Archive pour mars 2008

37,5 annuités pour tou-tes-s !

Samedi 29 mars 2008

Des membres du Comité pour un nouveau parti anticapitaliste Morbihannais seront présents au rassemblement pour la défense de nos retraites ce samedi 29 mars 2008 à 10h à Lorient devant la sous-préfecture.

Ce capitalisme qui nous prive de culture parce qu’on choisit la concurrence…

Vendredi 28 mars 2008

Partisan du partage et de ( soyons fous ) de la juste répartition des richesses, tant economiques que culturelles, je me suis décidé à utiliser un système d’exploitation libre ( Ubuntu pour le citer ). Cette idée ( j’emploie bien le mot “idée” et non pas “idéal” ) de ce que doit être une société respectueuse de ses acteurs m’avais déjà poussé vers la réalisation et la diffusion de logiciels libres.

 Sarko version Beta OTAN 2008

Mais aujourd’hui, un problème se pose. Alors que je préferais acheter ma musique en ligne plutôt que de la télécharger sur E-mule ( sauf quand ce que je cherche n’est pas disponible à la vente ), je me retrouve sans véritable alternative ( à part le très peu d’oeuvres disponibles en mp3 sur certains sites faisant des efforts, ce qui n’est ni le cas de “la pomme”, ni le cas de “l’agitateur d’idée” ), et me retrouve du fait contraint soit à me priver de musique ( et ça, ce n’est pas envisageable ), soit à devenir hors la loi. Pour simplifier, le fait que je refuse d’utiliser des logiciels bogués et ouverts à ces chers petits virus, et que j’exiges d’avoir le choix, me conduit à la délinquance. Le capitalisme effréné a fait en sorte que si je ne suis pas d’accord, je deviens hors la loi. Et comme nos dirigeant durcissent sans cesse les lois, le fait de n’être pas d’accord peut me conduire droit en prison, avec confiscations de mes moyens d’information et mes moyens de me cultiver. Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait penser à certains pays que l’on montre du doigt… En fait, oui, nous sommes bien dans un pays totalitaire ou après avoir écrasé l’égalité, on nous interdit la fraternité ( partage ) et la liberté ( de choisir ). Et pire, ce n’est même pas un ( ou des ) gouvernements, qui ont créé cela, mais bien des grande société qui ont réussis à s’infiltrer et à dicter leur lois.
Alors sur le fond, ok, il y a pire que de ne plus écouter de la musique ou d’être obligé de “voler” des millionnaires… mais sur la forme, c’est bien de dictature capitaliste dont il s’agit.

Réunion publique du jeudi 3 avril

Jeudi 27 mars 2008

Lors de son dernier congrès, la Ligue communiste révolutionnaire a appelé de ses vœux la création d’un nouveau parti politique « anticapitaliste ». Des militants de cette organisation ainsi que des personnes intéressées par ce projet organisent une réunion publique à Lorient, jeudi. Dans un communiqué, ils expliquent leur démarche : « Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le Medef. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ? La gauche gouvernementale a renoncé à combattre le capitalisme et sa logique du profit. (…) Il y a urgence à reprendre l’offensive. (…) Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force (…). Nous voulons regrouper des militants politiques, associatifs, syndicalistes. Mais nous souhaitons aussi nous adresser à celles et ceux qui jusque-là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager… ».

Contact Réunion jeudi 3 avril, à 20 h 30, à la cité Allende (porte D, salle audiovisuelle).

Blog : www.anticapitaliste56.net

Le Télégramme 26/03/08

Réunion du 26/03/08

Mercredi 26 mars 2008

Ce mercredi 26 mars à 19h30, dans la salle C01, Cité Allende à Lorient.
La réunion a pour but de nous partager les tracts à distribuer en vue de la Réunion Publique du jeudi 3 avril prochain, et de la préparer.

N’hésitez pas à venir, les réunions sont ouvertes !

Pour un nouveau parti anticapitaliste

Vendredi 14 mars 2008

Pourquoi un nouveau parti ?
Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ?

La gauche gouvernementale a renoncé à combattre le capitalisme et sa logique du profit. Elle s’est résignée à subir la mondialisation libérale et à cogérer le système. Nous n’avons plus rien à attendre d’elle.

Et pourtant…comment supporter cette société où la moitié des salariés gagne moins de 1400 euros pas mois ? En 25 ans la part des salaires dans les richesses créées a baissé de 10 %, cela représente près de 170 milliards qui sont passés tous les ans des poches des salariés à celles des patrons !

Il y a urgence à reprendre l’offensive. Ces dernières années, s’expriment le mécontentement, la révolte, une nouvelle volonté de résister. L’espoir vient des grandes mobilisations, luttes des salarié-es, de la jeunesse scolarisée ou des quartiers populaires, luttes des “ sans ” .

Mais elles restent trop souvent infructueuses, quand un syndicalisme d’accompagnement prend le pas sur un syndicalisme lutte de classe et de transformation sociale.
Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force.
L’espoir a aussi besoin d’imaginer qu’un autre monde est possible.

Quel nouveau parti ?

Nous voulons un parti qui s’approprie l’expérience des luttes d’hier et d’aujourd’hui, ouvrières, altermondialistes, internationalistes, écologistes, féministes, antiracistes. Un parti luttant contre l’exploitation, contre toutes les oppressions, les discriminations et pour l’émancipation humaine, individuelle et collective

Un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante. Un parti démocratique dont le projet permette à la population elle-même de diriger ses mobilisations pour demain être en mesure de diriger la marche de la société et de l’économie.

Comment le construire ? Avec qui ?

Réunis autour de l’appel proposé par la LCR, nous sommes convaincus que ce parti doit se construire à la base. Nous voulons regrouper des militants politiques, associatifs, syndicalistes. Mais nous souhaitons aussi nous adresser à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager…

Notre démarche est ouverte : ce parti appartiendra à toutes celles et ceux qui s’y engageront.

C’est maintenant à celles et ceux qui veulent « prendre parti » de décider ensemble, de construire ensemble !

Pour en débattre, nous vous proposons de venir participer à une réunion, le jeudi 3 Avril, à 20h30, à la cité Allende à Lorient.

Comité pour un nouveau parti anticapitaliste Morbihan.

Municipales - Notre rôle au sein des institutions

Vendredi 14 mars 2008

Lu sur Masses Critiques:

 

Municipales: la gestion contre la politique
Par C.M

Comme beaucoup, je me réjouis de la claque que la droite vient de prendre avec ces élections municipales. Bien sûr, je ne vais pas non plus me plaindre du maintien et des quelques reconquêtes du PCF ou de la poussée de la LCR. Mais je ne peux m’empêcher de me demander à quoi tout cela va-t-il servir politiquement. Au soir du premier tour, Marie Georges Buffet nous expliquait que les villes à direction communiste et les élus PCF étaient utiles pour soutenir « les hommes et les femmes » face aux mauvais coups de la droite et pour « changer la vie » au jour le jour. Olivier Besancenot, pour sa part affirmait que les élus LCR seraient des relais pour les luttes sociales au sein des institutions.

J’avais donc le choix entre une assistante sociale et un porte-voix. Je ne nie pas l’importance d’améliorer la vie quotidienne ou de soutenir les mouvements sociaux. Mais j’attendais de la gauche radicale qu’elle utilise ces élections municipales pour porter un projet de changement de société globale et qu’elle le confronte, le connecte aux réalités locales et le pratique dans les territoires. Ne fallait-il pas profiter de ces élections pour faire de la politique, décortiquer les mécanismes de fonctionnement des pouvoirs, co-construire des stratégies afin que les citoyens se réapproprient le pouvoir politique et être à l’offensive sur les questions économiques et sociales afin de montrer que d’autres choix sont possibles ?

I) Mettre à nues les mécanismes des pouvoirs, conquérir des espaces de démocratie réelle.

Il était possible d’aborder cette campagne en refusant d’accepter sans broncher les règles du jeu et en invitant les citoyens à faire de même. Tordre le coup au préjugé largement partagé et entretenu qui présente la commune comme l’espace d’une démocratie véritable, de proximité, ouvrait la possibilité de montrer une toute autre réalité :

Un déficit global, pour ne pas dire une absence générale de démocratie.

Pouvoir exorbitant des maires, personnalisation du pouvoir, transferts de souveraineté vers de structures intercommunales non élues, fonctionnements opaques et complexes : On a plus affaire à un système féodal qu’à une démocratie.

Les conseils de quartier et autres structures mises en places dans le cadre de la « démocratie participative » donnent au mieux la possibilité de s’exprimer mais permettent surtout aux pouvoirs en place de communiquer et de se légitimer. Ne pouvant plus s’appuyer sur les partis politiques largement discrédités, ils tentent de fonder leur légitimité sur des groupes d’habitants servant de relais auprès de reste de la population pour faire passer des messages, accepter des décisions. Même si tout n’est pas à mettre sur le même plan et que certaines expériences sont allées plus loin, aucune d’entre elles n’a permis aux citoyens d’avoir un réel pouvoir sur les prises de décisions.

Enfin qu’en est-il des institutions publiques ? Sans réels moyens, bureaucratisées et parasitées par l’inflation de la procédure, elles perdent de vue l’intérêt des habitants. D’une certaine façon, elles jouent un rôle de contrôle social et de coercition contre les classes populaires. (Immobilisme et action culpabilisatrice des services sociaux, des bailleurs…)

Ce travail de démystification de la réalité de la démocratie locale pouvait permettre de construire et de porter des propositions pour une réelle démocratisation dans deux directions :

- La transformation de la démocratie représentative locale

Une représentation n’est démocratique que si elle est strictement limitée et contrôlée par l’ensemble des citoyens.

Revenir sur les prérogatives du maire, remettre en cause la séparation entre adjoints en charge de délégations importantes et conseillers municipaux sans responsabilité au profit d’un plus grand partage des tâches et d’une rotation régulière des responsabilités, non cumul et non renouvellement des mandats électifs :

tout un éventail de propositions pouvait nous servir à affirmer que le contrôle et la réalité de la représentativité dépendent du pouvoir politique réel que les citoyens possèdent sur leurs représentants et dans l’élaboration et la prise des décisions.

- La création de réels pouvoirs pour les citoyens.

Il s’agissait de démontrer qu’il existait un autre choix que l’acceptation et la participation à la gestion du système ou que son simple refus : celui de la politique comme action visant la maîtrise et l’exercice collectif des pouvoirs pour agir sur la réalité et la transformer dans tous les domaines et à tous les niveaux, local, national, international.

A l’échelle municipale, aller jusqu’au bout de ce parti pris impliquait plusieurs combats :

- Relier la représentation politique aux citoyens et la placer sous leur contrôle, par un droit de saisie contraignante du conseil municipal sur les thématiques politiques déterminantes ou encore par la mise place d’un bilan de mandat régulier avec obligation de fournir toutes les informations nécessaires à l’évaluation de leurs action, avec une possibilité de mettre en marche des mécanismes de révocation en cas de non respect des engagements.

- Promouvoir l’émergence de réels espaces d’autonomie citoyenne pour que les populations décident elles mêmes ainsi de la façon dont elles veulent intervenir sur l’espace public.

- Faire en sorte que les citoyens définissent la politique budgétaire de leurs communes, de l’orientation, de la répartition et de hiérarchisation des dépenses publiques.

II) Faire le lien entre le renforcement de la démocratie et les enjeux économiques et sociaux.

Les choix économiques pèsent fortement sur l’état et l’évolution de la société comme sur la vie de chacun d’entre nous. Des pouvoirs démocratiques sans aucune prise ni contrôle sur ces choix sont inutiles…et ne sont donc pas des pouvoirs. Les citoyens et la classe populaire en particulier l’ont très bien compris. Les forts taux d’abstention sont là pour nous le rappeler. En suivant cette logique, il semblait incontournable d’articuler l’enjeu démocratique à la nécessité de l’extension de l’espace publique et de son appropriation collective par les citoyens. Cela aurait pu être l’occasion d’être à l’offensive sur les questions économique et sociales dans plusieurs directions :

- mener le débat sur la refondation et l’extension des services publics en proposant la municipalisation de la gestion de l’eau, de toutes les entreprises privées à délégation de service public et un fonctionnement démocratique fondé sur la maîtrise et le contrôle collectif par les usagers et les salariés.

- Faire ressurgir la question du travail et de la propriété dans le débat politique. Contre le sentiment de fatalité qui entoure la mondialisation capitaliste et la « désindustrialisation », une équipe municipale peut très bien encourager et privilégier la création d’entreprises coopératives sur son territoire. Pour cela, elle peut mener des combats pour réquisitionner les friches industrielles tout en aidant à ce que le débat sur la propriété privée et sur le sens et les finalités du travail prennent de l’ampleur, à ce que les citoyens s’en emparent. s’engager à défendre l’option d’une reprise de l’activité par les salariés eux même en cas de liquidation d’entreprise, de menace de délocalisation ou de licenciement économique, participerait de cette volonté de créer des perspectives et de passer d’une position défensive à une pratique politique offensive.

- Encourager, soutenir et politiser toutes les tentatives « d’autogestion » économique, sociale, politique, culturelle », comme autant de brèches à relier à mettre en cohérence et en perspective.

Défendre l’appropriation citoyenne des sphères sociales et économiques nous permettrait de sortir de l’aspect abstrait du concept de démocratie et de le lier à la nécessité du dépassement du capitalisme. En ce sens des expériences locales concrètes à partir des ces orientations seraient à penser autant comme des points d’appui pour porter un projet politique alternatif au niveau national que comme des marques d’un travail pratique sur les bases d’un tel projet.