faut admettre qu’il est quand même moins ambigü qu’”Anti-libéral”, même François hollande se dit ‘anti-libéral’ !!! alors que le terme ‘anti-capitaliste’ marque une rupture indépassable avec le système économique actuel.

    Cependant, je pense que la construction de ce futur parti ne pourra pas faire l’économie de l’affirmation (et la revendication!) d’un réel projet de société sans classes et émancipateur. Il va falloir clairement poser la question du pouvoir, les gens ne veulent pas être juste “anti”, ils veulent surtout une société réellement juste et solidaire. On doit être très clairs là-dessus, si nous, nous avons peur de défendre la future société communiste, qu’en sera t’-il des personnes qui ont justement une image tronquée du communisme ? Il faut être clairs pour être lisibles, quitte à fédérer moins dans un premier temps, mais sur des bases claires et solides. Les anti-libéraux se sont vautrés parce qu’idéologiquement ils voulaient sciemment rester dans le flou, bilan des courses: on ne peut pas concilier l’inconciliable: des réformistes ne peuvent pas porter le même projet que des révolutionnaires…
    Si nous ne clarifions pas vite les choses, au moins en en débattant : QUELLE SOCIETE VOULONS-NOUS ? nous risquons les mêmes déboires que les collectifs anti-libéraux moribonds.

    Personnellement, je fais le choix de participer à cette initiative en restant clair, sans cache-sexe. Nous n’en sommes qu’au début, mais j’espère que nous mettrons bien vite des débats en place sur ces questions essentielles. Sans ces mises à plat nous n’aboutirons pas, au “mieux”on aura construit une Lcr plus consensuelle avec plus de monde, mais franchement, dans ce cas-là mieux vaut garder la Ligue telle qu’elle.

    Dommage que tu ne viennes pas “râler” aux réunions ;-)

    Pour Cyril: J’ai lu attentivement ton article, je rejoins ton analyse sur beaucoup de points, en effet pour moi la forme (comment on construit notre nouvelle organisation) ne doit pas être dissociée du fond (pour quelle société). en gros, Comment prétendre mettre en place une société émancipatrice si dans le fonctionnement même de notre organisation nous reproduisons les fonctionnements capitalistes organisationnels: personnalisation du pouvoir et de la politique, marketting à la place d’un projet argumenté, fonctionnement pyramidal etc… etc…
    Je suis votre propres site collectif de près.

    Pour Franck: Perso, je pense que c’est plus désespérant, ça fait beaucoup plus peur d’être seulement “anti”, quelles perspectives ? aucune. C’est bien plus motivant de détruire pour avoir quelque chose à construire, mais je peux me tromper :)

  6. Cyril dit :

    sur la le choix des termes et la référence au communisme voici ce que le philosophe lucien Sève développe en s’addressant ici au pcf mais c’est valable pour nous tous, je pense:

    “Abandonner la référence au communisme ?

    Supposons qu’une certaine entente se manifeste sur une vision de cet ordre. Mais pourquoi tenir à l’inscrire sous l’emblème du communisme?Est-ce bien voir, demande-t-on, à quel point le mot, fût-ce par malentendu, est décrié, donc combien de forces potentielles on risque d’éloigner à vouloir le maintenir? Voilà qui pose bien trop petitement la question d’un mot aussi puissamment symbolique. Si on mesure toute sa portée, je tiens qu’il y a au moins trois raisons déterminantes de persister à nommer communisme le mouvement transformateur à déployer, et communiste la force organisée s’y consacrant.

    1 – Un mouvement politique qui se veut grand doit dire en toute clarté ce qu’il est et ce qu’il vise. Vous prétendez dépasser le capitalisme? Dites-nous sans faux-fuyant par quoi vous comptez le remplacer. Exigence irrécusable, qui exclut l’échappatoire d’une caractérisation purement formelle comme «transformation sociale profonde» – en quel sens? Sarkozy aussi engage une «transformation sociale profonde» – ou négative comme «antilibéralisme» ou même «post capitalisme» – qui peut se contenter de pareil chèque en blanc? Il faut un mot disant sans équivoque vers quelle sorte de société profondément nouvelle on veut dépasser le capitalisme. Le seul mot juste est communisme: au ravage de l’universelle mise en privé, il s’agit d’opposer le processus où se met en commun la maîtrise de toutes les grandes activités sociales. Que malgré tout ce qui au 20esiècle en a révélé les failles profondes le «socialisme»puisse retrouver demain en Amérique latine une certaine crédibilité ou non, l’avenir nous le dira. Pour ce qui nous concerne en tout cas, il est crucial de marquer clairement, en récusant la référence au «socialisme»,la rupture délibérée avec ses formes stalinisées aussi bien que la radicale insuffisance de ses variantes social-démocrates.

    Hésiter à placer notre action sous le signe du communisme, ne serait-ce pas en fait gravement méconnaître à quel point il est déjà tard dans l’histoire du capitalisme? L’implosion du camp soviétique l’a rendu fou –même des hommes du grand capital s’en inquiètent fort: seul au monde, il fonce désormais vers un abîme, y entraînant avec lui l’humanité. Les Verts ont réussi à faire une grande cause politique du souci écologique;n’avons-nous pas à faire une tout aussi grande cause politique du souci anthropologique, à l’heure où la frénésie schizophrène du taux de profit financier pousse à un point inouï la déshumanisation de nos vies et engage un tragique holocauste du sens de toutes les activités humaines?Que maints artistes flairent la venue d’un fascisme économique porteur d’autres horreurs que celles même du 20esiècle donne à penser. Beaucoup commencent à le sentir: devient urgente une insurrection générale en faveur du bien commun. Et c’est en un tel moment que nous trouverions judicieux de mettre à la poubelle le drapeau d’une telle insurrection, le mot communisme? Serions-nous en train de devenir fous nous-mêmes?”

    je vous donne les référence de l’article en intégralité (cela vous aidera à mieux comprendre la thèse de Sève) qui est long mais qui vise très juste dans l’ensemble, à mon avis.
    http://communistesunitaires.over-blog.com/article-13751413.html

    Cyril

  7. Pierre.G dit :

    [Note des aministrateurs du blog]:Nous avons reçu ce message de Pierre.G à propos de la référence à Lucien Sève, ça nous parait interressant de l’ajouter en ‘commentaire’ afin de nourrir notre réflexion:

    Lucien Sève ? Vraiment ? Il faut lire son texte au-delà des apparences, au-delà de sa « défense du communisme ». Sa contribution de cet automne était une tentative de colorer de théorie le contre-feu de Buffet au lancement par Gayssot de Gauche Avenir. Rien à voir avec le projet de NPA de la LCR.

    Voici, copier/coller, ce que j’écrivais le 13 novembre à mon ami Jacques qui m’avait donné le lien et, lui aussi, comme Cyril, croyait trouver, sinon un partenaire de parti dans Lucien Sève, du moins quelque velléité de renouvellement de la pensée marxiste dans ses écrits.

    Bonsoir, Jacques,

    Merci pour le fil, mais je ne te cache pas que je n’apprécie pas la dialectique sévienne. Vois ci-dessous deux extraits de son texte qui se contredisent (je surligne en gras) :

    « […] Je suis quant à moi irréversiblement attaché à une troisième manière de répondre qui me paraît occultée sans raison connue: il faut absolument conserver communisme et radicalement dépasser parti.»

    […]
    «Nous avons perdu notre crédibilité à un point tel qu’aucune remontée n’est concevable sans un acte symbolique de radicale innovation – cet acte,
    ce ne peut être que le solennel abandon de la référence communiste.[…] »

    Que comprendre ?

    A 81 ans, Lucien Sève reste l’égal de lui-même à 18 ans, un inconditionnel du PCF qu’il a toujours perçu comme le le « mouvement réel du communisme ». Que la réalité, en France, du communisme ait toujours été plus large que le PCF, qu’elle ait incluse Guérin et les communistes libertaires, les organisations trotskystes et les communistes conseillistes de Castoriadis et de Socialisme ou Barbarie ne l’a jamais effleuré. Ainsi encore, dans son présent texte, il réalise ce tour de force de rejeter, à juste titre, le « communisme réellement existant » comme l’antithèse du communisme sans jamais citer celui qui en a produit l’analyse théorique de la dégénérescence. Trotsky et La Révolution trahie ? Connaît pas. Je crois qu’il ne l’a jamais lu.

    Bon. J’ai la dent dure, mais trente ans de CC du PCF (de 1961 à 1994), vingt de direction des Éditions sociales « dans la ligne », ça marque son homme. Pour l’heure, son souci est de ne pas laisser le drapeau à « d’autres » (la LCR ?, LO ?). Qui sait ce qu’ils en feraient, ces affreux gauchistes ! Vois ci-après :

    « 2. A côté de cette capitale raison stratégique, j’en vois une autre non moins décisive: politique au sens direct du terme. Depuis bientôt un siècle est marqué dans la vie politique nationale un emplacement profondément original, celui d’une force tenant une notoire place à part dans l’éventail de “la gauche”: inconfondable d’origine avec le socialisme réformiste, à plus forte raison depuis qu’il s’est mis à tenir le capitalisme pour définitif, mais inconfondable aussi avec l’extrême-gauche
    trotskiste et toute forme de gauchisme en ce que, refusant le stérile enfermement sectaire, elle ne renonce jamais aux plus larges ententes susceptibles à tous niveaux de faire avancer les choses [comme en 1981-1983 et en 1997-2002 au gouvernement, n'est-ce pas, et aujourd'hui encore dans vingt Conseils régionaux ? P. G.]. Cet emplacement correspond dans la conscience, voire l’inconscient de tous à l’étiquette: communiste. Dans la perspective même, foncièrement inédite, d’un mouvement communiste réel, un tel positionnement politique n’est en rien obsolète; il ne fait que prendre plus encore de pertinence. Abandonner communiste et par là l’identification à cet emplacement nécessaire gravé dans les consciences et les pratiques politiques relèverait à mes yeux du plus aberrant des non-sens. On peut du reste être certain que si nous commettions cette insigne erreur, l’étiquette communiste ne tarderait pas à être brandie par d’autres, et vu ce qu’ils en feraient [sic ! Lucien Sève voit ce qui n'est pas encore advenu. P. G.] nous risquerions bien de terriblement le regretter [une chose est sûre, Lucien Sève, nous n'en ferons pas le cache-sexe d'une politique de collaboration de classe en alliance avec le PS au gouvernement. P. G.] – mais trop tard, car un tel abandon est aussitôt irréversible.

    Tout est dit, non ?

    Maintenant, il faut ramener ce texte à son exacte dimension, quasi confidentielle. Jadis, Lucien Sève, avec Jean Ellenstein (mais, lui, au moins avait fait l’effort de lire Trotsky), était au cœur du dispositif de formation des cadres du PCF (école centrale pour les responsables fédéraux et nationaux). Depuis que Robert Hue y a mis fin, Lucien Sève n’a plus le contact direct avec l’appareil du PCF. Celles et ceux auxquels il s’adressent ne le lisent plus, ils lisent Gayssot, Martelli, Buffet, Dartigolles, cherchant avec eux une porte de sortie qui leur permette de préserver l’essentiel. Si Hollande (et… Mélenchon) leur conseille de préserver l’étiquette « communiste »… pour empêcher la LCR, LO, AL de n’en pas devenir les seuls dépositaires, alors ils le feront (contre les places aux municipales), mais ce sera cette injonction de Hollande qui les aura décidés, pas la dialectique de Lucien Sève qui ne fonctionne que pour quelques gogos d’Espace Marx.

    Toni Negri, dis-tu ? Oui, je te rejoins, mais un Toni Negri utilitaire. Ici, par exemple :
    « Qui dit cohérence dirait verticalité, donc maintien nécessaire de la forme-parti. Je tiens que cette conviction est hantée à son insu par un préjugé de classe qu’a relayé dans la tradition communiste un bolchevisme stalinisé [magnifique l'oxymore ! A défaut de n'avoir jamais produit une analyse concrète du stalinisme concret, Lucien Sève fait porter au bolchevisme (à Lénine ?) la paternité de son antithèse. P. G.]: il faudrait toujours un chef. C’est faux. Partout autour de nous fonctionnent des cohérences sans verticalité. […] La vérité est qu’il y a deux moyens opposés de produire de la cohérence:une verticalité externe ou une
    horizontalité interne. En politique, la première est la formule même de l’aliénation, la seconde celle d’une possible désaliénation. C’est celle qu’il nous faut absolument explorer en matière d’organisation s’il est bien vrai que le 1,93% nous condamne à changer de façon radicale sous peine d’entrée dans un coma irréversible. C’est celle qui est déjà à l’œuvre, trop souvent sans nous, dans tant d’efforts au présent sur les terrains les plus divers de la transformation sociale. »

    La boucle est bouclée. L’« horizontalité interne » « déjà à l’œuvre » d’un « rassemblement » brandissant « l’étiquette communiste » et qui « ne renonce jamais aux plus larges ententes susceptibles à tous niveaux de faire avancer les choses » ouvre la voie à deux possibles :
    « 1) la constitution d’une force alternative unique fédérant des entités distinctes dont l’une seulement se référerait au communisme;

    2) la conclusion d’un pacte entre formations diverses, dont la communiste, chacune conservant son autonomie.
    Je soutiens quant à moi cette deuxième formule, pour la raison qu’à mon sens ne peuvent durablement cohabiter des forces politiques n’ayant pas sur les points essentiels un même projet historique. »

    Bref, à la première formule (Gayssot et Gauche Avenir !), Lucien Sève préfère la deuxième (Buffet) avec une « Initiative communiste » « horizontalisée » (en remplacement d’un PCF « verticalisé » comateux), mais toujours fidèle partenaire « à tous les niveaux » d’un PS relooké en parti de la « transformation sociale » (Cambadélis). Qu’il existe une troisième proposition, la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste maintenant la perspective du renversement révolutionnaire du capitalisme, Lucien Sève n’en a cure… La LCR, Besancenot ? Connaît pas !

    Une chose m’émeut chez lui. Sa fidélité. Il aura tout avalé… et tout recraché, dialectiquement enrobé.

    Pierre.G

  8. Cyril dit :

    J’ai lu attentivement ta réponse. Je partage plusieurs critiques.
    Premièrement celle d’une ignorance de Sève de tout un univers du communisme qui s’est opposé au stalinisme et a contribuer à tracer une autre voie (d’autres voies devrait-on dire) tout au long du 20ème siècle.
    On peut en effet citer Daniel Guerin, Victor Serge, l’expérience du POUM en Espagne et bien d’autre encore. Cela le pousse comme tu le montres bien à ignorer, voire à mépriser ce qui peut se passer du côté des autres organisations communistes, et des autres courants révolutionnaires.
    Je penses que tu ne te trompes pas non plus en pointant une totale ignorance de Trotsky. Dans ce texte, Sève site seulement deux noms qui auraient marqué le marxisme (et la réflexion sur le communisme) au 20ème siècle: Lenine et Gramci.
    Comme tu l’avances encore justement, 60 de PCF et la plus part du temps au plus près du pouvour, ça marque un homme, et Sève, visiblement, n’arrive pas à se dégager de ses contradictions et à prendre tout le recul nécessaire avec cet héritage.
    Le plus bel exemple peut être donné sur ses propositions concernant une futur organisation. Il affirme que le PCF est dans “une contradiction bloquée” mais il persiste à penser l’avenir du communisme à partir ce cette organisation.

    Je n’ai pas d’illusions sur ses contradictions. elles sont présentent dans tous les ouvrages de Lucien Sève qui abordent ces questions.
    Sève à au moins le mérite de poser un débat et je pense qu’on ne peut pas réduire tout son travail à de simples manoeuvres pour sauver des miettes de PCF et ignorer tout ce qui se passe ailleurs.

    Son travail de recherche sur Marx est pour moi digne d’intérêt.
    Par exemple il a travaillé à replacer des thèmes marxiens jusqu’à là occultés (par le PCF mais aussi par d’autres composantes du mouvement ouvrier) au coeur du débat sur le communisme:

    - la question du dépérrissement de l’Etat
    - le travail sur l’alienation
    - l’articulation entre l’individu et le collectif
    - et enfin son travail sur la question des préssuposés objectifs de dépassement du capitalisme et là je le site: “Mais ce qu’il dit à maintes reprises (Marx), y compris dans des pages hautement synthétiques comme, à la fin du Livre I du Capital, la conclusion sur « la tendance historique de l’accumulation capitaliste », c’est qu’en vertu de ses propres logiques se développent en son sein même à une échelle toujours croissante, fût-ce souvent « la tête en bas », des présupposés essentiels d’un ordre social supérieur qui « deviennent incompatibles avec leur enveloppe capitaliste ». En ce sens, non certes « le communisme » mais des conditions préalables du communisme se forment bel et bien à l’intérieur du capitalisme, et aujourd’hui sur une échelle plus vaste que jamais.” (Sur le dépassement du capitalisme : questions de méthode Article publié le mercredi 7 décembre 2005. )

    Sans être aveugle sur les contradictions de cet auteur, Je pense qu’il y a dans son travail nombre d’éléments qui peuvent nous être utile à construire un projet communiste et des pratiques politiques permettant d’en finir avec le capitalisme. A nous de les discuter et de nous approprier ce qui peut être fécond, en toute lucidité.

    A nous nous faire le même travail à partir de tous les travaux et de toutes les expériences pertinentes.
    C’est dans cet esprit que j’avais placé cette citation. Même si Sève ignore ce qui se travaille du côté du nouveau parti anticapitaliste, ne peut-il pas nous être utile lorsqu’il montre pourquoi la référence au communisme est pertinente?

    Ne faisons pas à Sève ce qu’il fait a Trotski, à Guerin, à Serge ou d’autre et ne lui règlons pas trop vite son compte.

    Lui comme beaucoup d’autres auteurs peuvent nous être utile pour nos débat et notre projet.
    Par exemple sur la structure du débat sur le Nouveau Parti, partir de l’analyse du capitalisme comtemporain et de ses contradictions pour concevoir notre projet (communiste?) et les pratiques politiques pour le mettre en pratique peut être pertinent. Le travail de Sève, comme d’autres, peut nous être utile dans cette entreprise.

    Plus largement son rapport à Marx s’inscrit dans un travail général de recherche impliquant de nombreux chercheurs d’horizons différents. Certains sont d’ailleurs proche de la LCR. Comme quoi les oeillères de Sèves sont aussi à géométrie variable. Ces études explorent des voix inédites (comme les recherches d’Isabelle Garo sur la question des représentations chez Marx) qui peuvent avoir un intérêt politique. A nous de savoir créer des ponts. voici le lien: http://semimarx.free.fr

    Fraternellement

    Cyril

  9. Jean-Pierre dit :

    Je viens de recevoir le courriel reproduit ci-dessous.
    Je trouve quelques contradictions entre l’affichage “unitaire” et la pratique… certaines personnes allant jusqu’à parler au nom d’autres : voir OF d’hier “Malgrè leur échec à former une liste aux municipales, les antilibéraux du Pays de Lorient ne désarment pas…”

    De : UNIR
    Date : Fri, 28 Mar 2008 16:03:04 +0100
    Objet : À propos d’un licenciement politique à la LCR

    Plus d’infos, des remarques, des commentaires: http://www.unir.asso.fr

    À propos d’un licenciement politique à la LCR

    Dans son édition datée du 28 mars, Le Monde vient de rendre publique la situation dans laquelle se retrouve le courant Unir de la LCR à la suite de la réunion des 15 et 16 mars de la direction nationale de la LCR. Notre camarade Christian Picquet s’y est effectivement vu immédiatement « dépermanentisé ». Dit autrement, il y a été procédé à son licenciement politique…

    Résumons les faits. Le courant Unir de la LCR (plate-forme B du dernier congrès de l’organisation) agit depuis des années en faveur du rassemblement de toutes les composantes de la gauche antilibérale et anticapitaliste, dans la perspective d’une nouvelle force politique, un nouveau parti anticapitaliste, large, pluraliste. C’est au nom de cet objectif qu’il n’avait pas accepté, en septembre 2006, que la majorité de direction de la LCR n’ait pas appliqué le mandat que lui avaient donné les militants de l’organisation, celui de tout mettre en œuvre « pour aboutir » à une candidature unitaire à la présidentielle de 2007, en s’appuyant sur la dynamique qui avait caractérisé la campagne du « non » de gauche au traité constitutionnel européen. C’est aussi en vertu de la même démarche qu’au XVII° Congrès de la Ligue, le courant Unir s’était opposé à la volonté de la majorité de réduire désormais sa visée stratégique à la construction d’un « nouveau parti anticapitaliste » autour d’une LCR qui en serait l’unique composante nationale.

    On le sait, lors de ce congrès, nous avons été minoritaires. Nous en avons pris acte, tout en relevant que les divergences apparues ces deux dernières années n’avaient nullement été surmontées. À nos yeux, le cours désormais suivi est de nature à mettre en cause le projet stratégique qui était jusqu’alors celui de la LCR, un parti large et pluraliste conçu comme une nouvelle représentation politique pour le monde du travail. C’est ce qui a motivé notre maintien en tendance publique de la LCR (dénommée courant Unir).

    Parce que nous sommes militants de la LCR et que nous participons à toutes ses instances et activités, mais aussi parce que la crise ouverte à propos de la candidature unitaire a été tranchée par le congrès, nous avons souhaité discuter avec nos camarades majoritaires de la nécessaire gestion commune de la nouvelle situation. Notre souci était double : voir garanti le droit, reconnu par les statuts de la Ligue, à un fonctionnement en tendance publique ; faire en sorte d’apaiser au maximum les tensions, afin que les divergences maintenues n’hypothèquent pas l’échange collectif et que soit restauré un travail en commun au sein des instances de l’organisation. C’est dans cette optique que nous avons fait les propositions suivantes à la DN : une tribune hebdomadaire dans Rouge ; un budget pour les activités de la tendance publique ; un temps de permanent pour le fonctionnement de la tendance, couplé avec un demi-temps pour les activités de l’organisation dans le cadre de la direction centrale de l’organisation. Notre proposition était, dans ce cadre, que Christian Picquet occupe ce demi-temps, notamment pour poursuivre le travail dans lequel il s’est largement investi depuis des années en animant la rédaction de Rouge, couplé avec un autre demi-temps pour le courant Unir.

    Cette proposition a été refusée. Dans une motion significativement intitulée « Motion PFB », il était stipulé que, si la DN acceptait de rémunérer « un poste de demi-permanent au titre de « Unir » », elle rejetait « la proposition faite par la PFB de permanentiser Christian Picquet au titre du secrétariat du bureau politique. Il n’est donc plus permanent de la LCR. Évidemment cette décision prend effet dès le lendemain de la DN ». La majorité de direction justifiait cette décision par le fait que l’existence d’Unir comme courant public était un « mauvais signe » au moment où la LCR connaissait des succès, notamment électoraux. Une argumentation reprise, avec des accents de procureur, par Pierre-François Grond dans Le Monde : « Les moyens de l’orga doivent être mis à la disposition de ceux qui appliquent la ligne majoritaire. Il faut que la minorité assume son centre de gravité à l’extérieur de l’organisation. » Dans le même sens, au milieu de l’an passé, le même Pierre-François Grond avait signifié officiellement à notre camarade l’interdiction de représenter l’organisation dans quelque initiative que ce soit.

    La volonté d’éliminer politiquement le principal courant minoritaire de la Ligue est ici évidente. La décision de la DN est sans précédent depuis au moins 25 ans : ainsi, dans les années 1990, la tendance R !, à laquelle participait Olivier Besancenot, avec quatre fois moins de voix que n’en a obtenu cette année le courant Unir, disposait d’un permanent sur les quatre qui animaient alors la direction centrale de la Ligue. Plus profondément, elle représente un coup porté à la démocratie et au pluralisme intérieurs, qui faisait jusqu’alors le rayonnement de la LCR au sein de la gauche.

    Mais outre que cette décision va profondément altérer l’image de l’organisation qui est la nôtre, elle éclaire d’une manière inquiétante le processus censé conduire à la proclamation du « nouveau parti anticapitaliste. À la même direction nationale, nos camarades ont ainsi décidé de rendre celui-ci « irréversible », en favorisant dès aujourd’hui la dissolution des instances de base de la LCR dans les comités d’initiative pour le nouveau parti. Le risque est bien, ce faisant, et avant même qu’un congrès puisse se prononcer souverainement, de dessaisir les militants de tout contrôle sur ce qui doit amener prochainement à la dissolution de leur organisation. Faut-il voir ici la raison pour laquelle on balaie sans scrupules l’engagement de militants, parfois engagés depuis 30 ou 40 ans dans la LCR, au motif que leurs orientations sont minoritaires et qu’ils entendent seulement poursuivre leur bataille de conviction sous la forme d’une tendance publique, dans les conditions prévues par les statuts de leur organisation ? Il y a quelque raison de le craindre…

    Quoi qu’il en soit, cet épisode d’un autre âge concerne bien au-delà des rangs de la LCR. Les reconstructions politiques nécessaires pour l’avenir ne pourront s’affranchir du respect scrupuleux des opinions divergentes, des droits démocratiques des minorités, du pluralisme interne et externe des organisations. La direction majoritaire de la LCR doit se l’entendre dire de toutes parts…

    Direction du courant Unir de la LCR

    Vous trouverez ci-dessous l’article du Monde

    La direction de la LCR licencie son principal opposant

    LE MONDE Article paru dans l’édition du 28.03.08

    La direction nationale de la LCR ne supporte plus les critiques trop fortes de ses opposants. Lors de sa dernière réunion plénière, les 13 et 14 mars, elle a décidé de “dépermanentiser” son principal opposant, Christian Picquet. En clair, de le licencier après vingt-huit ans de service.

    Prenant “acte” de la volonté du courant de M. Picquet (Unir) de se maintenir en tendance publique, c’est-à-dire avec son expression propre, le texte sanctionnant le dissident explique qu’il “n’est plus permanent de la LCR” et que cette “décision politique” prend effet immédiatement. La direction estime que le maintien en courant décidé par les amis de M. Picquet, au moment où la LCR lance son projet de “nouveau parti anticapitaliste”, est un “mauvais signe”. “Il y a un problème de clarification politique. On ne peut plus travailler ensemble”, justifie Pierre-François Grond, membre du bureau politique.

    Depuis mai 2006, à l’occasion d’un appel en faveur d’une candidature unitaire antilibérale à l’élection présidentielle, que Christian Picquet avait signé contre l’avis de la majorité de la LCR, les militants de la minorité n’ont pas caché leurs préférences : critiques publiques de la candidature “en solo” d’Olivier Besancenot, participation aux meetings des antilibéraux ou encore, au soir du premier tour des législatives, communiqué appelant à voter à gauche contre l’avis de leur parti. La direction avait pris une première mesure, début 2007, en interdisant à M. Picquet de représenter la LCR dans les réunions avec d’autres organisations. Elle lui reproche aujourd’hui de ne “plus assumer ses responsabilités de direction”.

    Pour la minorité, la mesure prise contre son dirigeant relève d’un “licenciement politique”. “On cherche à se débarrasser d’un courant critique alors que de nombreux militants se posent des questions”, explique M. Picquet. “Le pluralisme dans le nouveau parti, c’est mal barré. Certains ont même voté la sanction le poing levé”, assure Alain Faradji. “C’est douloureux car le statut de Picquet, c’est aussi un symbole”, lâche Francis Sitel, un de ses proches.

    M. Picquet est en effet une des figures de la LCR, principal porte-parole de la minorité mais aussi un des piliers de Rouge. Entré en 1968 à la “Ligue”, il est de ceux qui ont “tenu” l’organisation lors des années de vache maigre. “Faut pas en faire un drame, on lui trouvera quelque chose”, assure Alain Krivine, qui ajoute : “Prétendre qu’il y a de la répression politique à la Ligue, ça fera rigoler !”

    “Personne n’est permanent à vie”, tranche M. Grond. “Les moyens de l’orga doivent être mis à la disposition de ceux qui appliquent la ligne majoritaire. Il faut que la minorité assume son centre de gravité à l’extérieur de la LCR.” Une manière de pousser dehors des opposants qui jurent, eux, qu’il n’est “pas question de déserter”.

    Sylvia Zappi

  10. Fanch dit :

    Pour un “licencié” (après 28 ans à être permanent dans une orga !!!), sa situation ne semble pas spécialement “périlleuse”:

    La réponse de la Lcr
    Mise au point à propos d’un article du Monde

    Dans un article du Monde daté du jeudi 27 mars, Sylvia Zappi indique que « La direction de la LCR licencie son principal opposant », à savoir Christian Picquet. Cet article ne délivre pas une information exacte. Christian Picquet était jusqu’au dernier congrès national de la LCR un membre de l’exécutif national, le Bureau politique, ainsi que de son secrétariat. Suite au congrès national, la tendance qu’il anime, la PFB a choisi dans une réunion nationale de se constituer en tendance publique, c’est à dire un regroupement, conforme à nos statuts démocratiques, dont les membres appliquent à l’extérieur de l’organisation une orientation indépendante de celle qu’a choisi la majorité. C’est leur droit mais c’est une décision politique importante dans le contexte de nos bons résultats aux municipales et des décisions du congrès concernant le nouveau parti. Bien que ces camarades agissaient de longue date publiquement, le fait même de l’acter aujourd’hui implique donc qu’ils considèrent que les désaccords se creusent entre nous. Les camarades ont demandé à la direction nationale de la LCR des moyens pour faire fonctionner leur tendance. Ils ont globalement été acceptés : une somme annuelle de douze mille euros pour financer diverses activités et réunions, une tribune régulière dans Rouge. Ils ont également obtenu un poste de demi-permanent au titre de l’animation de leur tendance. Sur ce point il y a eu divergence car les camarades demandaient un poste entier, ce que la DN a estimé incompatible avec nos moyens financiers qui restent limités et qui nous permettent seulement de rémunérer 4,5 postes de permanents pour l’exécutif national, essentiellement des temps partiels. Le résultat du dernier congrès est clair : 83 % des militantes et des militants de la LCR ont approuvé une orientation politique avec laquelle la tendance de Christian Picquet a estimé avoir suffisamment de divergence pour se déclarer en tendance publique et refuser de l’appliquer. Attribuer 4,5 postes pour la majorité des 83 % et 0,5 poste pour la minorité qui a obtenu 14 %, cela ne nous paraît pas constituer un déni de démocratie… Libre aux camarades de la minorité, si telle est leur volonté, de choisir Christian Picquet pour occuper le demi-poste qui leur est accordé. Ce qui n’est pas possible, c’est que celui-ci prétende occuper un poste entier au titre d’une orientation… qu’il se refuse d’appliquer. Rappelons qu’il ne participe plus aux réunions hebdomadaires du secrétariat du BP depuis deux ans, de sa propre initiative ! Précisons en outre que sur un Bureau politique de 20 membres, la minorité a obtenu 3 membres, dont Christian Picquet, à la proportionnelle des résultats du congrès. Dans cette affaire, à aucun moment nous n’avons fait d’entorses à nos traditions démocratiques dont chacune et chacun s’accorde à l’accoutumée à souligner l’exemplarité. Nous redisons aux camarades de la minorité qu’ils ont toute leur place dans la construction du nouveau parti anticapitaliste dont nous sommes en train de jeter les bases et qui sera forcément pluraliste. A aucun moment nous n’avons dit ni pensé que les premiers concernés par ce pluralisme, nos propres camarades, n’auraient pas toute leur place. Nous les appelons à l’occuper à égalité avec toutes celles et tous ceux qui « prennent parti » ensemble.

    Le secrétariat du bureau politique de la LCR

  11. Stéphanie dit :

    Réponse à Jean Pierre

    Le journal Ouest France a commis une grosse erreur en croyant que notre appel provenait du Collectif antilibéral de Lorient. J’ai envoyé un rectificatif.

  12. Cyril dit :

    Revenons sur le fond. Pour sortir des débats non politiques autours de Piquet et autre il faut que l’ensemble des comités d’initiatives se dote d’une méthode de discussion et de construction démocratique pour que la construction de ce nouveau parti puisse être l’affaire de tous ceux qui subissent le capitalisme et qui aspirent à une autre société.
    Pour l’instant je suis inquiet parce qu’on est dans le flou.

    La LCR a lancé cette initiative, cela est louable mais elle a fixé aussi une méthode et un calendrier ce qui n’est pas légitime. Si le NPA doit être l’outil de tous ceux qui décident de s’y investir, c’est à eux de fixer une méthode de construction et un calandrier et c’est aux militants de la lCR de tous faire que cette appropriation collective soient réelle.
    La ligue appelle à une première réunion nationale de délégués en juin. Pourquoi faire? Quel mandat auront ces délégués? Comment seront-t-ils représentatifs des débats, ce qui se passe dans les différents collectifs?
    On ne sait rien de tous ça.

    Un congres fin 2008 pourquoi pas, mais encore une fois n’est ce pas aux personnes engagés dans le processus de fixer la progression de la construction en fonction du travail effectué, des résultat de l’avancée des débats et des cations menés?

    On perçois une certaine précipitation qui peut paraître piégeante pour les individus intéressés par la démarche extérieur à la ligue.
    Pourquoi la ligue commence t’elle à transferer dès maintenant ses activités et ses prérogatives pour les confier à des comités d’initiatives nouveaux nés qui n’ont pas encore eu le temps de débattre, d’agir et de construite un embryon de culture politique bien à eux?

    On m’a répondu qu’il était intéressant et important de débattre mais qu’il était urgent de se structurer pour lutter contre la droite. Oui, mais peut-on lutter correctement contre la droite si on ne sait pas on va politiquement?

    Les personnes extérieures à LCR peuvent elles construire sereinement si elles sont pressés de reprendre des activités politiques à hate, sans avoir le temps de construire leurs propres pratiques politiques.

    J’ai passé plusieurs années dans une organisation politique qui dépossèdait ses militants de toute souveraineté politque et qui en meurs parcequ’elle continue à le faire, je ne l’ai pas quitté pour reprendre une activité dans une autre stucture qui reproduirait ce genre de fonctionnemnt suicidaire et qui ne reposerai pas sur la particiaption de chaque militant à un exercice et une maitrise collectifs du pouvoir.
    N’est ce pas possible de permertre aux comités d’initiatives de se structurer, de se développer et de travailler enssemble pour construire une strcturation nationale parallèllement à l’activité “normale” de la lcr et d’effectuer la fusion une fois le processus jugé achevé. Cela permettrai un travail de construction commun en sauvegardant la souveraineté des militants de la ligue sur leur orga tout en donnant la possibilité aux comités d’initiatives de se construire sereinement, en dehors de toute pression d’appareil et de leur offrir la chance de construire une identité politique originale.

    Des solutions sont possibles pour permettre à la fois que chaque comité d’initiative se développe et qu’une structuration nationale et démocratique voit le jour.

    Il parait nécessaire que chaque comité constitué mène un débat poussé et structuré sur le fonctionnement démocratique de la futur organisation et applique dès maintenant un tel fonctionnement pour ces activités politiques: rotation et non cumul des responsabilités élection avec un mandat précis pour chaque délégation de pouvoir, transparence et bonne circulation des informations entre toutes les personnes engagées, débats contradictoire et délibération jusqu’au vote pour les prises de positions etc…

    Chaque comité doit pouvoir avoir le temps et les possibilités de débattre de toutes les questions de fonds: sur l’état du capitalisme aujourd’hui, de ce qu’il reprsente pour les classes populaires et tous ceux qui le subissent, sur le projet de société capable de le renverser et sur les pratiques politiques capables de porter ce projet.

    Pour la structuration à tous les niveaux jusqu’au national, on peut envisager dès maintemant la création d’un site indépendant de celui de la LCR pour centraliser toutes les infos et toutes les initiatives et permettre à chacun de savoir précisément ce qui se passe ailleurs et de débattre.

    Les blogs se multiplient un peu partout donc pourquoi pas un portail des blogs anticapitalistes avec un forum national pour mener un débat à une plus grande échelle.

    La virtualité ne suffisant pas, porquoi élaborer un bulletin (papier) d’information faisant un point régulier sur le processus avec des infos synthétiques, des points de vue et des tribunes libres, envoyé à tous les participants.

    Enfin je pense qu’il faudrait donner le temps à tous les comités d’initiatives de débatre, de se structurer puis d’élaborer une première rencontre nationale de délégués mandatés par chaque collectif (ou groupe de collectifs) pour porter les premiers résultas de ces débats et de ces travaux à l’echelle nationale, de les confronter, de les mettre en cohérence et d’en tirer un (ou des premiers) premier document de travail global à retravailler ensuite au sein des différents espaces d’initiatives.
    De ce va et vient permanent pouraient émerger des régles de fonctionnement et des pratiques démocratiques communes, une cadre de débat commun pour une analyse politique, un projet de société…en bref une identité politique commune et inédite jusqu’au congrès de fondation qui acterait ce travail qui serait amener à se poursuivre en permanence.

    Je suis conscient la mise ne place de tout cela demanderai des moyens matériel un investissement humain qui n’est pas simple dans un processus de construction mais discutons en pour trouver des solutions et intégrer ces expériences dans cette construction collective.

    Ce ne sont que des propositions mais dans leur esprit elle me semble necessaire pour que notre tentative ne soit encore une fois un echec.

    Fraternellement

    Cyril

  13. Cyril dit :

    désolé pour les fautes et les quelques mots oubliés, j’ai écris tout cela un peu vite.

    Fraternellement

    Cyril

  14. robert paris dit :

    bon succès au parti anticapitaliste à condition qu’il soit communiste et révolutionnaire.

    en effet, alors que la crise mondiale ne fait que commencer, que les analystes l’imaginent peut-être pire que celle de 1929, il ne s’agit pas de corriger des défauts du capitalisme mais de le renverser définitivement.

    et on ne peut que construire une société débarrassée des dictatures de l’exploitation c’est-à-dire de la propriété des moyens de production.

    désolé de rappeler des vérités aussi simplistes.

    mais, en peu de mots, ceux ci sont indispensables.

    je vous informe d’un article sur le NPA sur http://www.matierevolution.fr

    bonne lecture et bon combat !

  15. Franck dit :

    Vaste Sujet…
    Il est évident que la majorité des nôtres (dont moi) sont effectivement communistes et révolutionnaire.
    Par contre, il nous semble à quasiment tous qu’il ne faut mentionner ça nis dans notre nom ni dans nos slogans…
    De toute façon, les media ne se gèneront pas pour rappeler au bon électorat de droite (socialiste compris, bien sur) que nous sommes des rouges, et que du fait nous mangeons les enfants….

    Sinon, pour info, je me suis permis de corriger ton lien (matiervolution.fr, ça ne marche pas…)

    Merci, et bon combat à toi

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